La Chine peut remercier les Etats-Unis pour sa croissance

Rédigé le 16 mai 2011 par | Chronique Imprimer

▪ Les Américains doivent être les benêts les plus crédules du monde. Ils sont prêts à croire n’importe quoi. Aucun fantasme n’est trop absurde. Aucun mensonge n’est trop ridicule. Une bonne partie de ce qu’ils tiennent maintenant pour acquis aurait été considéré absurde, scandaleux et criminel quelques générations auparavant.

Selon Donald Trump, candidat à la présidentielle, ils sont prêts à croire que la Chine est à blâmer pour leurs problèmes financiers. Si, si, sérieusement. Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il ferait pour réparer l’économie américaine, « The Donald » a déclaré qu’il « serrerait la vis à la Chine ».

De quelle scélératesse les Chinois sont-ils coupables ? Quel acte perfide et retors ont-ils commis ?

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PRET POUR L’ONDE DE CHOC ?

Ça vaudrait mieux pour votre portefeuille, en tout cas, puisqu’elle pourrait vous rapporter des gains de l’ordre de 28% en moins de trois jours24% en 48 heures20% en huit jours25% en trois jours… et encore 22% en trois jours.

Toutes ces plus-values ont été engrangées depuis la mi-avril — mais comment ?

Toutes les réponses sont ici…

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Aha ! Un acte de commerce ! Ils fournissent des produits de qualité aux Etats-Unis à prix réduit ! Trump annonce qu’il imposera des tarifs douaniers de 25% sur les biens fabriqués en Chine.

En quoi cela serait mieux pour les Américains ? Il ne l’a pas précisé. Selon notre vieil ami Grover Norquist : « les tarifs douaniers ne sont pas payés par les Chinois. Ils sont payés par les Américains qui achètent des choses fabriquées par les Chinois ».

Les Américains ont déjà du mal avec leurs dépenses ; augmenter les prix ne leur rendrait pas services, pour autant que nous puissions en juger.

Mais aux Etats-Unis, les idées insensées sont aussi répandues que les démocrates.

Dans les années 90, les Américains pensaient pouvoir s’enrichir en achetant des entreprises qui ne gagnaient pas d’argent. Ensuite, ils ont cru pouvoir faire fortune en achetant une maison. Quand ça a mal tourné, ils ont gémi pour obtenir renflouages et allocations. A présent, ils pensent que les autorités les aident en imprimant plus d’argent. Sérieusement, vous y croyez ?

Mais leurs illusions ne s’arrêtent pas là. Ils pensent aussi que ces 10 dernières années, la seule super-puissance au monde était en guerre contre 372 extrémistes musulmans. Et qu’ils seront plus en sécurité, d’une manière ou d’une autre, en laissant la sécurité des aéroports tripoter les grands-mères et fouiller les nourrissons.

Et que pensez-vous de ça ? Il semble évident aux yeux du monde entier que le commandant en chef américain, Obama, a ordonné à un escadron de faire disparaître Oussama ben Laden ; mais aux Etats-Unis, les gens sont convaincus que les forces spéciales menaient une opération militaire héroïque. Les soldats ont ensuite jeté son corps à l’eau parce qu’ils ne voulaient pas offenser la communauté musulmane.

On ne peut qu’aimer des gens prêts à croire une telle chose. Ce sont d’adorables crétins… des idiots pleins de bonne volonté, dotés d’autant de scepticisme qu’un bébé labrador.

Le fait que leur plan financier national soit une calamité ne les dérange pas plus. Quiconque y a réfléchi plus d’une seconde réalise que le secret pour s’enrichir, c’est de gagner de l’argent… de l’épargner… et de l’investir dans de nouvelles opportunités plus productives.

Pourtant, la stratégie financière du gouvernement américain, ces quatre dernières décennies, a été d’encourager les dépenses de consommation et les emprunts, un programme garantissant la pauvreté.

▪ Cette stratégie n’a pas stimulé la croissance économique réelle aux Etats-Unis. Mais elle a fait merveille en Chine. Nous sommes dans un avion à l’heure où nous écrivons ces lignes, ralliant Pékin à Shanghai. La Chine est censée être un pays pauvre — mais nous n’en avons pas vu la preuve pour l’instant.

