J’étais au bord du désespoir. Depuis des années, je noircis des pages, j’use des claviers pour prédire que les adorateurs du veau d’or en papier monnaie fonçaient droit dans le mur. J’ai perdu un temps infini à essayer de convaincre que, lorsque les adorateurs du veau d’or en papier monnaie se rendraient compte de leur erreur, la relique barbare selon Keynes — l’or — referait surface. La catastrophe est bien là, mais la relique barbare ne se réveillait point
inflation
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En Angleterre, les régulateurs financiers ont interdit les ventes à découvert de valeurs bancaires. Que pensaient-ils… qu’ils allaient pouvoir soutenir les cours par décret ? Mais les Américains ont fait la même chose, en plus bête. La SEC a mis en place une mesure d’urgence interdisant les ventes à découvert "abusives". Et que diable est-ce donc, nous sommes-nous demandé ? Peut-être que c’est lorsqu’on vend une entreprise alors que son cours a déjà chuté de plus de 10%… C’est comme donner un coup de pied à un homme à terre ; ce n’est pas très sport
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AIG est un grand acteur financier… et plus spécifiquement un grand acteur du marché des credit default swaps… dont on dit qu’il vaut environ 60 000 milliards de dollars. Personne n’en est sûr — le marché des CDS n’est ni réglementé, ni surveillé. Et personne ne sait ce qui se passerait s’il explosait. Mais personne ne veut le savoir, non plus.
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Lorsqu’on ne peut pas quémander, emprunter ou voler l’argent pour rembourser ses obligations nécessaires, on fait faillite. Voilà pourquoi les autorités américaines sont intervenues pour prendre le contrôle de Fannie et Freddie. Les prêteurs hypothécaires avaient besoin de cash. Et au taux d’intérêt demandé par les prêteurs privés — pour se protéger contre la possibilité improbable que Mac et Mae ne puissent jamais les rembourser — il semblait qu’ils ne pourraient jamais se sortir de leur trou de 100/200 milliards de dollars
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Le brouillard de la guerre — c’est-à-dire de la guerre entre l’inflation et la déflation — se dissipe. Nous commençons à voir plus clairement de quel côté penche la bataille. Le Monde de lundi dernier parlait de la nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac, en la décrivant comme le plus grand sauvetage de l’histoire. Mais qu’est-ce que cela signifie lorsque le gouvernement le plus libéral au monde nationalise son plus grand secteur financier
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USA Today avait le blues vendredi. Un journaliste vient de se rendre compte que la baisse des prix des matières premières n’était pas nécessairement une bonne nouvelle. "Les investisseurs craignent que l’effondrement des prix du pétrole, du charbon et du platine signale une tendance bien plus sinistre : un ralentissement économique sévère à l’étranger qui pourrait freiner l’économie [aux Etats-Unis] et entraver les profits des entreprises américaines"
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La crise immobilière fait rage, l’endettement est massif à tous les échelons (ménages compris) et la crise hypothécaire bat son plein. Dans ces conditions, un relèvement rapide des taux serait suicidaire. Faire imploser le système financier ou accepter un minimum d’inflation, il faut choisir. La Fed a déjà tranché. Elle devrait garder le cap. Je suis même prête à affirmer que la Fed a délibérément fait le choix de l’inflation
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Pourquoi le dollar s’envole-t-il ? Quand trop d’investisseurs pensent et parient dans le même sens, les marchés se déséquilibrent dangereusement. Et quand les excès sont exacerbés, les réajustements sont violents. Ce qui s’est produit cet été pourrait bien être un cas d’école
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Nous avons pensé à la crise du crédit. Nous nous sommes rappelé nos propres mots (à un ami) : "Appeler ça une crise du crédit est sans doute trompeur. Ce n’est pas quelque chose qui se contente d’arriver — puis prend fin. C’est plus probablement le début d’une tendance
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Nous n’allons pas nous donner la peine de jouer aux devinettes. De notre point de vue, l’or est une bonne chose à avoir lorsque les choses tournent mal. Et les choses sont allées si bien, pendant si longtemps, que nous soupçonnons que l’heure est venue pour elles de mal tourner — considérablement mal
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Après la fièvre de dépenses et d’emprunts la plus importante de l’histoire, les Américains ont besoin de temps et d’argent. Ils doivent rembourser leurs dettes. Ils doivent construire une épargne pour leur retraite. Ils ont besoin de temps pour se remettre de leurs erreurs
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Epargne
Un atterrissage en douceur pour les investisseurs obligataires ?
par Bill Bonner 27 août 2008"Wall Street, les banques centrales, les économistes, les politiciens — et la majorité des investisseurs — parient sur un atterrissage en douceur", nous disait un ami new-yorkais. "Le ralentissement de la croissance mondiale a allégé la pression pesant sur les prix des matières premières. Une croissance plus lente permettra de freiner l’inflation, dans l’ensemble. Et tant que l’inflation n’est pas un problème, la Fed n’a pas besoin d’augmenter ses taux — ce qui empêchera le ralentissement de faire trop de mal".
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Décidément, le mois d’août est en passe de devenir un mois maudit pour les marchés boursiers. En 2007, la crise des subprime avait éclaté durant la première quinzaine d’août ; cette année, elle refait surface depuis quelques jours après un rebond de plusieurs semaines qui avait commencé à rassurer tout le monde
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De temps en temps, il arrive de trouver un petit insecte — une mite ou un moustique — fossilisé dans une goutte d’ambre. L’insecte a atterri sur un morceau d’arbre gluant il y a des millions d’années, avant d’être recouvert de sève, laquelle s’est ensuite transformée en ambre. Les prix que l’on constate actuellement sur les marchés reflètent toutes les dernières idées, informations, idées reçues et hallucinations des investisseurs — la sève du moment. L’instant d’après, ils entrent dans l’histoire, on les conjugue au passé… et l’investisseur, comme ce pauvre insecte… est coincé
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La crise a commencé aux Etats-Unis, elle touche maintenant l’Europe, le Japon et je suis prête à parier que les pays émergents n’y échapperont pas. Même s’ils seront peut-être moins fortement touchés… Le découplage pourrait bien être à l’investisseur ce que l’opium de Marx était au peuple
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Georges Soros, milliardaire et grand spécialiste de la finance, vient de prendre une position étonnante. Alors que le baril cotait encore 137 $, il s’est mis à shorter (vendre) massivement le baril de pétrole sur les marchés à terme. Il anticipait donc une baisse. Plus étonnant maintenant : au moment même où il initiait sa position vendeuse sur le brut, il s’est mis à acheter l’or dont il anticipe donc la hausse
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Epargne
Obligations, inflation et pétrole : un trio sur lequel nous ne parierions pas
par Bill Bonner 30 juillet 2008Actuellement, le taux d’inflation US — si l’on en croit les statistiques officielles — frôle les 5%. Acheter un bon à 10 ans plus bas d’un point de pourcentage n’est pas un investissement sûr — c’est de la spéculation, un pari sur la direction des taux à l’avenir. S’ils grimpent… la valeur des T-Bonds baissera
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La semaine dernière, durant notre conférence financière à Vancouver, nous avons assisté aux présentations de divers analystes financiers… essayant de comprendre ce qui se passe actuellement dans le monde de l’investissement. Sur la scène, notre vieil ami Paul van Eeden expliquait pourquoi le prix de l’or est peut-être surévalué
