Interrogé le 13 janvier par la Commission d’enquête américaine sur la crise financière (FCIC ou Financial crisis inquiry commission), Lloyd Blankfein à déclaré : "Goldman Sachs n’avait fait que son travail, en toute légalité… et c’est le seul critère qui importe aux yeux de ses clients"
Fed
-
-
On a appris cette semaine que la Fed avait eu une année très profitable. Elle a gagné plus d’argent que Goldman Sachs lui-même — 45 milliards de dollars. Comment a-t-elle amassé une telle fortune ? Les journaux rapportent que la Fed a fort savamment racheté la dette dont personne ne voulait… les erreurs de Wall Street. Puis, abracadabra, elle a transformé le plomb en or. Sans rire. Les mauvaises dettes sont devenues des dettes saines. Puis elles sont devenues des dettes ultra-saines… lorsque les investisseurs ont compris que le gouvernement américain soutenait quasiment toutes les dettes émises par les principaux acteurs financiers
-
Epargne
Ça va comme un lundi sur les marchés… normal, c’est le jour de leur piqûre d’adrénaline !
par Philippe Béchade 12 janvier 2010Nous ne faisons pas preuve d’une audace intellectuelle hors norme en faisant l’affirmation suivante : la hausse de Wall Street constitue le moyen par lequel le gouvernement américain, la Fed et ses puissants relais dans le secteur bancaire tentent de faire croire à l’opinion que les gigantesques ombres boursières qui dansent au fond de la caverne sont une manifestation grandeur nature des signaux de reprise économiques. Mais il ne s’agit hélas que de l’animation de minuscules figurines éclairées par le projecteur surpuissant de la création monétaire à taux zéro
-
A Wall Street, les indices boursiers n’ont besoin d’aucune nouvelle, bonne ou mauvaise pour dupliquer jour après jour le même scénario : repli initial, rapide retour à l’équilibre, phase d’hésitation durant la majeure partie de la séance, envolée de dernière minute et inscription d’un nouveau record annuel
-
La Fed et la BCE, dans des notes beaucoup plus confidentielles que celles éditées lors de leurs réunions de politique monétaire, soulignent que la surliquidité temporaire dont bénéficient les marchés n’a pas vocation à encourager une croissance de la masse salariale ni la consommation. Si tel était le cas, le péril inflationniste deviendrait très vite menaçant… ce qui les amènerait à réagir vigoureusement (et tout le monde comprend qu’il serait alors question de l’instauration d’un cycle de hausse des taux)
-
La tendance étant ce qu’elle est, les performances de 2009 ont vocation à se perpétuer. En effet, il est impossible de détecter le moindre support d’épargne susceptible de dégager un rendement comparable (sans le moindre épisode de correction douloureux depuis neuf mois) avec des taux qui demeureront longtemps voisins de zéro. C’est à la virgule près le raisonnement que les stratèges nous tenaient il y a 10 ans avec les dot.com : "cela ne fait que monter, il y a tellement d’argent qui se déverse dans la "nouvelle économie" que tout repli boursier est impossible". Puis ce fut au tour des subprime : il n’y avait pas de meilleure affaire que la structuration et la titrisation de créances à haut rendement
-
Les Banques centrales augmentent la masse monétaire. Mais elles ne peuvent faire fondre l’énorme quantité de cash et de crédit littéralement congelée dans le système. La dépression a réfrigéré l’économie. Les autorités ont ouvert les vannes, mais les liquidités gèlent. Cette vague de froid pourrait durer longtemps. En fait, étant donné que les autorités bloquent les ajustements nécessaires, ça pourrait dégénérer en ère glaciaire. Et les dirigeants ne peuvent pas y faire grand-chose — sinon empirer la situation
-
Nous n’allons pas vous dresser la liste des erreurs de jugement et de stratégie monétaire commises par Ben Bernanke au cours des dernières années ; nous ne voulons pas que, de rage, vous jetiez votre ordinateur par la fenêtre… Cependant, nous ne pouvions passer sous silence cette perle qui résume à elle seule toute une carrière de nuisance larvée au sein des plus hautes sphères du mouvoir financier aux Etats-Unis : "nous ne constatons pas de surévaluation des actifs par les marchés aux niveaux actuels"
-
Epargne
De lingots fourrés au tungstène ? Un scoop qui pourrait "buzzer" lourd !