On trouve plutôt des automobiles, des autoroutes, des gratte-ciel — à perte de vue. Des usines par milliers. Des hangars. Des docks. Des usines. Des hauts-fourneaux. Des immeubles dont New York pourrait s’enorgueillir. Des tours de bureaux que Baltimore envierait. Des trains. Des plates-formes de chargement. Des ponts. Des terrains de stockage. Des unités d’assemblage. Des bâtiments ronds. Des bâtiments carrés. Des rectangles. Des ovales. L’ampleur de toute cette activité est à couper le souffle. Et nous ne sommes pas encore à Shanghai.

Y a-t-il une description de la Chine ne comportant pas le mot « plus » ? Elle a les immeubles les plus grands, les plus neufs, les plus audacieux et les plus innovants. Elle a les trains les plus rapides… les voitures et les routes les plus nombreuses. Les plus riches. Les plus pauvres. Elle a tout.

Elle a aussi des gens… des gens intelligents, qui travaillent dur. Au lieu d’emprunter pour augmenter leur niveau de vie, les Chinois épargnent leur argent pour réduire leur niveau de vie… et augmenter celui de la génération suivante.

Les Chinois ont déjà accompli un miracle. 32 ans seulement se sont écoulés depuis que Deng Xiaoping a ouvert la Chine à l’enrichissement. Durant cette période, le pays est passé du statut de pays du Tiers-Monde à celui de deuxième économie mondiale… dont le taux de croissance continue d’être stupéfiant.

Quel est leur secret ? La Chine est une zone sans zombies. Le « filet de sécurité » y est mince. Il y a beaucoup de corruption et de délits d’initiés, ça ne fait aucun doute. Mais les gens travaillent dur… épargnent leur argent… et s’attendent à vivre de leurs propres efforts.

Toutefois, les Chinois ont eu beaucoup d’aide des Etats-Unis. Les autorités ont encouragé les Américains à acheter des choses dont ils n’avaient pas besoin avec de l’argent qu’ils n’avaient pas. Les Chinois ont simplement enregistré les commandes… et encaissé l’argent. Ils ont désormais la plus grande pile de dollars au monde, tandis que les Etats-Unis ont le tas de dettes le plus grand et le plus puant que le monde ait jamais vu.

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L’inflation peut encore arriver

Eric Fry

▪ L’économie américaine est encore brisée. C’est la seule raison plausible qui explique pourquoi les obligations ne se vendent pas. Mais Bernanke tente toujours de réparer l’économie, ce qui est la meilleure raison pour laquelle les obligations ne sont sans doute pas achetées.

Selon l’opinion communément admise, une économie stagnante a tendance à réduire la demande de crédit. Ce qui, par conséquent, a tendance à maintenir les taux d’intérêt faibles… toutes choses étant égales par ailleurs. D’un autre côté, de solides conditions économiques ont tendance à augmenter la demande de crédit, qui a tendance à faire grimper les taux d’intérêt… toutes choses étant égales par ailleurs.

Mais « toutes choses » ne sont presque jamais égales par ailleurs, en particulier dans l’Amérique de 2011. Aujourd’hui aux Etats-Unis, la plupart des bénéficiaires de l’aide sociale possèdent un meilleur bilan que le gouvernement américain ; la plupart des adolescents montrent une plus grande responsabilité fiscale qu’un membre du Congrès ; la plupart des bandes dessinées sont plus sérieuses que les minutes d’une réunion du Federal Open Market Committee.

Oui, c’est vrai, nos finances nationales sont une vaste blague, menées par une troupe de bouffons diplômés de l’Ivy League. Même si le fisc américain doublait ses recettes fiscales, le gouvernement fédéral continuerait à fonctionner dans le rouge. Et puisque nos responsables élus ne souhaitent pas proposer des remèdes légitimes (principalement parce que nous les électeurs ne voudrions pas dans ce cas les réélire), le boulot de réparer cette pagaille revient à Ben Bernanke.

