Je sais parfaitement ce que voir son revenu disparaître implique — en grande partie à cause de ma pathétique tendance à lancer des "appels à l’aide" en dépensant stupidement l’intégralité de mon salaire en boisson et en jeu durant un court week-end qui n’a laissé aucune trace dans ma mémoire. Lorsque je suis rentré à la maison en réalisant que nous n’avions plus de nourriture ni d’argent pour en acheter, les insanités que j’ai dû écouter de la part de ma famille durant les mois qui suivirent — et qu’on me rappelle encore aujourd’hui — étaient mémorable, c’est le moins qu’on puisse dire, si bien que je ne peux qu’imaginer les cris, les hurlements et les sanglots lorsque "40% du total des revenus américains" disparaissent. Ouille
inflation
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Dans la guerre entre l’inflation et la déflation, vendredi dernier a été un jour sanglant. Ca a commencé par un tir du département de l’Emploi US ; le chômage a enregistré sa plus grande augmentation depuis 1986 — de 5% à 5,5%. Puis l’enfer s’est déchaîné. Les investisseurs ont immédiatement compris que la Fed de Bernanke n’aurait aucun moyen de tenir sa demi-promesse d’abandonner le combat contre la déflation et de commencer à lutter contre l’inflation, aux côtés de la Banque centrale européenne. Les banques centrales n’augmentent pas les taux lorsque le chômage grimpe. C’est du moins ce qui se passe depuis longtemps
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Aam Hamilton, de ZealLLC.com, nous rappelle que "l’inflation est purement et exclusivement un phénomène monétaire", ce qui ne signifie pas grand’chose en soi, mais devient bien plus effrayant lorsqu’il ajoute que la Monnaie à Maturité Zéro se rapproche à la vitesse grand V. Au cas où vous vous poseriez la question, la Monnaie à Maturité Zéro (MMZ) est considérée comme étant un équivalent raisonnable de l’évolution du M3 — la mesure la plus large de la masse monétaire, qui est importante car l’inflation de la masse monétaire signifie que l’inflation des prix à la consommation n’est pas loin
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Pour le pétrole, la correction a commencé. Le pétrole a chuté sur le marché américain, il tourne désormais autour des 123 $. Et ce n’est pas la colère noire de George Soros face au Congrès qui a effrayé les spéculateurs. Les prix élevés, dit le proverbe, sont un remède aux prix élevés. "Remède" n’est peut-être pas le mot le plus approprié, surtout si vous êtes une compagnie aérienne ou un constructeur automobile
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Tôt chaque matin, votre correspondant se joint à un groupe d’analystes et de journalistes financiers pour discuter des nouvelles du jour. "Qu’arrive-t-il au prix du cuivre ? Pourquoi les actions asiatiques chutent-elles ? Vont-ils vraiment baisser les taux aujourd’hui ?" Les réponses ne sont pas toujours satisfaisantes, mais les questions continuent d’arriver. Et la question du jour, c’était : qu’est-ce qui a vraiment changé ?
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Ces derniers temps, c’est Ben Bernanke, chef de la Fed, qui fait les gros titres. Selon le Financial Times, il a brisé une longue tradition en s’exprimant sur le dollar cette semaine. Hélas, la chute du billet vert "a contribué à une hausse malvenue des prix à l’importation et de l’inflation des prix à la consommation", déclarait-il lors d’un forum bancaire international. Le président de la Fed veut peut-être un dollar plus fort… ou un dollar plus faible ; ce n’est généralement pas à lui de le dire
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Les Américains seront forcés de consommer de moins en moins. Il nous semble que les réductions des dépenses sont la seule option. Les investisseurs devraient donc se méfier des valeurs qui dépendent des consommateurs américains
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Le prix des oeufs a grimpé de 30% au cours des 12 derniers mois. Pourquoi une telle augmentation ? Parce que les choses nécessaires pour produire un oeuf ont grimpé en flèche — nourriture pour les poules, chaleur, lumière, transport. Il en va pour la poule comme pour l’oeuf… et pour toute la chaîne des produits de consommation constituant le coût de la vie. Tout grimpe
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Epargne
Hausse du pétrole, baisse de l'immobilier : un couple mal assorti
par Bill Bonner 3 juin 2008Lorsque la Fed a commencé à réduire ses taux en septembre dernier, le prix du pétrole a grimpé en flèche. La hausse des prix du pétrole se propage désormais à l’économie entière… gonflant les prix de tout, des concombres jusqu’aux couches-culotte. Et les tendances qui ont maintenu les prix à la consommation au plancher pendant si longtemps les poussent à présent dans la direction opposée. Les coûts de la main d’œuvre ont été contraints de baisser lorsque des centaines de milliers d’Asiatiques sont arrivés sur le marché de l’emploi mondial, par exemple. Mais à présent, ces travailleurs cuisinent au gaz… conduisent des voitures… et mangent des repas réguliers — faisant ainsi concurrence aux Occidentaux pour la nourriture et l’énergie
