Le patron de la Fed a vu le moral des troupes décliner depuis un mois et les indices piquer du nez à la moindre mauvaise nouvelle. Il s’est donc empressé de remettre les pendules à l’heure (d’où ce surnom de "Big Ben", parce qu’avec lui, c’est toujours l’heure pour ses potes de Wall Street d’aller chercher du cash gratuit auprès de la Fed !) en réaffirmant que les taux resteront bas pour "une période de temps très étendue". Pour bien illustrer son propos, il invoque des usines qui tournent au ralenti, une inflation maîtrisée. Il mentionne aussi une reprise fragile qui n’est pas encore autonome ("notoirement incapable de s’auto-entretenir", pour rester plus fidèle au texte original) et devra être soutenue par des moyens monétaires appropriés et une politique monétaire non restrictive
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Les Etats-Unis nationalisent des secteurs clés et empruntent lourdement… faisant passer le poids de la "croissance" économique du secteur privé vers le gouvernement. Tout, depuis les finances personnelles jusqu’à l’alimentaire, en passant par la banque, les assurances, les automobiles et l’emploi est désormais possédé, fourni ou subventionné par le gouvernement américain. En octobre 2009, le FMI comptait 153 programmes de relance ou de renflouage. Si vous achetiez une maison ou une voiture en 2009, le gouvernement était sans doute là pour vous y aider. Et si Obama suit son programme — ce n’est pas près de s’arrêter. Reste-t-il une seule action, aussi triviale soit-elle, qui n’implique pas le soutien, l’approbation ou le financement du gouvernement
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Galileo et le GPS à l'européenne : des perspectives brillantes
par ingridlabuzan 25 février 2010L’utilisation des satellites permet d’améliorer les rendements agricoles. Oui, cela vous semble étrange, et pourtant… Encore à l’état embryonnaire, cette technique est une des priorités de Galileo. Surveillance des besoins et de la composition des terres afin de choisir au mieux les cultures à planter, les engrais à utiliser et ainsi optimiser les rendements, voilà l’enjeu. Des données de localisation très précises permettront également d’améliorer la vaporisation, par avion, de pesticides. Moins de gâchis, moins de dégâts environnementaux. Enfin, les agriculteurs pourront se servir de Galileo pour la gestion de leur bétail, afin de mieux localiser les bêtes. Bref, les satellites devraient apporter un réel soutien quotidien, améliorant les rendements de la filière agricole
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La guerre qui se joue aujourd’hui dans l’espace porte sur les GNSS. Non, il ne s’agit pas du nom d’une nouvelle arme ; je vous parle de Global Navigation Satellite Systems. Bref, nous parlons de GPS. Sauf que le GPS est américain, et que les autres grandes puissances mondiales ne veulent plus dépendre des Etats-Unis pour obtenir des données précises de localisation. Après tout elles pourraient fort bien être manipulées… Devant de tels enjeux, l’Union européenne s’est bien entendu lancée dans la bataille des satellites. Son projet phare : avoir son propre système GPS, nommé Galileo
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La plupart des économistes s’attendent désormais à ce que "la reprise demeure solidement sur ses rails"."Nos inquiétudes demeurent", affirme l’économiste d’Agora Financial, Rob Parenteau. Par exemple, les investisseurs "remarqueront peut-être que l’inflation ‘centrale’ est restée au-dessus de zéro pendant la crise la plus longue et la plus grave depuis la Grande dépression. Si l’inflation centrale est nourrie par la mollesse du marché du travail et la mollesse de l’utilisation du capital productif, pourquoi la déflation ne s’est-elle pas manifestée durant l’une des récessions économiques les plus paresseuses de ces dernières décennies
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La dépression japonaise dure depuis 20 ans. Le pays a connu de bonnes années et des années mauvaises également, depuis que les vaches maigres ont commencé en 1990. Il est intéressant de constater que la population japonaise chute… si bien qu’en termes per capita, la crise japonaise n’a pas été si épouvantable. Par personne, les Japonais se sont en fait enrichis au cours des 10 dernières années. Tout de même, selon un calcul, les Japonais ont perdu une quantité colossale de richesse — équivalant à trois fois leur PIB. C’est comme si les Américains perdaient 39 999 milliards de dollars sur leurs actions et leur immobilier. Nous appellerions ça une dépression, pas vous
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Même la Chine ne croit plus au rebond économique en Occident…
par Philippe Béchade 24 février 2010Malgré de piètres chiffres américains, l’euro a continué de s’enfoncer vers de nouveaux plus bas annuels : -0,85% à 1,3500 $ tout rond. Les cambistes n’ont retenu que la dégradation de notation de quatre des plus grandes banques grecques annoncée par Fitch et la déception causée mardi matin par l’IFO. Le baromètre du moral des milieux d’affaires allemands s’est inscrit en léger recul à 95,2 contre 95,8 au mois de janvier au lieu d’une petite appréciation vers 96, la hausse de la composante "anticipations" passant complètement inaperçue
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Les avoirs de certains militaires de haut rang qui chapeautent les "gardiens de la Révolution" ont été gelés sur le sol américain. Beaucoup d’investisseurs ont encore en mémoire les propos d’Hillary Clinton tenus lors d’une visite au Qatar la semaine dernière et qui qualifiait l’Iran de pays dérivant vers une dictature militaire. Mais peut-être nous alarmons-nous pour rien : la hausse du pétrole pourrait aussi bien résulter d’un simple arbitrage au détriment de l’euro, après avoir été justifiée durant plus de neuf mois par une défiance viscérale (et toujours justifiée) envers le dollar
