L’argent gratuit ne fait jamais tapisserie. Il faut acheter ce que personne d’autre n’achète, pour obtenir cet argent gratuit. Mais d’une manière ou d’une autre, les gens de la côte de Floride, où je vis, ne pensent pas que cela s’applique à eux…
Epargne
-
-
Le prix de l’essence sans plomb chute… et les acheteurs semblent s’être fait aussi rares que des matelots suisses. Les actions des entreprises raffinant le pétrole s’effondrent aussi… et les acheteurs se sont fait aussi rares que… eh bien… des chanteurs de yodel portoricains.
-
** J’ai assisté à la conférence ASPO-USA (Association américaine de l’étude du phénomène du Peak Oil, ndlr.) la semaine dernière. Elle a commencé par trois présentations sur le sujet du réchauffement planétaire (RP). Pourquoi ? Parce que le réchauffement planétaire, c’est ce qu’on obtient quand on brûle une grande quantité de carburants fossiles basés sur le carbone, qui chargent l’atmosphère en CO2. Le réchauffement, c’est l’autre aspect du Peak Oil. C’est-à-dire qu’en épuisant rapidement les réserves d’énergies fossiles de la Terre, l’humanité se livre également à une dangereuse expérience avec son atmosphère. Dangereuse ? Absolument. Et si vous n’êtes pas inquiet, vous devriez l’être.
-
Et c’est là que "ça" se passe ! Sans prévenir, une combinaison dévoyée de forces invisibles, une coïncidence remarquable de vecteurs imprévisibles se produit — et une toute petite mini-goutte de sauce rouge est soudainement — et mystérieusement — propulsée en hauteur, toujours plus haut, suivant une trajectoire parfaitement parabolique dépassant de loin les moyennes statistiques de "dispersion d’éclaboussures de gouttelettes", et décrivant un arc, atterrit (plic !) sur la manche de ma — je veux dire votre — chemise… un unique petit point rouge de sauce marinara au milieu d’un océan de blancheur nette et amidonnée.
-
J’étais agrippé au bord de mon siège — probablement comme vous — attendant avec anxiété d’entendre ce qu’ Alan Greenspan pensait être la cause d’une courbe de rendement inversée ayant des effets si bénins. Et bla bla bla. Et lorsque j’ai enfin découvert ce qu’il voulait dire, mon mépris pour Alan Greenspan a grimpé de quelques degrés, dans la mesure où il déclare que c’est une "énigme", qui est le terme Greenspanien (lorsqu’on lit entre les lignes et qu’on interprète la manière dont ses lèvres se retroussent lorsqu’il déclare le mot "énigme") pour dire "je refuse de croire les tonnes de preuves déclarant que je suis le plus grand gaffeur économiquement inepte de la planète, comme cet Idiot d’Imbécile de Mogambo (IIM) le dit !"
-
Epargne
Et si la Fed ne dictait plus sa volonté aux évènements ?
par Philippe Béchade 1 janvier 1970Nous avions annoncé un peu prématurément mardi que la séance du 7 juin constituerait un tournant majeur pour les marchés. Ce sera peut être le cas… mais à l’issue d’une séance indécise, où le CAC 40 ne reprend que 0,56% sur les 2,4% perdus la veille, nous sommes bien en peine de déterminer sur quelle nouvelle pente s’engagent les indices boursiers.
-
La consolidation actuelle ne remet pas en cause les fondamentaux haussiers à plus long terme, comme le montre le comportement des minières. Ainsi, Anglogold a annoncé ne plus vouloir signer de contrat à terme. D’autres se sont engagées dans des acquisitions de juniors pour s’emparer de bonnes réserves. En dehors du spectaculaire rachat de Placer Dome par Barrick, Yamana a jeté son dévolu sur RNC Gold ; une autre canadienne, Goldcorp s’est emparé Virginia Gold et Iamgold de Gallery Gold. Ces opérations, effectuées en décembre, ont conduit à revaloriser le cours des proies de 20 à 25 %. Les minières demeurent donc encore un bon investissement, tant que le ratio once d’or / XAU reste favorable.
-
"Achetez n’importe quoi où l’on puisse faire pousser du blé", conseillait Eric Roseman aux participants à la conférence d’investissement qui se tenait il y a quelques jours à Vancouver. "Le blé est dans un marché haussier de long terme. Je suis haussier sur les céréales. Je suis haussier sur l’agriculture. Je suis haussier sur l’éthanol".
