Canicule : combien va-t-elle vraiment nous coûter ? (2/2)
Après avoir mesuré le coût immédiat de la canicule, une question s’impose : combien l’inaction pourrait-elle nous coûter dans les années à venir ?
Après avoir mesuré le coût immédiat de la canicule, une question s’impose : combien l’inaction pourrait-elle nous coûter dans les années à venir ?
Alors que l’économie française reste déprimée, deux semaines de canicule pourraient coûter près de 6 milliards d’euros à la France.
Il ne suffit pas de dire que tout va mal. Des solutions existent, à condition de mettre en œuvre une « thérapie de choc bienveillante ».
Les indicateurs économiques se dégradent, l’emploi flanche et les finances publiques inquiètent jusqu’au FMI.
Derrière les discours sur la compétitivité européenne, leurs difficultés illustrent les limites d’un modèle fondé sur l’endettement.
La France vit à crédit, et tous les leviers — État, ménages, immobilier — arrivent aujourd’hui en bout de course.
Face à l’arrêt programmé des importations de gaz russe, les coûts explosent et fragilisent les ménages comme les industries déjà sous pression.
La France s’est laissée glisser dans la dépendance et l’endettement. Pourtant, un homme avait tracé la voie inverse : Charles de Gaulle.
La France dépense pour vivre, et vit pour dépenser ; près d’un euro sur deux versé aux ménages vient de l’Etat ou de la Sécurité sociale.
Sous des airs de rigueur budgétaire, le gouvernement Lecornu II poursuit en réalité la fuite en avant…
Derrière les chiffres du déficit et de la dette, c’est la confiance même des marchés qui s’effrite. Est-elle désormais irréversible ?
La qualité de crédit de l’Etat français rejoint désormais celle de pays autrefois jugés moins vertueux.
Officiellement, le déficit semestriel atteint 6,8 % du PIB. En réalité, la France dépense 44 % de plus que ses recettes – un gouffre budgétaire qui place désormais notre pays au même niveau de risque que la Grèce sur les marchés obligataires.
Entre Paris et Washington, les dettes explosent, les promesses pleuvent… et les ballons d’essai s’envolent. L’un d’eux finira par éclater – sur nos têtes.
Si les Français refusent l’austérité maintenant, elle leur sera imposée demain, par les marchés ou – pire – par le FMI.
La réforme des retraites peut être menée – encore faut-il qu’elle soit correctement conçue et honnêtement présentée aux Français.
Peut-on financer la transition vers la capitalisation sans augmenter les cotisations ?
Face à l’essoufflement du système de retraite par répartition, des économistes défendent la mise en place d’un régime mixte – combinant capitalisation et répartition.