Mais ce dernier ne peut rien réparer. Il n’est qu’un bonhomme doté d’un CV impressionnant et d’idées stupides. Il peut essayer de dissimuler des déficits en milliers de milliards de dollars en imprimant des dollars et en achetant la dette du Trésor US, mais cela ne marchera pas. Et plus il essaie de faire en sorte que ça marche, moins les gens dans le monde désirent détenir des dollars. Il joue là un jeu très dangereux.

Lorsque les gens perdent la foi dans une monnaie basée sur la foi, de mauvaises choses arrivent… souvent rapidement. Lorsqu’un pays perd la confiance qui soutient sa monnaie, ce pays perd également la confiance qui soutient son marché obligataire. C’est pourquoi une crise monétaire va généralement de pair avec une crise de la dette souveraine.

Ces catastrophes jumelles ont tendance à se dérouler très rapidement. Des exemples ? Le Mexique en 1994 ; la Thaïlande en 1997 ; la Russie en 1998 et l’Argentine en 1999… Ou encore les Etats-Unis en 1979.

▪ Dans les années 1970, le « problème inflationniste » américain est devenu un « problème du dollar » qui est devenu un « problème du marché obligataire ». Au bout d’un certain temps, la cause et l’effet sont devenus non différentiables l’une de l’autre.

Peu de temps après que le président Nixon a rompu le dernier lien qui reliait le dollar à l’or en 1971, les taux d’inflation ont commencé à grimper. L’IPC a grimpé en flèche, passant de 3,3% en 1971 à 9% en 1973 et à 12% en 1974, année de l’embargo arabe sur le pétrole.

En octobre 1974, le président Ford annonça sa célèbre campagne Whip Inflation Now [« Se débarrasser de l’inflation tout de suite », NDLR.]. Dans un discours prononcé devant le Congrès US, Ford déclara l’inflation « ennemi public numéro un » et annonça une série de mesures pour la combattre.

Mais le président Ford n’a pas réussi à se débarrasser de l’inflation… le président Carter non plus. Même si les taux d’inflation ont reculé à 6% en 1976 et 1977, ils sont remontés peu après. Les détenteurs de dollars et de bons du Trésor ont considérablement souffert.

Moins d’un mois après l’investiture du président Carter, le Trésor américain a émis son premier bon à 30 ans — les 7-5/8% à 2007. Les quatre années suivantes, cette obligation perdit près de la moitié de sa valeur : l’inflation et les rendements obligataires atteignirent 15%.

Le président Carter réagit à cette désastreuse situation en émettant des bons du Trésor libellés en deutschemark et en franc suisse. En 1978, ces Carter Bonds comme on les a appelées sont arrivées sur le marché, avec l’espoir d’attirer les investisseurs qui n’achèteraient pas les bons du Trésor libellés en dollar. Les acheteurs de ces obligations exceptionnelles ont fait une bonne affaire ; les acheteurs de bons du Trésor traditionnels, une moins bonne.

De 1978 à 1981, l’inflation continua à grimper, ce qui signifiait que le dollar et le marché obligataire continuèrent à dégringoler. La raclée que connut le marché obligataire à la fin des années 1970 fut rapide et sévère, comme le montre le graphique ci-dessous.

Rendements en hausse, prix en baisse

L’histoire pourrait-elle se répéter ? Tout à fait.

Cela pourrait-il arriver bientôt ? Pourquoi pas ?

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Des mensonges, encore des mensonges, toujours des mensonges !

Comment vous protéger de la langue de bois, des fausses informations, des manipulations et de l’intox qui pourrissent l’économie actuellement — en mettant votre patrimoine en danger ?

Ce plan en 3 étapes simples pourrait vous y aider : pour le découvrir, c’est par ici.

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Hausse du dollar et chute du pétrole : Wall Street se sent vulnérable après la décision du CME

Philippe Béchade

▪ Voilà une semaine atypique ! Un repli hebdomadaire de 1%, c’est d’une banalité affligeante. Toutefois, ce n’est pas le score global qui marque les esprits : les opérateurs soulignent l’instabilité tout à fait singulière des cours depuis l’entame du mois de mai.

