Vous n’avez jamais entendu parler de Gideon Gono, cher lecteur ? Eh bien, c’est un des meilleurs économistes n’ayant jamais reçu de prix Nobel. Pourquoi ? Parce que M. Gono est un anti-déflationniste avéré. Personne n’en sait plus long sur la lutte contre la déflation que M. Gono. Voilà pourquoi il était un candidat évident au poste de secrétaire au Trésor américain
inflation
-
-
Le prix des bons du Trésor américain à long terme est monté en flèche, tandis que le prix des TIP a chuté. La plupart des TIP à long terme a perdu 15% en moins de deux mois. Evidemment, les investisseurs ne veulent pas entendre parler de la protection contre l’inflation, mais ils vont se battre pour obtenir la protection contre la déflation. Cependant, la déflation est-elle prévisible
-
800 milliards de dollars, c’est toujours beaucoup d’argent […] En déversant tout cet argent des chaudrons bouillonnants de la création de devise sur son bilan, la Réserve fédérale pourrait aussi faire sortir une dose effrayante d’inflation. On pourrait donc pardonner à un investisseur qui voit à long terme de se demander si l’interlude déflationniste d’aujourd’hui ne risque pas se transformer brusquement en une spirale inflationniste vicieuse…
-
Selon les Keynésiens, on doit tourner le bouton marqué "politique budgétaire". Lorsque les dépenses privées ralentissent, il suffit de les remplacer par des dépenses gouvernementales. Simple, non ? Mais lorsque les autorités ont actionné ce bouton — un peu trop fort, il faut l’admettre — dans les années 60 et 70, cela n’a pas semblé fonctionner
-
D’abord, regardons les dernières évolutions des marchés financiers. Les actions ont grimpé, parfois spectaculairement. L’or aussi a repris du terrain. Voici notre analyse très simple : lorsque les actions baissent, l’or baisse moins ; lorsque les actions grimpent, l’or les suit. Nous en concluons qu’il vaut mieux détenir de l’or que des actions
-
Si l’on en juge par les preuves, l’or voit un ralentissement — mais un ralentissement qui ne sera pas aussi dur pour le métal jaune que pour les autres métaux… ou pour les valeurs boursières. Dans le monde entier, les actions ont perdu environ 50%. L’or n’a perdu que la moitié de ce pourcentage. Que voit-il d’autre
-
Dénouement des positions à effet de levier, déflation et crise. Les marchés financiers ont été témoins de la première perte de liquidités qui ait entraîné le dénouement des positions à effet de levier. Cela vous donne des actions américaines au plus bas depuis cinq ans. Ce qui rend tout ça déroutant, c’est que dans une "récession de bilan", ce qui pousse une entreprise ou un investisseur à réduire ses capitaux en les vendant n’a rien de prévisible
-
"Le célèbre mot qui commence par D est de retour", annonçait le Financial Times hier. "La déflation pourrait-elle être le prochain gros choc du système financier ?" Mais où était le Financial Times ces derniers temps ? Le monde n’a jamais vécu pire déflation. Les bourses mondiales ont perdu près de 10 000 milliards de dollars. L’immobilier américain a perdu près de 5 000 milliards de dollars. Le pétrole a chuté de moitié par rapport à son record. L’or est lui aussi en baisse. Bear Stearns est proche de zéro. Même le marché obligataire commence à subir la déflation
-
Le marché action américain est le plus gros du monde. Tous les gérants ont des blue chips en portefeuille. Le déclenchement des ordres s’est traduit par des liquidités en dollars. Tous ceux qui sont hors zone dollar, dans une monnaie incertaine, recherchent un abri dans des situations de krach
-
