Obligations à taux négatifs : 9 500 Mds$ proches d’une explosion cataclysmique

Rédigé le 19 juin 2017 par | Banques Centrales, Simone Wapler Imprimer

Les obligations à taux négatifs ont atteint en mai 9 500 Mds$, une augmentation de 10,5% par rapport à avril, a indiqué la chaîne CNBC.

Que signifie « taux négatif » dans notre monde où la monnaie n’est plus une marchandise, de l’or ou de l’argent-métal, ni même des billets de banques sans valeur intrinsèque, mais simplement de la dette ?

L’argent d’aujourd’hui n’est plus qu’une inscription figurant quelque part dans une mémoire d’ordinateur. Cette inscription indique qu’une entité (banque, gouvernement) doit de l’argent à une autre (banque, gouvernement, entreprise ou même individu).

Mon GPS vient de repérer un nouveau gain potentiel…

et +1 000% sont à la clé.

Pour consulter la « Carte au Trésor » — et vous positionner –, c’est par ici.

Depuis la nuit des temps, il était généralement admis que lorsque quelqu’un avait de l’argent et le mettait à disposition de quelqu’un qui n’en avait pas, il recevait une récompense, des intérêts. Ce n’est plus le cas.

Les taux négatifs sont la grande innovation financière du XXIème siècle. Mais il n’est pas certain que ce progressisme financier soit source de prospérité.

Les gagnants et les perdants des taux négatifs

Concrètement, pour vous et moi que signifient des taux négatifs ?

Comme vous le voyez, ces implications sont nuisibles pour nous.

Maintenant, voici ce que des taux négatifs signifient pour les autorités : gouvernements, industrie financières, banques, etc.

Des taux négatifs signifient que :

Comme vous le voyez, les taux négatifs favorisent les gouvernements surendettés et dépensiers, les entreprises non performantes et la spéculation pure.

Supernova ou ère glaciaire ?

Bill Gross, l’ancien gérant star de l’obligataire, a prévenu en 2016 que ces 10 000 Mds$ d’obligations à taux négatif serait une « supernova » qui explosera un jour.

En réalité, la monnaie telle qu’elle existe aujourd’hui est une insulte à l’épargne, à la liberté, à la prévoyance et à l’individu.

La monnaie n’est rien d’autre qu’une promesse d’un gouvernement (ou de la Banque centrale européenne dans le cas de l’euro) qu’un chiffre est bien inscrit quelque part. Mais ce n’est plus, depuis bien longtemps, une promesse de payer quelque chose à quelqu’un.

Lorsqu’il faut payer, ce sont les contribuables qui sont appelés.

Peu de gens comprennent encore vraiment toutes les implications des taux négatifs. La volatilité du bitcoin, cette monnaie électronique qui ne dépend d’aucun gouvernement, prouve cependant que de plus en plus de gens se méfient. La volatilité n’est autre que le doute quant à l’établissement d’un prix. Episodiquement, il semble bien que le bitcoin devienne de plus en plus recherché et prisé. [NDLR : En quoi le bitcoin peut-il vous être utile aujourd’hui en France ? Notre Rapport Spécial vous dit tout sur ce sujet… et bien sûr comment vous en procurer ! Il suffit de cliquer ici pour le recevoir.]

Bill Bonner, quant à lui, pense que nous n’allons pas assister à l’explosion d’une bulle obligataire mais au contraire à une ère glaciaire durant laquelle les obligations vont tenir bon même si elles ne rapportent rien.

Mais que se passera-t-il lorsque les Etats-providence n’auront plus la garantie des contribuables pour adosser leurs emprunts qui ne rapportent rien ? Louis Rouanet pense que plus personne ne sera bientôt assez « riche » pour cautionner les dépenses publiques.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

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Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

Un commentaire pour “Obligations à taux négatifs : 9 500 Mds$ proches d’une explosion cataclysmique”

  1. Mme Wapler: Imaginons qu’un groupe financier puissant, fasse des profits gigantesques grâce à une « arnaque commerciale légale» de taille mondiale. Pour monter cette arnaque, il a du acheter les médias, les principaux partis politiques du monde entier, manipuler les opinions, … Tout cela a pris au moins 40 ans.
    Ce groupe a investi des sommes gigantesques , à la hauteur de ses profits qui en dépendent.
    Mais tout repose sur la confiance que lui accordent les opinions publiques. Pour que cela continue, il doit donc acheter la dette des Etats … Cette dette agit comme un soporifique sur les populations et lui donne un moyen de pression supplémentaire pour se perpétuer. Au pire, le jour où la confiance disparaît, il peut provoquer le cataclysme final et espérer en tirer un ultime profit !
    Voilà pourquoi, je pense qu’on va vers une glaciation et une mort lente du système. Le sort de Trump, du Brexit … y est lié.
    Les parasites sont enkystés dans le système immunitaire de leur « hôte ». L’hôte, en léthargie, ne peut les détruire, mais ils ne peuvent pas non plus tuer leur « hôte ».

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