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Le mois de mai 2008 a donc démenti sa mauvaise réputation boursière puisqu’il s’achève sur une note globalement positive. Non seulement le CAC 40 a aligné une troisième séance de hausse consécutive — et de quatre sur une série de cinq ! — mais le score hebdomadaire avoisine +1,6% et le score mensuel +0,35. C’est peut-être un écart symbolique, mais les acheteurs prouvent ainsi qu’ils gardent la main après l’avoir reprise à la mi-mars, alors qu’ils semblaient l’avoir brutalement perdue une semaine auparavant — avec un score hebdomadaire de -2,85%
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La dernière semaine du mois de mai s’avère boursièrement beaucoup plus favorable que ne le laissait craindre la toile de fond macroéconomique. Les valeurs françaises ont abordé la séance de vendredi avec un solde hebdomadaire positif de 0,85% et le bilan mensuel ne ressortait plus que faiblement négatif (-0,4%) en cette veille de week-end
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La mondialisation, par exemple, aidait à maintenir les prix bas aux Etats-Unis. Les Américains pouvaient s’emparer de toutes les importations qu’ils voulaient sans se faire taper sur les doigts par l’inflation habituelle des prix à la consommation. C’est-à-dire que — comme un ivrogne qui n’aurait jamais la gueule de bois — ils pouvaient profiter d’un boom inflationniste sans jamais avoir à payer des prix de consommation plus élevés. A présent, on leur a serré la vis… à présent, ils n’ont plus qu’à se calmer
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Alan Greenspan estime à 50% les risques de voir les Etats-Unis entrer en récession… comme s’il s’agissait d’une simple question académique de probabilités. Nous parlons de celles appliquées aux mécanismes du marché et qui sont enseignées par des chercheurs (et chercheuses) de renom aux polytechniciens qui s’apprêtent à faire carrière dans le secteur des produits dérivés. Mieux vaudrait lui demander à combien il estime les chances de voir son pays échapper à un désastre systémique après 18 ans de politique monétaire expansionniste et un encouragement permanent du secteur financier à créer des vecteurs d’addiction à la dette
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Cette semaine, le pétrole a grimpé. Les marchés asiatiques ont chuté, le Japon enregistrant hier sa plus grande baisse en six semaines. Et le dollar a faibli. Les spéculateurs commencent à parier que la Fed baissera ses taux une huitième fois ; telle est la rumeur qui circule. Comme nous l’avions prévu, les sept premières baisses ont fait des merveilles pour les prix du pétrole, de l’or et des matières premières… mais pas grand’chose pour l’économie. Le pétrole a grimpé de 60% en six mois… mettant sous pression le budget des ménages
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Avant de pouvoir mettre fin à l’effondrement du dollar, ses causes — la dette galopante et la politique du gouvernement US — doivent être traitées. En tant qu’investisseur individuel, vous ne pouvez pas y faire grand’chose, sinon comprendre les tendances en cours et positionner votre portefeuille de manière à augmenter vos chances de succès. Il faut comprendre pourquoi d’anciennes failles structurelles nous ont mené à la situation actuelle. Plusieurs facteurs ont contribué à ce problème
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C’est une énigme moderne. Le dollar — la devise de réserve mondiale — s’affaiblit, diminue, chute. C’est le cas depuis les débuts de la Réserve fédérale, l’institution même chargée de maintenir sa valeur ; cependant, le déclin s’est accéléré à un rythme inquiétant ces derniers temps
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Avez-vous vraiment le sentiment que l’euro vous protège de l’inflation et qu’il soutient la croissance ? Cette dernière serait selon de nombreux experts le fruit d’une pure abstraction statistique… et préfigure, de l’avis général, des lendemains qui déchantent
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Cette semaine, les obligations américaines ont chuté, étrangement. Cela pourrait être très important. En général, lorsque les actions chutent, les obligations grimpent. Les investisseurs anticipent une baisse des rendements alors que l’économie ralentit et qu’on trouve moins d’emprunteurs à la recherche de fonds. Mais voilà que le marché obligataire semble s’inquiéter d’autre chose… et nous pensons savoir quoi