L’or se tapit sagement sous 900 $ l’once, tandis que la crise se développe. "La fin de monde n’arrive pas très souvent", remarque le dicton canadien. Le début de la fin semblait très proche sur les marchés actions jusqu’au 10 octobre et beaucoup attendaient l’or au tournant. Déception : finalement l’once n’a même pas renoué avec son précédent sommet de 1 000 $. Au coeur de la tourmente, la relique barbare a rencontré plusieurs ennemis bien connus
-
Prenons l’exemple du pétrole. Il est actuellement un peu au-dessous de 90 $ le baril. C’est son niveau du début de l’année 2008. Une bonne déflation par rapport à son point haut. Mais ce retour au début de 2008 est trompeur. Car la parité eurodollar de l’époque était de 1,48. Elle est aujourd’hui de 1,37. Le pétrole est en fait aussi cher qu’au début de 2008. Dès que le dollar va repartir à la baisse, le pétrole corrigera. Le pétrole à lui tout seul suffirait à propager de l’inflation
-
Epargne
Marchés boursiers : les planchers de 2003, ce n'est pas pour tout de suite…
par Dan Denning 15 octobre 2008Les gouvernements ont agi ; ils ont mis en place des plans permettant de racheter des titres et d’injecter des capitaux directement dans les banques mises à mal et dans les valeurs financières. C’est une perfusion de capitaux destinée à sauver les banques. La prise de contrôle des gouvernements donne aux marchés l’impression que le plus dur est passé dans cette crise financière
-
Nous allons assister à une poursuite de la déflation des actifs financiers et immobiliers, une reprise de l’inflation, une montée du chômage. Les marchés actions n’ont pas encore atteint leur point bas. A mon sens, le point bas sera très proche de celui de 2003. Ceci signifie un CAC 40 entre 2 500 et 3 000 points
-
Lundi, Le Monde annonçait qu’il faudrait 1 300 milliards d’euros pour sauver les banques européennes. Selon Libération, le prix grimpe à 1 700 milliards. Quant au Financial Times, il l’annonce comme "le plan de sauvetage européen à 1 873 milliards". Comment se fait-il qu’il coûte plus cher de sauver les banques européennes que les banques américaines ? Les chiffres ne trichent pas, mais les calculs sont tout de même un peu bancals
-
"Ca ressemble assez à une guerre ouverte", déclarait l’économiste financier en chef d’une grande banque japonaise. Que se passe-t-il ? La vague de ventes attendue depuis si longtemps semble être sur nous… Elle a été réprimée, niée et retardée — mais M. le Marché peut enfin s’exprimer. Il parle si fort que même les clowns écoutent
-
Le Congrès américain a approuvé le plan de sauvetage… les secours sont arrivés… tout le monde sera protégé… épargné… sauvé. L’inflation s’éloigne. La prospérité est au coin de la rue. Alléluia ! Mais attendez… Où est le piège ? Il y a une fissure dans tous les vases que Dieu a créés… une fissure plus fine qu’un cheveu. Peut-être invisible à l’oeil nu. Peut-être indécelable pendant des années. Mais heurtez l’objet assez fort… et il se brise en mille morceaux
-
Le CAC 40 a chuté hier. Le pétrole s’est installé à plus de 108 $. L’or s’est rapproché des 900 $. A présent, c’est l’hiver. Nous avons fait un rêve, la nuit dernière… qui était plutôt un cauchemar. C’est arrivé comme un flash… une vision du futur… une sombre terreur nocturne : Qu’a réussi à faire la guerre contre le terrorisme
-
Epargne
9 bonnes raisons de se positionner sur l'or selon la banque suisse Gonet & Cie (1)
par emmanuelgentilhomme 24 septembre 2008Parue le 13 août dernier, la note sur l’or de la banque Gonet & Cie, très dense, ne se limite pas à l’analyse du marché du métal jaune. Elle conseille également d’en profiter : "l’or est un actif réel qui mérite sa place dans chaque portefeuille", affirme la banque genevoise, qui donne même des précisions : elle conseille d’y allouer "entre 7 et 15% de son portefeuille, selon le profil de risque de l’investisseur". Elle avance les neuf arguments sur lesquels repose son raisonnement. Les voici