Le CAC 40 nous a habitués depuis deux ans à des hausses ou des baisses linéaires pouvant perdurer de quatre à six semaines (et même jusqu’à sept).

L’indice enregistre cette fois pas moins de six inversions de tendance en l’espace de sept séances, pour un score de clôture qui est très proche de celui observé au soir du 4 mai.

L’analyse optimiste d’un tel scénario consiste à se féliciter que le CAC 40 préserve au final les 4 010 points et donc la MM 100 (3 995 points). La version pessimiste tiendra compte d’une série assez singulière d’échecs sous 4 068 points — une résistance correspondant au zénith du 8 avril dernier.

Plus troublant encore, cette séance de vendredi a constitué (vague pour vague, heure par heure) l’exacte symétrique de la veille, avec une ouverture positive de 0,6% et un gain qui a rapidement atteint 1% (à 4 068 points au plus haut du jour).

Les indices ont ensuite replongé dans le rouge (comme s’il s’agissait de la réplique de la séance de lundi) pour en terminer sur un repli de 0,8% en moyenne. C’est le CAC 40 qui s’en sort le mieux au sein de la Zone euro avec une perte limitée à 0,1%.

Il faut souligner que les fondamentaux étaient franchement du côté des acheteurs à Paris, vendredi matin. Il y a une croissance du PIB inespérée de 1% pour la France, de 1,5% pour l’Allemagne et de 0,8% pour l’ensemble de la Zone euro.

Malgré tout, rien à faire : Francfort a terminé en repli de 0,6%, Amsterdam a lâché 0,75% et Madrid a chuté de 1,2%. Cette baisse est liée à la crainte de voir la récession portugaise (-0,7%) contaminer l’économie espagnole qui se redresse laborieusement.

Cependant, ce n’est pas le Portugal qui a pesé sur les places du nord de l’Europe. Alors que Wall Street avait contribué à la réduction des pertes du CAC 40 la veille, c’est l’inverse qui se produisait vendredi puisque le S&P creusait ses pertes à 0,6%. Le Nasdaq affichait -0,8% au moment de la clôture des places du Vieux Continent, avant de fléchir de -1% à mi-séance.

Les causes du rebond de la veille (d’ampleur symétrique) n’étaient pas très évidentes. Certains ont évoqué le rebond du pétrole, ainsi que les bons résultats de Macy’s. Les causes justifiant la rechute survenant ce vendredi étaient pour leur part encore moins évidentes.

▪ Les chiffres américains du jour ont été de bonne facture avec des prix à la consommation aux Etats-Unis qui ont progressé de 0,4% en avril par rapport à mars (+0,5%). L’indice core rate, hors alimentation et énergie, est ressorti en hausse de 0,2% (contre 0,1%).

La vraie bonne surprise du jour provenait du net rebond de l’indice de confiance du consommateur d’après l’enquête de l’université du Michigan. Son baromètre grimpait à 72,4 pour le mois de mai (estimation préliminaire) contre 69,8 en avril, alors que les économistes anticipaient en moyenne un chiffre voisin de 71.

Il faut croire que Wall Street n’aime pas les bonnes nouvelles. Il suffit de se rappeler la clôture négative des indices américains quelques heures après l’annonce de la mort de Ben Laden le lundi 2 mai.

▪ Sur le front des devises, l’euro continuait de glisser (-0,5% à 1,4160 $) — ce qui crée une situation potentiellement délétère suite à la perte de contact avec l’ex-résistance des 1,425 $.

La hausse du dollar s’accompagne de la rechute symétrique du prix du baril sous les 97,5 $ (-1,5%) après le test des 100 $ à la mi-journée. Wall Street a démontré sa vulnérabilité (et son arrimage très étroit) à l’évolution des matières premières depuis 10 jours. Ceci est d’autant plus vrai depuis les relèvements successifs des dépôts de garantie sur le Chicago Mercantile Exchange.

La correction a été soigneusement orchestrée. Elle n’est pas forcément le reflet d’une aversion au risque, mais elle démontre la volonté des autorités d’éloigner le bol de punch, alors que la fête semblait trop folle.

