L’échec annoncé du changement de régime au Venezuela (2/2)
La capture de Nicolás Maduro ne marque en rien la réussite d’un changement de régime au Venezuela.
La capture de Nicolás Maduro ne marque en rien la réussite d’un changement de régime au Venezuela.
Les alliés des États-Unis réorganisent leurs stratégies sans Washington, investissent ailleurs et diversifient leurs partenariats.
En diplomatie comme en économie, la coercition finit toujours par produire l’effet inverse de celui recherché.
Derrière l’agressivité de la politique étrangère de Donald Trump se cache moins une rupture qu’un aveu de faiblesse.
Présentés comme une réponse universelle par l’administration Trump, les droits de douane sont devenus un outil tout usage.
Alors que Donald Trump menace d’imposer de nouveaux droits de douane à des alliés européens, le chaos politique et économique s’intensifie.
En faisant du dollar un instrument de coercition géopolitique, les Etats-Unis ont entamé leur principal atout. Donald Trump, produit pur de l’ordre monétaire post-1971, incarne ce basculement d’un capitalisme créateur de richesse vers une économie de la bulle.
Ressources minières, affaiblissement de l’Europe, renforcement du dollar : une éventuelle annexion du Groenland offrirait aux Etats-Unis un triple dividende stratégique. Un scénario jugé « impensable » en Europe, mais parfaitement cohérent au regard de l’histoire américaine.
Donald Trump multiplie les annonces et les décisions qui bousculent les usages. Le spectre du Roi-Soleil n’est peut-être pas si lointain.
La difficulté à comprendre Donald Trump tient à l’obstination à vouloir le faire entrer dans des catégories qui ne lui correspondent pas.
L’enquête judiciaire visant le président de la Réserve fédérale n’est peut-être qu’un prétexte.
Après l’arrestation de Nicolás Maduro, Donald Trump évoque un possible retour des compagnies pétrolières américaines au Venezuela…
Donald Trump ne s’en cache plus : le droit international ne l’intéresse pas.
Avant Noël, les actions de Huntington Ingalls Industries ont bondi de 10 %. En cause : une nouvelle flotte de guerre voulue par Donald Trump.
La stratégie de Trump illustre le pouvoir asymétrique américain à son paroxysme.
Déjà largement tourné vers l’Amérique du Nord, le Groenland illustre les limites de l’influence européenne face aux logiques de puissance.
De la Somalie au Venezuela, les frappes s’enchaînent, les chefs d’Etat sont enlevés et les déficits explosent.
De Rome à Washington, les mêmes erreurs produisent toujours les mêmes désastres.