-
Depuis le 11 septembre 2001, selon le journal londonien The Observer, "une industrie très lucrative" est née aux Etats-Unis — protéger la mère-patrie contre les terroristes. On n’avait pas vu un tel racket à la protection depuis le maffieux Lucky Luciano dans le New York des années 20. Dans tous les états de l’Union, il n’y a peut-être pas assez de terroristes pour remplir une petite prison de campagne, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’argent à faire dans le domaine de la sécurité nationale.
-
Comme je vous l’ai souvent expliqué, le fonctionnement des marchés est justement fondé sur une grande part d’irrationnel car lié à la perception qu’ont les agents économiques de leur environnement. Et aujourd’hui, il m’apparaît que cette perception est teintée négativement. Cela étant, il est dans la nature des marchés de connaître des cycles de hausses et de baisses ; mais apprécier un changement réel dans le sens d’un cycle demeure très difficile. Car la fonction des corrections est justement de corriger les excès, mais elles peuvent également se confondre avec un point d’inflexion.
-
La Chine est en plein boom. Les gens ont de l’argent. Je n’ai jamais vu une telle concentration de grues de construction. Il y avait des centaines de grues, et on aurait dit que tous les endroits que nous visitions étaient en construction. Les rues étaient encombrées de gens bien habillés, et les magasins étaient bondés. Mais à quoi bon, si on peut à peine respirer ?
-
"Le fait est que, tout simplement, pour que leurs économies basées sur l’exportation continuent à fonctionner, ces pays feront tout ce qu’il faut pour empêcher leurs devises respectives de s’apprécier. Dans le cas de la Chine, la tactique est plus qu’une simple manœuvre pratique, dans la mesure où tout ralentissement de l’économie US risque de mettre au chômage des millions de travailleurs ayant émigré de la Chine rurale vers les centres industriels urbains et les énormes villes-usines".
-
Nous n’avions pas rédigé noir sur blanc le scénario heure par heure de la correction/panique boursière qui s’est matérialisée hier… Mais nous l’avions par avance décrite dans ses grandes lignes, et avec un luxe de précisions sur les seuils techniques à ne pas enfoncer, tout au long des chroniques depuis lundi 5 juin — jour de la Pentecôte où les indices se sont effectivement engagés sur la mauvaise… pente !
-
En France, l’or vient de changer de régime fiscal. Les épargnants peuvent désormais choisir entre deux régimes lors la revente d’or physique : l’ancien régime à la taxation forfaitaire de 8% sur le montant ou le régime classique des plus-values mobilières. Dans le second cas, la plus-value est taxée à 27% les deux premières années, puis dégrevée de 10% par an durant les trois années suivantes, pour devenir nulle après douze années de détention. Bien entendu, il faut pouvoir justifier de la date d’achat et du prix d’acquisition.
-
Nous ne sommes pas certain que cela ait de l’importance — mais nous ne sommes pas non plus certain que ça n’en ait pas : l’indice XOI des actions pétrolières sombre comme un fer à repasser dans une piscine.
-
Et c’est là que j’ai eu une Fabuleuse Idée Mogambo (FIM). Il s’agissait de louer un costume d’orignal et d’aller à Jackson Hole. Déguisé en véritable orignal, je m’aventurerai, l’air de rien, tout mignon et gentil, assez près de la conférence pour capter l’attention de tous. Ensuite, je mugirai, vraiment comme un orignal : "L’Esprit de l’Orignal l’exige : envoyez-moi Ben Bernanke !". Ce dernier sortirait en disant : "qu’est-ce que tu veux, l’orignal ?". Ensuite, avec un effet tout à fait dramatique, je sauterais hors de mon costume d’orignal en criant, avec un accent russe à couper au couteau : "Ha ! Je ne suis pas un orignal, mais bien le Mogambo Guru !".
-
Pour les marchés financiers, la question primordiale n’est pas de savoir si nous sommes véritablement au plus haut du cycle. Même un relèvement supplémentaire des taux de 25 ou 50 points de base ne devrait pas avoir un impact considérable sur l’économie. Toute décision d’augmentation au-delà de ces niveaux serait par contre significative, et raviverait le risque d’atterrissage brutal. Mais il s’agit avant tout d’un impact essentiellement psychologique pour les investisseurs.
-
L’humanité est toujours aussi aveugle — et c’est quasi volontaire — en ce qui concerne la capacité de prévoir et d’éviter les désastres qui se préparent.
Prenons un exemple de désastre moderne : personne ne pourra oublier les fameux mots prononcés le 28 janvier 1986 par le centre de contrôle de la NASA — et qui sont peut-être le plus bel euphémisme du 20ème siècle : "il semble que nous ayons un dysfonctionnement majeur du véhicule".
