Argent public
Même après que les gouvernements et les banques centrales ont créé des montagnes de dettes, le monde financier a encore faim. Dans ces conditions, un grain de sable dans les rouages peut venir causer le krach.
Argent public
Même après que les gouvernements et les banques centrales ont créé des montagnes de dettes, le monde financier a encore faim. Dans ces conditions, un grain de sable dans les rouages peut venir causer le krach.
Les réactions à l’invasion de l’Ukraine par la Russie sont plus ou moins confuses, mais vont généralement dans le même sens. Et les questions sur le pourquoi du comment, ça sera pour plus tard…
La crise actuelle n’est (presque) que la suite des précédentes : nous payons encore et toujours les conséquences des mauvaises solutions appliquées alors. Mais les limites du système sont toujours là.
Derrière ce chiffre difficile à se représenter se trouvent des tendances de fond très inquiétantes pour l’avenir du dollar, et donc de toutes les monnaies du monde.
La politique étrangère des Etats-Unis a le don de coûter cher au pays, mais surtout d’augmenter sa dette. Pourra-t-il supporter une intervention de plus, ou subira-t-il le même sort que l’empire romain ?
Avec ce plan, les autorités allemandes envoient un très mauvais signal aux investisseurs ainsi qu’aux autres pays de la zone euro. Une nouvelle crise de la monnaie unique serait-elle à prévoir ?
Dans un pays où la dette est limitée par la Constitution, le gouvernement veut augmenter la dépense publique en faveur de la transition écologique… en émettant plus de dettes. C’est la garantie que les résultats escomptés ne seront pas au rendez-vous.
Si l’inflation force les ménages à payer plus cher pour consommer autant, il faut bien que l’argent vienne de quelque part…
Qu’obtenez-vous en combinant un système de prestations sociales gonflé pendant des décennies et une population travaillant de moins en moins ? Un nouveau tour du côté de l’Argentine s’impose…
Explosion ou pas ? Difficile de le dire, mais l’accumulation des risques économiques et géopolitiques rend la position des Etats-Unis et du dollar au centre du système de plus en plus précaire.
Un cube d’or apparaît mystérieusement à New York : une monnaie est née. Toute son existence est devant elle, mais nous ne pouvons nous empêcher d’avoir une pensée émue pour toutes les monnaies disparues qui l’ont précédée.
Les annonces sont faites : la Fed comme la BCE ont promis que, c’est sûr, petit à petit, l’assouplissement monétaire disparaîtra et les taux directeurs seront remontés. Permettez-nous d’en douter.
Le grand cirque de l’endettement continue d’enchaîner les numéros tous plus impressionnants les uns que les autres… et nous n’en sommes qu’au début du spectacle !
La montagne atteint les 30 000 Mds$ d’altitude pour les Etats-Unis, et dix fois plus au niveau mondial. Qui va payer tout ça ?
Cette fois-ci, c’est le bon ! En tout cas, c’est probablement ce qu’ont pensé plusieurs dirigeants argentins ces dernières décennies, en proposant leurs projets pour restreindre la dette nationale et faire repartir la croissance économique.
La finance trouve régulièrement de nouveaux moyens de faire continuer à tourner la machine. Mais attention aux cailloux qu’elle sème sur la route et qui pourraient faire trébucher tout le système…
Les prévisions de Bill faites en 1999 semblent désormais se réaliser, avec un seul écueil : la Fed pourrait remettre des grains de sables dans la machine, et aggraver encore plus la situation.
Il est possible de croire que toutes les mesures mises en place en réaction aux crises sont des conséquences absolument involontaires, appliquées uniquement sous la pression de la situation… En réalité, certaines ont bien été choisies, et peu importe les effets secondaires.
