Mario Draghi persiste dans son crime

Rédigé le 21 juillet 2017 par | Banques Centrales, Simone Wapler Imprimer

Le système monétaire actuel, fondé sur le crédit sans limitation, est une nouvelle forme de crime contre l’humanité, écrivais-je hier.

Hier, Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, a annoncé qu’il persistait dans cette voie. La BCE va continuer à faire surgir du néant des dizaines de milliards d’euro de crédit tous les mois, 60 Mds€ pour être précise.

Depuis 2000, la BCE a créé 4 846,3 Mds€ de crédit.

Bilan des banques centrales

Où est le mal, me direz-vous ?

Cette masse de crédit est sans proportion avec ce que nous pouvons rembourser, ce que nous produisons comme richesses.

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Cette masse de crédit sert à protéger de la faillite les maillons faibles utiles à la Parasitocratie : banques lestées de créances douteuses, multinationales coopérant à des projets publics ruineux, dépenses sociales d’Etats dispendieux (Grèce, Italie, France…).

Mais qui dit « crédit » dit « dette », et qui dit dette dit « débiteur ». Or la dette ne peut-être infinie car les capacités de remboursement d’un être humain sont limitées. En effet, nous sommes mortels et notre capacité de travail est finie.

Si nous acceptons d’honorer une dette infinie, nous serons réduits en esclavage, nous et nos descendants. Un esclave est quelqu’un qui n’est pas propriétaire des fruits de son travail. Il est désormais généralement admis que l’esclavage est contraire aux Droits de l’Homme.

Par conséquent, un système qui tend à réduire les gens en esclavage est un système contraire aux Droits de l’Homme. Ceux qui prétendent l’imposer commettent un nouveau genre de crime contre l’Humanité.

Ce crime peut cependant se perpétrer grâce au mythe et à la confiance que nous accordons aux criminels.

Le mythe est que les gouvernements, les autorités, les banquiers centraux voudraient exclusivement notre bien. Par conséquent, nous avons une confiance totale et absolue en leurs agissements.

La confiance est mal placée quand elle soutient un mythe dangereux

Le mythe du crédit gratuit et infini et de l’autorité des banques centrales est soutenu par la confiance. Mais les gouvernements et les autorités non élues (FMI, BCE, Commission européenne) veulent-ils votre bien ?

Cette question vous choque ? Vous avez foi en la démocratie, et après tout pourquoi pas ? Bien contrôlée, c’est un bon système.

Raisonnons alors par analogie. Vous êtes peut-être copropriétaire. Votre logement vous appartient mais vous partagez des parties communes avec d’autres copropriétaires. L’assemblée des copropriétaires a élu un conseil syndical et a confié la gestion de ces parties communes à un syndic auquel vous payez vos charges.

Vous faites confiance au conseil syndical et au syndic… enfin jusqu’à un certain point. Si vous avez des doutes sur le coût de certains travaux, sur ses appels d’offres, sur la comptabilité, sur ses honoraires… vous vérifiez. Vous ne le laissez pas rentrer dans les parties privatives et vous ne lui donnez pas les clés de votre appartement. Vous ne pensez pas que ce syndic veut nécessairement votre bien. Les syndics sont souvent très empressés pour vous proposer des travaux pas toujours utiles ou valorisants pour la copropriété. Vous pouvez très bien vous retrouver confronté à un conseil syndical incompétent et un syndic véreux.

C’est exactement la même chose pour un gouvernement. Un gouvernement, comme un syndic, ça se surveille ! Ca se surveille même plus qu’un syndic car ce dernier ne remanie pas sans cesse le règlement de copropriété, ne vous impose pas ses propres vigiles, son tribunal d’arbitrage et une monnaie valable uniquement dans votre copropriété.

Parmi les mythes robustes nourris par la confiance, celui qu’une monnaie fiable est nécessairement émise par un Etat ou une union d’Etats. Rien n’est plus faux.

Comme nous l’avons vu hier, il y a deux sortes de monnaies.

La monnaie-crédit illimitée et la monnaie-marchandise, toujours limitée

La monnaie-crédit a toujours dépendu d’une autorité (scribe, prêtre, souverain, seigneur). La monnaie-marchandise n’a pas obligatoirement besoin d’une autorité. Elle existe en tant que telle et se passe très bien de scribe, prêtre, souverain, seigneur, banquier central !

Chose étrange, curieuse et bizarre, les gouvernements adorent la monnaie-crédit et détestent la monnaie-marchandise. S’ils sont contraints d’en passer par là, ils n’hésitent pas à tricher…

Ceux qui connaissent l’histoire de la monnaie savent que la première monnaie d’or d’Etat, frappé en Lydie par le père de Crésus au sixième siècle avant Jésus-Christ, fut aussi la première arnaque monétaire connue.

La monnaie-marchandise reste cependant une meilleure monnaie – pour nous, individus – qu’une monnaie-crédit car elle peut exister sans l’Etat, sans autorité supérieure. L’or n’a pas besoin d’un sceau officiel pour être de l’or. Il peut être marqué « Veritas » ou « Veravalor »…

Faute d’ancrage dans la réalité, la monnaie-crédit – elle – peut-être multipliée à l’excès par les autorités à qui la gestion en a été déléguée.

Ces criminels – qui émettent des obligations à 50 ans ou à 100 ans et endettent les générations futures, trichent sur les taux d’intérêt pour assassiner l’épargne privée -n’ont cure de nous réduire en servitude. Ils n’ont qu’un seul et unique souci : faire durer le mythe du crédit infini et gratuit, ce mythe qui assied leur autorité.

Ils servent leurs intérêts, en tant que fonctionnaires internationaux, ils ne paient pas d’impôts. Ils sont rentiers de ce système qu’ils ont mis en place.

Il va falloir choisir votre camp, le temps presse

Quant à vous, averti de ce nouveau crime contre l’humanité, il va falloir choisir votre camp : collabo, victime ou résistant. Vous ne pourrez pas dire « je ne savais pas, je n’y comprenais rien, c’était trop compliqué… ».

Ce n’est pas compliqué. Il n’y a pas d’argent gratuit.

Lorsque la confiance va se dissiper, le mythe sera ébranlé. Les « autorités » tenteront alors un jubilé. Ce ne sera pas le jubilé de l’Ancien Testament, ce sera une dernière tentative de remise à plat du système monétaire dans le sens qui les arrange.

Votre épargne, votre « vrai argent » adossé à votre travail, à ce que vous avez légitimement acquis, sera engloutie dans ce jubilé pour payer une partie du passif et « restaurer la confiance ». Exactement comme un mauvais payeur qui fait un petit règlement partiel pour gagner du temps… [NDLR : Il n’est pas trop tard pour vous préparer au jubilé. Découvrez ici six mesures simples mais efficaces à prendre dès maintenant pour mettre votre épargne à l’abri.]

La confiance se dissipera lorsque les banquiers centraux seront confrontés à la prochaine crise financière. Les taux sont déjà presqu’à zéro, les bilans des banques centrales sont déjà effrayants (regardez une fois encore le graphique) : que feront-ils ? Plus de tout ce qui n’a pas marché mais en plus, ils vous confisqueront votre argent dans un jubilé. M. Piketty sortira alors une courbe montrant l’enrichissement des 0,1% de la population et la servitude des 99,9% restant.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

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Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

Un commentaire pour “Mario Draghi persiste dans son crime”

  1. Vous êtes courageuse dans votre dénonciation de cette escroquerie internationale en bande organisée. Mais par ce nouveau pas, ne craignez-vous pas d’être arrêtée par la police ?

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