L’empire américain, le dollar… et l’or

▪ “Vendez les actions sur leurs rebonds ; achetez l’or durant ses creux“.

Tel est notre conseil depuis 11 ans. N’avons-nous rien à rajouter ? N’avons-nous pas découvert de nouveaux trucs ? N’est-il pas temps d’essayer une autre stratégie ?

Non. On ne change pas une équipe qui gagne. C’est une formule qui ne fonctionne pas très souvent. Mais lorsque c’est le cas, elle donne des résultats… eh bien… en or.

Elle ne fonctionne pas très souvent parce que les empires et leurs devises ne tombent pas très souvent en pièces. En général, on peut avoir confiance dans le fait que César et sa monnaie ne bougent pas. Plus ou moins. Mais aujourd’hui, la devise de César est factice. Elle a permis à l’empire de se développer de manière absurde et grotesque… de sorte que son centre de gravité ne repose plus sur des fondations solides. Tout penche… et semble proche de l’effondrement.

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L’Etat-Providence a signé son propre arrêt de mort ! A présent, c’est chacun pour soi

Mais dans cette nouvelle donne, une poignée de Français pourrait être jusqu’à quatre fois plus riche d’ici deux ans.

Comment en faire partie ? Il suffit de suivre le guide…

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Selon les journaux, les républicains et les démocrates travaillent fiévreusement à rétablir la situation aux Etats-Unis. Les républicains veulent réduire les dépenses, et pas de hausses d’impôts. Les démocrates veulent des hausses d’impôts… et peu de réductions de dépenses.

Ils finiront bien par se mettre d’accord tôt ou tard, disent les journalistes. Si non, ça reviendrait à “se suicider”, dit une source du Financial Times.

Hmmm…

Si vraiment c’est le cas, nous aimerions leur offrir un rasoir bien affûté. Notre lecture de l’histoire démontre que les gouvernements n’arrêtent pas d’emprunter et de dépenser avant d’y être forcés. Plus tôt ça leur arrive — c’est-à-dire plus tôt les marchés disent aux politiciens d’”aller se faire voir” — mieux ils s’en sortent.

Mais ça a peu de chances de se produire. Le Congrès US a augmenté le plafond de la dette 93 fois ces 94 dernières années. Nous sommes d’avis qu’il passera un accord et fera de même une nouvelle fois. Ainsi, le Congrès, la Maison Blanche et leur vaste bureaucratie pourront revenir à ce qu’ils savent faire le mieux — détruire l’économie.

Les marchés finiront par y mettre le holà. Mais ce n’est probablement pas pour demain.

▪ Voici quelqu’un qui partage notre point de vue. CNBC nous en dit plus ;

“Un défaut des Etats-Unis n’est pas une question de ‘si’, mais de ‘quand’, a déclaré David Murrin, directeur général des investissements chez Emergent Asset Management, à CNBC”.

“‘Il est inévitable que les Etats-Unis fassent faillite — c’est, dans les faits, un empire qui a trop dépensé et se trouve en déclin — et que son système financier le suive’, dit-il”.

“Dans son livre Breaking the Code of History ["Pour briser le code de l'histoire", NDLR], Murrin affirme que l’équilibre du pouvoir est passé de l’Ouest, où les Etats-Unis étaient la superpuissance, à l’Est, mené par la Chine. Il pense que les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre de lutter contre l’ascension des puissances orientales”.

“‘C’est très simple, le système impérial [des Etats-Unis], leur système financier, sont en déclin ; nous n’avons vu que très peu de croissance pendant plus d’une décennie, sinon grâce à l’ingénierie financière et l’effet de levier, qui ont fini par causer la crise de dette de 2008′, déclare Murrin”.

“‘Le seul exemple similaire est la Grande-Bretagne. Autrefois, c’était un empire ; lorsqu’elle a perdu son pouvoir durant [la crise du Canal de Suez en 1956], elle avait une grande quantité de prêts en cours — dont les Etats-Unis possédaient la majeure partie’, déclare Murrin. ‘Tel était le pouvoir que les Etats-Unis avaient sur la Grande-Bretagne, et cela a mis fin à la livre, mais leurs valeurs étaient très semblables en termes de géopolitique mondiale, et le monde n’a pas tant changé que cela’.”

“Pour les investisseurs se demandant quoi faire dans un tel environnement, Murrin a déclaré qu’une chose est claire : ‘vous ne devriez probablement pas détenir des actifs libellés en dollar’.”

Oui, cher lecteur, ce bruit que vous entendez… c’est un empire qui s’effondre. L’Empire américain. L’Empire anglo-saxon. L’Hégémonie impériale européenne en place depuis l’invention du moteur à vapeur — au moins.

Le modèle d’Etat-Providence démocratique européen — qui a pris racine en Amérique du Nord, en Australie et dans d’autres colonies de par le monde — atteint un gigantesque sommet de plusieurs décennies. Les taux de natalité sont bas. La croissance du PIB est basse. La création d’emplois est basse. La dette est élevée. Leur devise est pourrie par le dollar-papier, le système tout entier a dégénéré… s’est calcifié… et corrompu. A présent, il est dominé par la fraude, les incompétents et les parasites.

Kurt Richebächer appelait ça le “capitalisme mûr et dégénéré”. Nous appelons ça le Règne des Zombies !

Ne lâchez pas votre or.

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Bill Bonner

Bill Bonner est le fondateur et président d'Agora Inc., une maison d'édition publiant des lettres d'information confidentielles – probablement l'une des plus brillantes au monde. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450.000 lecteurs... ), il intervient également dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning.

La passion de Bill Bonner pour la finance, les voyages et les grandes idées lui a permis d'engranger des succès incontestables pour son entreprise. Il a débuté en 1979, avec la publication des lettres d'information International Living et Hulbert's Financial Digest. Puis Agora Publishing a connu une croissance très importante, et s'est spécialisée dans la publication de lettres confidentielles sur la finance, la santé, le développement personnel et les voyages. Depuis le début des années 1990, Agora Publishing s'est encore développée. Le siège social est à Baltimore, mais aujourd'hui, Agora compte des bureaux à Paris, Londres, Waterford (Irlande), Melbourne, Johannesburg, Madrid et New-Delhi.

Agora compte aussi des maisons d'éditions se spécialisant dans la littérature classique et académique : Pickering & Chatto à Londres, et Les Belles Lettres à Paris.

Un commentaire
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  1. grauls dominique sur 19 juillet 2011 à 4:35

    un grand merci à toute votre equipe de redaction AGORA que j’ai le plaisir de lire depuis 3 ans
    ainsi que la lecture de Moneyweek
    Les analyses y sont excellentes, les avis… toujours avisés, non conventionnels, ce qui me plait!
    Suis ingenieur geologue petrolier retraité consultant à temps partiel et ai certainement plus appris sur le fonctionnement de l’economie en 3 ans que depuis 40 ans
    je ne regrette pas d’avoir fait un grand menage de mes actions voici 15 jours en reportant ces ventes sur l’or!!!
    continuez !!! tous mes encouragements
    d. grauls

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