Argent public
Les pays européens ne se sont en réalité jamais remis de la crise de 2008. Et les élites, entrées dans un engrenage qui les dépassent, sont en train d’aggraver la situation dramatiquement…
Argent public
Les pays européens ne se sont en réalité jamais remis de la crise de 2008. Et les élites, entrées dans un engrenage qui les dépassent, sont en train d’aggraver la situation dramatiquement…
Si les marchés montent quand les taux directeurs baissent, est-ce que remonter les taux ne devrait pas nécessairement entraîner une baisse des marchés ? Apparemment, non, grâce à une petite astuce de la Fed : il suffit de tricher…
Cette fois-ci, c’est la bonne. La Fed a annoncé qu’elle allait réagir, qu’elle était sérieuse et irait jusqu’au bout. Si les marchés semblent convaincus et que cela se traduit par des rendements obligataires qui explosent, un petit doute persiste de notre côté.
Les problèmes de dette sont de plus en plus répandus. Si un certain nombre de pays plus ou moins petits sont déjà en difficulté, d’autres en approchent… tandis que des politiques qui vont affecter le monde entier sont décidées en petit comité aux Etats-Unis.
Quand la Fed annonce qu’elle réduira son bilan, les marchés réagissent bien plus que lorsqu’elle ne fait que parler de taux. Serait-ce la fin de l’ère de la prudence et des petits pas ?
Qu’elle soit prévisible n’aide pas par contre à déterminer quand elle surviendra… Et même si des experts occidentaux s’accordent sur ce point, cela ne veut pas dire que les Etats-Unis feront le moindre pas pour sauver leur monnaie.
Les marchés montent, donc tout va bien ? Si l’obligataire ne donne pas vraiment des signes de bonne santé, un risque d’environ 490 Mds$ avec un fort accent russe rôde aussi dans les coulisses. S’il n’a pour l’instant pas été agressif, cela pourrait changer.
Malgré la dette des Etats-Unis à un niveau record d’un côté et l’inflation de l’autre, le pays continue de vivre à crédit sur le dos du reste du monde, grâce au statut de monnaie de réserve du dollar. Cette situation ne pourra pas se maintenir éternellement.
Un économiste américain remet en cause la politique de la Fed, et son annonce la semaine dernière de remonter ses taux directeurs de 0,25%. Une politique monétaire basée sur des « vœux pieux » ?
Même après que les gouvernements et les banques centrales ont créé des montagnes de dettes, le monde financier a encore faim. Dans ces conditions, un grain de sable dans les rouages peut venir causer le krach.
Les réactions à l’invasion de l’Ukraine par la Russie sont plus ou moins confuses, mais vont généralement dans le même sens. Et les questions sur le pourquoi du comment, ça sera pour plus tard…
La crise actuelle n’est (presque) que la suite des précédentes : nous payons encore et toujours les conséquences des mauvaises solutions appliquées alors. Mais les limites du système sont toujours là.
Derrière ce chiffre difficile à se représenter se trouvent des tendances de fond très inquiétantes pour l’avenir du dollar, et donc de toutes les monnaies du monde.
La politique étrangère des Etats-Unis a le don de coûter cher au pays, mais surtout d’augmenter sa dette. Pourra-t-il supporter une intervention de plus, ou subira-t-il le même sort que l’empire romain ?
Avec ce plan, les autorités allemandes envoient un très mauvais signal aux investisseurs ainsi qu’aux autres pays de la zone euro. Une nouvelle crise de la monnaie unique serait-elle à prévoir ?
Dans un pays où la dette est limitée par la Constitution, le gouvernement veut augmenter la dépense publique en faveur de la transition écologique… en émettant plus de dettes. C’est la garantie que les résultats escomptés ne seront pas au rendez-vous.
Si l’inflation force les ménages à payer plus cher pour consommer autant, il faut bien que l’argent vienne de quelque part…
Qu’obtenez-vous en combinant un système de prestations sociales gonflé pendant des décennies et une population travaillant de moins en moins ? Un nouveau tour du côté de l’Argentine s’impose…