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Comme nous l’avons déjà dit à maintes reprises, une dépression n’est pas simplement une phase durant laquelle les gens font la queue devant la soupe populaire. C’est une période d’ajustement… où les erreurs du précédent boom sont corrigées… et où l’on trouve un nouveau modèle économique pour l’avenir. Ce qui ne se passe pas du jour au lendemain, quelle que soit la somme d’argent gouvernemental utilisée pour aider le processus. En fait, cet argent ne fait que se mettre en travers du chemin… faussant les données et retardant les changements nécessaires
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Impressionnant : l'or pulvérise son record en euro (2)
par Isabelle Mouilleseaux 23 février 2010La Grèce est clairement derrière la faiblesse actuelle de l’euro. Mais ce n’est pas la seule. Juste derrière la Grèce, il y a l’Espagne et la France. Oui, je dis bien la France. Et là, on change clairement de dimension. On sort de la catégorie poids plume et on plonge dans la catégorie poids lourd. Car la dette de ces deux pays représente un tiers du PIB de la Zone euro
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L’or, c’est de la véritable monnaie. Ou du moins, c’est de la monnaie aussi véritable que possible. L’or représente la richesse. Il peut être échangé contre de la richesse. Et dans la mesure où l’offre d’or extrait se développe à peu près au même rythme que l’économie elle-même, l’or tend à garder sa valeur au cours des siècles. Aujourd’hui, l’or vaut à peu près autant que ce qu’il valait il y a 2 000 ans. Mais vous nous avez déjà entendu parler de ça, n’est-ce pas ? Eh bien, ce que nous voulons expliquer aujourd’hui est différent. Si l’or garde sa valeur, plus ou moins, année après année… comment pouvez-vous vous attendre à faire de véritables profits en détenant de l’or ? Ne gardera-t-il pas sa valeur à l’avenir aussi
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Impressionnant : l'or pulvérise son record en euro (1)
par Isabelle Mouilleseaux 22 février 2010Le cours de l’once en euro a gagné 27% depuis l’été, et 8% depuis le 1er janvier (contre 0,9% seulement pour l’or libellé en dollar). Et surtout, l’once a atteint jeudi dernier un sommet historique à 825 euros. L’ancien record datait de début décembre à 810 euros (au même moment l’once d’or libellée en dollar atteignait elle aussi un pic historique à 1 226 $). Record pulvérisé
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La Fed de New York ne changera rien aux problèmes de l'économie mondiale
par Dan Denning 22 février 2010La Grèce n’a pas été abandonnée par le reste de l’Europe… pas encore. L’Europe pourrait très bien laisser tomber la Grèce et préserver l’intégrité (pour ce qu’elle vaut) de l’euro en tant que devise solide. Mais après cinquante ans de bla-bla sur la justice sociale, l’harmonie économique et le capitalisme humain, il est difficile aux dirigeants de laisser la Grèce se débrouiller seule. Cela signifie que la crise de la dette se divise sur des entités moins nombreuses mais plus importantes : l’Union européenne… le gouvernement américain… et le gouvernement britannique pour ne nommer qu’eux. Pour sauver la Grèce, pourraient écrire les historiens, il était nécessaire de détruire l’euro
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Même si la Fed rejette l’anticipation d’une hausse de taux en 2010, les marchés anticipent une réabsorption graduelle des liquidités, ce qui va mécaniquement raréfier le dollar. Il s’ensuit que l’euro rechutait lourdement dès jeudi soir, après un bref test des 1,375 $ en milieu de semaine. Il a inscrit un nouveau plancher annuel à 1,347 $ vendredi matin. La surprise provient du baril de pétrole (+0,7%) qui déborde les 79 $, à 79,65 $. Il se rapproche ainsi du palier des 80 $ malgré la bonne tenue du billet vert
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Entre coup d’état, coup d’éclat et coup de tabac… la séance de vendredi vaudra son pesant d’or
par Philippe Béchade 19 février 2010La méthode et le timing adopté par la Fed sont très inhabituels, d’autant que les derniers communiqués lus par Ben Bernanke n’évoquaient que l’ébauche d’une réflexion sur les mesures de normalisation de la politique monétaire américaine. L’unanimité sur la mise en place d’une stratégie de sortie semblait acquise, mais les membres de la Fed ne paraissaient pas encore tous sur la même longueur d’onde en terme de moyens
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Jouez le découplage, la montée des devises et des matières premières. Les pays émergents multiplient les émissions de bons du Trésor. Etats-Unis, France, Grande-Bretagne… ne sont plus les seuls à imprimer à tout-va des obligations. A la différence que les émergents vont bien et que leur dette est plus intéressante pour l’investisseur. Alors qu’attendez-vous pour y participer
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Il y avait une grande nouvelle, cette semaine : la Chine s’est débarrassée d’une partie de ses obligations américaines. Il y a autre chose derrière cette histoire. Et bien entendu, encore autre chose derrière. Et environ un million devant. Mais commençons au commencement, et rendons-nous aux Etats-Unis
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Engrais : les fonds sont à l'affût, les fondamentaux haussiers — 2ème partie
par sylvainmathon 18 février 2010Au-delà de l’horizon immédiat, les fondamentaux sur les engrais sont haussiers. Ne serait-ce qu’en raison de la croissance chinoise : en matière d’engrais comme dans tant d’autres domaines des commos, les données de l’Empire du Milieu donnent le tournis ! La Chine est le premier producteur et le premier consommateur d’engrais au monde. Avec 50 millions de tonnes d’éléments nutritifs produits en 2007, elle pèse presque trois fois plus que le numéro deux mondial, les Etats-Unis
