Argent public
Explosion ou pas ? Difficile de le dire, mais l’accumulation des risques économiques et géopolitiques rend la position des Etats-Unis et du dollar au centre du système de plus en plus précaire.
Argent public
Explosion ou pas ? Difficile de le dire, mais l’accumulation des risques économiques et géopolitiques rend la position des Etats-Unis et du dollar au centre du système de plus en plus précaire.
Un cube d’or apparaît mystérieusement à New York : une monnaie est née. Toute son existence est devant elle, mais nous ne pouvons nous empêcher d’avoir une pensée émue pour toutes les monnaies disparues qui l’ont précédée.
Les annonces sont faites : la Fed comme la BCE ont promis que, c’est sûr, petit à petit, l’assouplissement monétaire disparaîtra et les taux directeurs seront remontés. Permettez-nous d’en douter.
Le grand cirque de l’endettement continue d’enchaîner les numéros tous plus impressionnants les uns que les autres… et nous n’en sommes qu’au début du spectacle !
La montagne atteint les 30 000 Mds$ d’altitude pour les Etats-Unis, et dix fois plus au niveau mondial. Qui va payer tout ça ?
Cette fois-ci, c’est le bon ! En tout cas, c’est probablement ce qu’ont pensé plusieurs dirigeants argentins ces dernières décennies, en proposant leurs projets pour restreindre la dette nationale et faire repartir la croissance économique.
La finance trouve régulièrement de nouveaux moyens de faire continuer à tourner la machine. Mais attention aux cailloux qu’elle sème sur la route et qui pourraient faire trébucher tout le système…
Les prévisions de Bill faites en 1999 semblent désormais se réaliser, avec un seul écueil : la Fed pourrait remettre des grains de sables dans la machine, et aggraver encore plus la situation.
Il est possible de croire que toutes les mesures mises en place en réaction aux crises sont des conséquences absolument involontaires, appliquées uniquement sous la pression de la situation… En réalité, certaines ont bien été choisies, et peu importe les effets secondaires.
Vite oublié par le grand public, le plan de relance européen existe pourtant bien, et nécessite que des emprunts soient réalisés au niveau supranational, qui devront ensuite être remboursés. Avec des financements qui tomberont des poches des citoyens, plutôt que du ciel.
Après une année 2021 marquée par les problèmes d’approvisionnements, des infrastructures à l’arrêt pour diverses raisons et les premières secousses dans son secteur immobilier, la Chine fait face à… une liste de problème très similaire en 2022.
Si vous détenez un portefeuille d’action, vous aurez plutôt tendance à vous soucier de comment bougent les cours des actions. Cependant, comme en 2008, la crise risque de venir d’un autre coin du monde financier.
Dans un monde où la croissance est intrinsèquement liée à la dette, les épargnants sont perdants. C’est pourquoi ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers d’autres actifs que les traditionnelles actions et obligations.
Qu’ils se dirigent vers des projets sans queue ni tête ou vers les actions des géants technologiques déjà bien établis, certains investissements sont condamnés à rapporter bien peu face à l’inflation.
A 61,8% du PIB en 2020, année exceptionnelle, elles étaient bien plus importantes que dans les autres pays de l’OCDE. Par ailleurs, si elles sont défendues par l’idée qu’elles réduisent les inégalités, qu’en est-il vraiment ?
Si vous souscrivez un crédit, vous devez le rembourser. A priori, cela devrait être la même chose pour les dettes des Etats, mais, en pratique, c’est un peu plus compliqué…
Des milliers de milliards de dollars sortis de nulle part, ça n’est pas nouveau : c’est la solution à tout depuis 2008. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est l’ordre de grandeur des montants générés, et pour quoi ils sont utilisés.
A côté du capital productif qui permet, comme son nom l’indique, la production de biens et services, le capital fictif permet surtout la production d’entreprises zombies, dont la masse devient de plus en plus insoutenable.
