Taux longs en feu, dette en cavale : vers le krach obligataire ?
Le boycott des dettes long terme a débuté, et cela ne va pas bien se terminer.
Le boycott des dettes long terme a débuté, et cela ne va pas bien se terminer.
Officiellement, le déficit semestriel atteint 6,8 % du PIB. En réalité, la France dépense 44 % de plus que ses recettes – un gouffre budgétaire qui place désormais notre pays au même niveau de risque que la Grèce sur les marchés obligataires.
Pour les finances publiques, la désinflation est un coup de massue ; dans moins de cinq ans, le coût moyen de notre dette actuelle aura dépassé les 3 %.
Des poids lourds de l’économie française expriment de plus en plus ouvertement leur frustration face à l’environnement fiscal et réglementaire hexagonal.
Les trois actes de la tragédie financière grecque devraient interpeller les pouvoirs publics français.
A mesure que les artifices masquant l’insolvabilité de la France s’effritent, l’illusion d’un Etat aux ressources illimitées s’efface.
A mesure que l’endettement public progresse, la question de la soutenabilité de la dette devient incontournable. Quels sont les signaux d’alerte ?
Toujours s’attaquer aux « profits », jamais aux dépenses inutiles !
Mais qu’est-ce qui pourrait bien empêcher une 20e semaine de hausse ?
Républicains ou démocrates, les dirigeants américains ont recours à une seule solution, quel que soit le problème : toujours plus de dette. Et ce n’est pas près de s’arrêter… même si les résultats sont de moins en moins convaincants.
Des conditions financières ultra-souples règnent – mais cela n’aide en rien l’économie réelle. En Bourse, en revanche, le capital fictif enfle et enfle… en même temps que la dette.
Janet Yellen vient de dévoiler les premiers éléments de la politique économique aux USA. En France, les esprits s’échauffent sur les mêmes sujets : comment rembourser la dette ? Qui doit payer ? Peu à peu, un consensus pour mettre les épargnants en coupe réglée se dégage.
Les banques centrales détiendraient LA vérité – même si leur stratégie consiste à accumuler bulles et déséquilibres… pour des politiques qui n’améliorent pas la situation, bien au contraire.
L’American Economic Association rassemble chaque année de grands penseurs économiques pour une conférence sur les préoccupations du moment. En 2021, c’est la dette, aussi bien des Etats que des entreprises.
Manipulations, création monétaire et comptabilité pleine d’inventivité – les banques centrales ne sont pas à court de moyens pour masquer leurs diverses actions.
Macron a officiellement demandé à l’UE de renoncer au critère plafonnant le déficit budgétaire à 3% du PIB. Cette stratégie ouvre la voie à un endettement public sans limite destiné à préserver provisoirement la paix sociale. Attention aux dérapages incontrôlés…
L’impression monétaire a permis des folies sans nom, depuis des années. Aujourd’hui, les conséquences commencent à se faire sentir – et mettent en danger la société toute entière.
Les gouvernements ont découvert la quadrature du cercle : comment s’endetter éternellement… enfin, jusqu’à ce que le prochain choc vienne mettre fin à la belle vie.
