Ainsi donc, nous y voilà ! La petite fête annuelle des marchés financiers — intercalée entre la Saint Nicolas et le réveillon de Noël — s’annonce particulièrement réussie cette année : les opérateurs n’ont pas lésiné sur les préparatifs afin que la "journée des trois sorcières" du millésime 2006 laisse un souvenir impérissable.
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Rappelez-vous le mois de septembre. Alors que l’or sortait — enfin ! — par le haut du grand canal baissier dans lequel il était enfermé depuis mai 2006, l’argent hésitait, tergiversait… L’or s’est ensuite puissamment et rapidement envolé jusqu’à des niveaux très élevés. Pendant ce temps-là, l’argent s’éveillait lentement… réagissant avec retard. C’est un phénomène assez typique pour qui connaît bien la corrélation or argent. L’argent démarre moins vite que l’or à la hausse. Et redescend plus vite que l’or à la baisse. Il faut le savoir… c’est comme ça !
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Si les Etats-Unis se dirigeaient vraiment vers une récession, où serait-elle visible en premier ? Dans les ventes de 4×4. Personne n’a besoin d’un char d’assaut. C’est un achat haut-de-gamme, que l’on peut facilement retarder — surtout lorsque le carburant dépasse les 3 $ le gallon. Et qu’est-il arrivé aux ventes de 4×4 ces derniers temps ? "Winnebago Industries, Thor Industries et d’autres fabricants US de véhicules tous-terrains annonceront probablement que les expéditions ont chuté en 2007 pour la première fois en six ans"… déclare un article de l’International Herald Tribune.
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Le mois de décembre est rarement un bon cru, du fait de la traditionnelle chute d’activité durant la période des fêtes. Néanmoins, pendant que les ménages américains vont faire leurs courses de Noël, le rythme des saisies/ventes aux enchères ne risque guère de fléchir cette année : les banques — dont la trésorerie vacille sous les coups de boutoir du subprime — vont tenter de faire rentrer le maximum d’argent dans leurs caisses d’ici le 31 décembre afin de présenter aux autorités monétaires des ratios de couverture "acceptables" avant le changement d’exercice fiscal.
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Epargne
FCPI et FIP utiles et profitables : à saisir avant fin 2007 !
par alainbaillon 28 novembre 2007Les PME représentent près de 65% de l’économie hexagonale, mais moins de 1% des actifs des Français. Une fois par an, elles vous ouvrent leurs portes… alors participez à leur croissance ! Investissez utilement et profitablement : Les FCPI et FIP sont des fonds qui vous permettent d’accompagner des PME dans leur croissance, et d’investir dans des segments porteurs
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"Rien de ce que la technologie promet ne fonctionne comme prévu", nous disait un participant au dîner d’hier soir. "Où en est-on avec les ‘bureaux sans papier’ ? Toute l’idée de progrès est une fraude. La vie ne fonctionne pas vraiment comme ça. Si l’on en croit le laïcisme, chaque pas est un pas en avant. Mais ce n’est pas vrai ; la moitié du temps, on recule. Chaque génération et chaque personne doit trouver son chemin — à nouveau". Son chemin vers le paradis, peut-être. Mais on ne peut pas nier le progrès technologique. Toutes les nouvelles générations se tiennent sur les épaules de celles qui les ont précédées.
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Le S&P et le Dow ont chuté de 10% par rapport à leur hausse du début du mois d’octobre. Chute qui passe pour une "correction". Cela signifie également que l’optimisme concernant la fin de la crise du crédit début octobre était… sérieusement déplacé. Nous pourrions dire que le marché était complètement à côté de la plaque… mais qui sommes-nous pour discuter ce que dit le marché ? En outre, nous sommes actuellement en équilibre sur la fine ligne qui sépare l’incertitude du risque. Le risque est quantifiable. Si vous pouvez lui coller un nombre, une probabilité, alors vous pouvez vous couvrir en cas d’issue inattendue.