Cela signifie-t-il qu’une main (pas très) invisible va s’employer à décimer les (trop nombreux) acheteurs après avoir laminé les vendeurs ? Un VIX tombé vers 16 jeudi en témoignait.

C’est tout l’enjeu de la semaine qui débute, sur fond d’incertitude grandissante quant à la solvabilité des Etats périphériques européens, mais également des Etats-Unis.

 

PS : Que nous réserve la séance d’aujourd’hui ? Comment vous positionner pour en profiter au mieux ? Retrouvez Philippe Béchade au 0899 88 20 36* pour une analyse exclusive des coulisses boursières… et des conseils pour y adapter votre portefeuille.

*1,35 euro par appel + 0,34 euro / minute. Depuis la Belgique : composez le 09 02 33110, chaque appel vous sera facturé 0,75 euro / minute. Depuis la Suisse : composez le 0901 801 889, chaque appel vous sera facturé 2 CHF / minute.

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Le dollar subira le même sort que toutes les monnaies papier

Isabelle Mouilleseaux

▪ Il n’y a pas de système monétaire « papier » qui tienne dans le temps… C’est ainsi depuis l’invention des monnaies papier. Elles sont éphémères. Le système monétaire construit autour du dollar a aujourd’hui près de 40 ans. C’est déjà une belle performance. Mais ce système touche ses limites, toujours les mêmes…

Car l’homme et la monnaie papier ne font jamais bon ménage. La tentation est trop forte, surtout quand on est un politicien. Imprimer du papier est si facile… vous comprenez, ça fait plaisir à tout le monde. On a l’impression de devenir plus riche. Jusqu’à ce que la machine déraille.

La belle spoliation que voilà…

Comme j’ai l’habitude de le dire : dans un système « papier », trop d’argent tue l’argent. Or l’argent jaillit de partout. Nous sommes en train de nous noyer…

Mais nos « spolitiques » ont voulu bien faire ! Vous explique-t-on Vous comprenez, il fallait bien sauver la planète finance en 2008/2009. Eviter la déflation et la dépression…

Certes, certes… Mais fallait-il aller aussi loin ?

Prenons le cas extrême des Etats-Unis. Ils ont tout de même réussi l’incroyable exploit de mettre l’Etat en faillite latente pour sauver Wall Street. Le puissant empire américain est aujourd’hui à terre.

Il s’est endetté jusqu’au cou pour digérer l’une des plus grandes crises financières de tous les temps, déclenchée par la cupidité et la folie de quelques intérêts financiers privés aux poches profondes.

Résultat : un déficit budgétaire de 10% du PIB, une dette publique de 100% du PIB et une Fed qui inonde les marchés d’argent papier depuis des mois pour sauver l’économie de l’Oncle Sam. La grande spoliation est à l’oeuvre…

Et si on prend la dette globale américaine (ménages, Etats, municipalités, etc.) on frise les 60 000 milliards de dettes. Quatre fois le PIB.

▪ Cette politique de fuite en avant nous mène droit à l’effondrement du roi dollar Le Dollar Index a chuté à un niveau bas historique (valeur du dollar contre un panier de devises clés : yen/euro/livre…)

Ne me dites pas qu’il est en train de remonter depuis quelques jours. Il ne bouge pas contre la plupart des devises, à l’exception de l’euro.

L’euro chute juste plus vite que le dollar en ce moment. Parce qu’il en traîne, des casseroles, lui aussi, comme nous le verrons demain.

 

[Isabelle Mouilleseaux rédige chaque jour l’Edito Matières Premières & Devises, dont cet article est extrait. Cette lettre internet gratuite est consacrée au marché des matières premières et au marché des devises. Passionnée depuis toujours par la Bourse et par tous les marchés financiers, Isabelle s’est spécialisée dans les matières premières et veut permettre à l’investisseur particulier de découvrir et de comprendre l’investissement sur ce marché, ainsi que celui du Forex.]

Première parution dans l’Edito Matières & Devises du 13/05/2011.

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Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

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