Nvidia vaut aujourd’hui bien plus qu’IBM à son apogée, tout en employant beaucoup moins de personnes. Ce contraste illustre une transformation majeure : dans l’économie de l’IA, les gains vont d’abord aux actionnaires. Pour ne pas rester à l’écart, il faut désormais développer ses compétences… et investir.
Lorsque j’ai débuté dans la gestion de patrimoine, en 1985, l’entreprise la plus valorisée du marché était Big Blue – IBM (NYSE : IBM). C’était aussi l’un des plus grands employeurs du pays, avec plus de 400 000 salariés.
Aujourd’hui, Nvidia (Nasdaq : NVDA) vaut vingt fois plus qu’IBM à l’époque et génère cinq fois plus de bénéfices, en tenant compte de l’inflation. Pourtant, l’entreprise emploie dix fois moins de personnes.
Cela révèle une réalité profonde de l’économie actuelle : la richesse créée profite avant tout au capital, plutôt qu’au travail.
Depuis la pandémie, les bénéfices des entreprises se sont envolés. Et avec la hausse des valorisations, la Bourse a suivi.
Mais les grands gagnants d’aujourd’hui sont les dirigeants et les actionnaires. Le travailleur moyen, lui, n’a obtenu qu’un gain modeste.
Et cela ne devrait pas changer de sitôt. À mesure que la technologie progresse — et que l’intelligence artificielle s’impose — l’économie devient plus productive.
Or, gagner en productivité, c’est faire davantage avec moins. Et ce « moins », cette réduction, concerne d’abord la main-d’œuvre : de nombreux emplois peuvent désormais être accomplis plus efficacement, et à moindre coût, grâce à l’automatisation. Cela concerne aussi des emplois de cols blancs que l’on pensait autrefois intouchables.
Alors, que peut faire le travailleur moyen ?
Deux choses.
La première : renforcer ses compétences, notamment en apprenant à travailler avec l’IA et à la piloter. N’attendez pas que votre employeur vous le demande. Faites-le dès maintenant. Ouvrez un outil d’intelligence artificielle et demandez-lui ce que vous pouvez faire pour accroître votre valeur auprès de votre employeur dans cette période de bouleversement liée à l’IA.
Décrivez votre entreprise, votre poste, vos missions, vos responsabilités, votre expérience, vos formations et votre parcours éducatif. Laissez l’IA vous expliquer précisément ce que vous devez faire pour éviter que votre poste ne soit balayé par cette dernière ou comment évoluer vers une fonction plus sûre avant que cela ne se produise.
Si vous ne savez pas le faire — ou si vous n’êtes pas disposé à le faire — vous faites partie du problème, pas de la solution.
Et à l’ère de l’IA, les problèmes se « règlent » plus vite que jamais.
Voici la deuxième chose à faire, puisque les rendements les plus élevés vont désormais au capital plutôt qu’au travail : épargner et investir davantage.
Dans notre formidable économie capitaliste — où les entreprises se surpassent jour et nuit pour proposer des produits et services meilleurs, plus durables et/ou moins chers — il est difficile d’empêcher ses dépenses d’augmenter en même temps que ses revenus.
Mais, même si chacun doit trouver son propre équilibre entre consommation et épargne, votre foyer de demain vous remerciera pour les sacrifices que votre foyer d’aujourd’hui consentira.
La bonne nouvelle ? Nous vivons un âge d’or pour les investisseurs.
Voici pourquoi.
Jamais les choix d’investissement n’ont été aussi nombreux.
Jamais les montants minimums pour investir n’ont été aussi faibles. Chez de nombreux courtiers à très bas coût et sociétés de fonds sans frais d’entrée, il suffit parfois d’un dollar.
Jamais les frais d’investissement n’ont été aussi bas. Et même lorsqu’une action est trop chère pour être achetée intégralement, il est désormais possible d’en acquérir une fraction.
Jamais les écarts entre prix acheteur et prix vendeur n’ont été aussi serrés.
Jamais l’exécution des ordres n’a été aussi rapide, le plus souvent instantanée.
Et jamais il n’a été aussi simple de gérer son portefeuille en ligne, en temps réel.
Pourtant, j’entends souvent des investisseurs débutants se plaindre qu’ils n’ont aucune chance face aux requins de Wall Street.
Ils ont raison.
Ce sont les commerciaux les plus intelligents et les mieux rémunérés au monde. Et c’est précisément pour cela qu’il vaut mieux éviter de traiter avec la plupart d’entre eux.
Bien sûr, si vous ne savez pas ce que vous faites, tous ces outils ne feront que vous donner les moyens de commettre un véritable hara-kiri financier.
L’objectif est donc de vous former pour devenir un investisseur plus efficace. Mais ne choisissez pas la voie la plus difficile.
Comme l’écrivait George J. W. Goodman, alias Adam Smith, dans The Money Game : « Si vous ne savez pas qui vous êtes, la Bourse est un endroit coûteux pour le découvrir. »
La peur et l’anxiété — surtout dans les moments de tension sur les marchés — peuvent facilement prendre le pas sur la raison et le sang-froid.
C’est pourquoi tant de lecteurs ont choisi de rejoindre les services des Publications Agora.
Nous proposons différents portefeuilles, fondés sur des stratégies éprouvées et soutenus par une philosophie d’investissement ancrée dans le réel : neutre à court terme, optimiste à long terme. Une philosophie qui repose sur une certaine vision du monde dans lequel nous vivons.
J’appelle souvent cette vision l’optimisme rationnel.
Malgré les difficultés et les défis auxquels nos sociétés occidentales font face, nous vivons probablement à l’époque la plus favorable de l’histoire humaine.
L’indépendance financière n’est pas un dû que l’on vient réclamer dans un bureau d’administration.
C’est un objectif. Une aspiration. L’accomplissement d’une vie, qui demande des efforts, de la détermination et une certaine force de caractère.
Mais les récompenses sont nombreuses. L’une des plus précieuses étant de pouvoir mener une vie où l’argent n’est plus une source d’inquiétude.
Malheureusement, sept Américains sur dix ne croient plus que cela soit possible.
Non pas parce que le rêve américain n’existe plus.
Mais parce qu’ils ne savent pas comment l’atteindre.
