Le New York Times nous annonce que le nombre d’Américains qui ne peuvent pas payer leurs prêts hypothécaires continue de grimper. Ils étaient 2,6 millions il y a six mois. A présent, ce chiffre atteint les trois millions
inflation
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La semaine dernière, on a vu des fantômes. Nombre d’analystes ont cru voir le spectre des années 30. D’autres auraient pu jurer avoir aperçu l’esprit des années 70. Les marchés ont chuté un peu partout. Les causes de cette punition, si l’on en croit les journaux, sont les mauvaises nouvelles provenant du marché du pétrole. Le baril a terminé la semaine à plus de 140 $
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Si les fonds souverains et leurs investissements en actions étrangères ne font parler d’eux que maintenant, c’est parce que les revenus du pétrole sont devenus si importants qu’ils dépassent largement les besoins — et/ou les idées — de financement des états. Il n’est pas incongru de se demander si les pétro-états n’ont pas négligé l’option qui se cache entre distribution et placement financier
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Après l’effondrement de l’Union Soviétique, en 1990, les Etats-Unis avaient le monopole de la force militaire mondiale. La Nature a horreur du monopole ; elle devait remettre les USA à leur place. Et qui était mieux placé pour s’en charger que ce groupe de néo-conservateurs ? Ils n’avaient pas besoin d’histoire, pas plus qu’ils ne comprenaient l’économie. Ils étaient parfaits pour mener le pays à la disgrâce et à la faillite.
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Pour l’économie d’un pays, bénéficier d’un surcroît de ressources financières n’est pas forcément une bonne affaire. Une étrange maladie de pays riches connue sous le nom de "syndrome hollandais" retrouve aujourd’hui une certaine actualité. Nous ne pouvions pas passer à côté
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Le prix des maisons continue de s’effondrer, les emplois continuent de disparaître et le crédit continue de se retirer de l’économie. Ces trois difficultés auraient pu être surmontables, si ce n’est que le prix de la nourriture et de l’énergie atteignent en ce moment des sommets. Le coût de la vie explose au moment même où les sources de liquidités et de crédit des consommateurs s’assèchent.
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Le ressort est cassé, les marchés n’y croient plus. La capitulation du vendredi 20 juin ne suscite pas la moindre vaguelette de rachats à bon compte, les investisseurs sont désormais convaincus que toute initiative allant dans ce sens se retrouvera contrariée par un tsunami de mauvaises nouvelles
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Dans les bureaux de la Chronique Agora, notre drapeau d’Alerte au Krach flotte depuis si longtemps qu’il est presque en lambeaux. Nous ne nous donnons même plus la peine de le regarder. Nous savons quoi faire — garder notre argent en liquidités… en or… au Japon… et, ces derniers temps, dans les marchés émergents
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Toutes les bulles finissent par des krachs… et par des arrestations spectaculaires. Deux gestionnaires de hedge fund ont été arrêtés la semaine dernière. Apparemment, les deux employés de Bear Stearns auraient trompé des clients. Arrêtez ! Nous allons finir par nous rompre les côtes, à force de rire
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Aujourd’hui, nous nous tournons vers nos correspondants de guerre pour des nouvelles du front — et ils nous apprennent un principe important : "Apprenez à vivre avec l’inflation", commence un titre du Financial Times. Le FT fait allusion au banquier central d’Angleterre, Mervyn King, selon qui l’inflation — déjà plus forte qu’à aucun autre moment de ces dix dernières années — va encore grimper
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Ce qui monte doit redescendre… Tous les pays du monde ont dû supporter les admonestations et les gronderies des officiels américains. L’économie US était la meilleure au monde pendant de nombreuses années — et les experts, les politiciens, les professeurs et les consultants américains ne se lassaient pas de le répéter. Mais à présent… ce sont les étrangers qui tapent sur les doigts des Etats-Unis
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Même si votre correspondant accueille avec plaisir un petit soubresaut dans la valeur de la devise qui prédomine sur son chèque de salaire, nous ne sommes pas encore prêts à déboucher le champagne et à porter un toast à la fin de la chute du dollar. Que se passe-t-il si, par exemple, les gouvernements étrangers se joignent à la tendance du "lâchons le dollar" ? Se pourrait-il que la devise de réserve du monde entier devienne un jour un vague souvenir, comme les T-shirts délavés, les gadgets Star Trek et les albums de Vanilla Ic
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Nous ne savons pas ce que va donner l’après-match mais la partie qui s’est déroulée lundi avait déjà de quoi satisfaire les amateurs de sensations fortes. Le pétrole est venu tutoyer les 140 $ (à 139,9 $), à l’issue d’une flambée de 5 $ en 90 minutes. Elle est survenue après la publication (à 14h30) d’un chiffre d’activité industrielle (Empire State, région de New York) décevant aux Etats-Unis
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Prêts au combat, les deux adversaires se scrutent, s’étudient, se dévisagent. La tension monte. L’euro est près à affronter le dollar. Ces dernières années, le premier a largement pris l’ascendant sur le second, mais quelques coups d’éclats récents du dollar redonnent une lueur d’espoir à son camp, qui redresse la tête. Derrière eux, les entraîneurs Trichet et Bernanke dopent leur poulain à coup de petites phrases et messages subliminaux, dont les répercussions s’entrechoquent
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La grande nouvelle, la semaine dernière, c’est que les ventes au détail ont grimpé le mois dernier aux Etats-Unis — à 1%, le double de ce qu’attendaient les économistes. Quoi ? Comment les consommateurs peuvent-ils continuer à dépenser ? Ils sont censés réduire leur train de vie. Peut-être dépensent-ils leurs chèques de réduction d’impôts
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Ces derniers temps, nous avons assisté aux plus grandes bulles de dettes, d’illusions et de fantasmes de toute l’histoire de l’humanité… avec plus de création d’argent et de crédit que jamais auparavant… sans doute les plus grandes erreurs financières jamais commises… la plus grande chute de la richesse des ménages US depuis la Grande dépression… un "déficit de financement" de 57 000 milliards de dollars pour le gouvernement américain… ces centaines de milliers de milliards de dollars de produits dérivés… mais à présent, si l’on en croit la presse, tout est terminé. Tout va bien
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Même si le spectre d’un krach systémique terrassant le monde financier s’est éloigné, il faut s’habituer à une année ponctuée de chutes et de rechutes… dues à de mauvaises nouvelles qui s’accumulent sur le secteur financier — et bancaire notamment.
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Le magazine Fortune rapporte que Warren Buffett a parié avec une société de gestion de hedge fund qu’elle ne ferait pas mieux que le S&P 500 au cours des 10 prochaines années. La société, du nom de Protégé, a pour principale activité de gérer des hedge funds, et s’en sort bien. Depuis 2002, elle a rapporté à ses investisseurs 95% — après les frais. En comparaison, le S&P 500 n’a grimpé que de 64%.