par Philippe Béchade 25 novembre 2009La Banque centrale britannique, sous l’impulsion d’un certain Gordon Brown, vendit de juillet 1999 à mars 2002 pas moins de 395 tonnes d’or, et ce au cours le plus bas depuis 25 ans, à livre sterling constante. Ces tonnes ont été vendues par l’intermédiaire de ventes aux enchères programmées tous les deux mois, réduisant ainsi les réserves de l’Angleterre à un plancher historique de 314 tonnes — contre 2 500 tonnes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, au début des années 50
-
Epargne
Vendre le dollar et achetez de l'or : est-ce la bonne stratégie ? (1)
par Isabelle Mouilleseaux 25 novembre 2009Nous sommes ni plus ni moins en train d’assister à un combat de titans entre les Banques centrales des pays émergents et la Fed… A ce jeu, l’euro pourrait bien être victime, l’or grand gagnant, le dollar battu, et vous grand bénéficiaire si vous shortez le dollar et achetez de l’or
-
La Fed nous refait le même coup tous les week-ends depuis le début du mois de novembre : ses différents gouverneurs régionaux y vont chacun leur tour de leurs déclarations qui torpillent le dollar durant quelques heures ou quelques jours. Cette fois-ci, c’est James Bullard qui s’y colle
-
Les chiffres parus hier aux Etats-Unis n’ont eu que peu d’impact sur le dollar qui oscille depuis 24 heures entre 1,4830 et 1,4870 euro. Le mouvement de rebond du billet vert était largement amorcé avant la publication du PPI et les chiffres de la production industrielle aux Etats-Unis. Cette dernière n’a augmenté que de 0,1% en octobre, soit nettement moins que prévu par les analystes
-
Epargne
L'activité et les ventes de détail aux Etats-Unis sont fort heureusement décevantes
par Philippe Béchade 17 novembre 2009Horreur, malheur, le dollar faisait mine de ne plus vouloir refluer en direction des 1,50 euro et des 89 yens hier matin. Wall Street se contentait donc d’afficher un gain potentiel de 0,6% en pré-ouverture, tout juste suffisant pour retracer les sommets annuels
-
Epargne
La Fed signe un chèque en blanc à Wall Street pour spéculer sans retenue
par Philippe Béchade 12 novembre 2009Le Dow Jones a pulvérisé un nouveau record annuel à 10 340 points. Un tel retracement en huit mois, c’est un record absolu de rapidité, sans aucun équivalent dans l’histoire des marchés américains et même occidentaux en général. Le S&P 500 s’envolait également de 1,1%… Les places européennes, littéralement euphorisées, explosaient de 1,5%… Pourtant aucune information économique sur le continent européen ne justifiait de se ruer à l’achat de façon aussi exubérante
-
Cette semaine, nous fêtons les 20 ans de la chute du Mur de Berlin. Cet événement a marqué la fin de la plus grande expérience économique dirigée de tous les temps. Qu’ont appris les économistes ? Rien… En 1949, les Soviétiques et les Alliés ont divisé l’Allemagne en deux. Une partie a suivi le chemin traditionnel capitaliste de la reconstruction. L’autre partie a pris le chemin du communisme. De façon tout à fait remarquable, ils ont continué cette expérience pendant 40 ans
-
Les charlatans de la Fed et du Trésor ont fait la plus grosse injection d’adrénaline de l’Histoire. Le secteur privé ne dépense pas ? Peu importe, le secteur public va dépenser pour eux ! Il a fallu près de 100 ans à la Fed pour voir son déficit atteindre les 800 milliards de dollars. Puis, après la faillite de Lehman Brothers, elle a doublé son bilan
-
Deux informations très importantes sont tombées. Tout d’abord, nous avons entendu dire que la crise était officiellement terminée […] L’autre information importante, c’est que la Fed a décidé de pêcher par excès de prudence. Elle va maintenir une politique monétaire souple, jusqu’à la fin des temps si nécessaire
-
Epargne
La logique des marchés demeure un motif de perpétuel émerveillement
par Philippe Béchade 6 novembre 2009La plupart des économistes s’accordent aujourd’hui sur le fait que les milliers de milliards de dollars injectés dans le système financier il y a un an sont littéralement confisqués par les brasseurs d’argent et n’irriguent qu’au compte-goutte l’économie réelle. La Fed continue de faire comme si elle était dupe alors que la croissance des bonus est inversement proportionnelle à celle de l’emploi et de la consommation des ménages