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Lorsque l’on ne peut plus compter que sur les mauvaises nouvelles pour espérer un rebond de Wall Street, c’est que le climat boursier est manifestement déréglé. Le rebond des indices américains (1,5% en moyenne à la mi-séance) a coïncidé avec la résurrection des espoirs de détente des taux de la Fed le 11 décembre prochain, consécutif à la publication de deux très mauvaises statistiques conjoncturelles mardi après-midi.
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Les résultats commerciaux du Black Friday — la fameuse orgie consumériste qui ponctue les célébrations de Thanksgiving aux Etats-Unis — étaient attendus par les marchés avec une fébrilité et une appréhension au moins aussi grande que le prochain plan de licenciement massif anticipé de façon imminente chez Citigroup. C’est tout dire !
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Epargne
Une bombe nucléaire comptable tombe sur les valeurs bancaires US (2)
par lemogamboguru 27 novembre 2007L’arnaque évidente, ici, c’est que toutes ces choses perdant de l’argent seront refilées aux contribuables, comme on le découvre lorsqu’on nous explique que "Fannie et Freddie pourrait payer des primes d’assurances sur ces prêts au gouvernement fédéral, qui ‘agirait comme garant’ en endossant une part du risque de crédit". Hahahaha ! Parlons plutôt de tout le risque — c’est-à-dire 100%, parce que toutes ces choses ont 100% de chances de faire faillite, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle on les a données à Fannie et Freddie pour commencer ! Hahaha !
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Nous pourrions y être, cher lecteur. Cette semaine, on pourrait atteindre trois seuils importants. Lorsque nous vous avons quitté hier, les forces implacables de l’inflation semblaient se diriger tout droit vers l’objet immobile qu’est la déflation. Ce matin, nous vérifions les gros titres. Que s’est-il passé ? Regardons d’abord l’inflation. Le plus inflationniste de tous les prix, c’est celui du pétrole. Et devinez quoi ? Il a atteint un nouveau sommet, à 98 $. La barre des 100 $ n’est plus qu’à une tasse de café Qu’est-ce qu’un pétrole à 100 $ signifierait ? Faites marcher votre imagination, cher lecteur.
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Lorsque nous avons commencé à écrire, il y a six ans de cela, les Etats-Unis étaient en pleine folie boursière. ‘Cela ne peut pas durer’, avons-nous dit. Mais cela continuait déjà depuis plus longtemps que nous le pensions. Nous attendions toujours la fin. Puis, après un moment, nous nous sommes lassé de guetter. Les Etats-Unis sont désormais absorbé dans une folie plus grande encore. Les investisseurs ne sont pas les seuls à avoir perdu la tête… il s’agit également de gens ordinaires n’ayant guère de tête pour commencer.
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Epargne
Une bombe nucléaire comptable tombe sur les valeurs bancaires US (1)
par lemogamboguru 26 novembre 2007Les gens veulent savoir pourquoi la situation est si terriblement bizarre sur les marchés financiers — et je leur réponds qu’il y a plusieurs raisons à cela, et que toutes ont à voir avec l’avidité. Elles sont également liées au proverbe "il faut battre le fer tant qu’il est chaud", alors que Jim Sinclair de jsmineset.com nous rappelle que "le 15 novembre est le jour où une bombe nucléaire comptable sera lâchée sur les établissements financiers. Cette nouvelle exigence comptable demande la vérité sur la valeur de leurs produits structurés, également connus sous le nom de produits dérivés".
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Lorsque nous vous avons laissé la semaine dernière… les choses devenaient intéressantes. Les forces implacables de l’inflation étaient sur le point d’entrer en collision avec l’objet immobile de la déflation. Et les deux deviennent de plus en plus proches. Dans peu de temps, le choc aura lieu. La richesse est en train de s’évaporer. Lorsque la marée se retire, déclare Warren Buffett, on voit qui était en train de nager nu — on découvre qui avait oublié de mettre son maillot.
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Les affaires n’ont jamais été aussi bonnes à Wall Street ! Oh, bien sûr, les revenus ont chuté, des divisions entières se sont volatilisées et des dizaines de milliards de dollars de fortunes d’actionnaires ont disparu des bilans des principaux établissements de crédits. Malgré cela, les primes versées dans cinq des plus grandes sociétés de Wall Street ont bondi de 9% par rapport à l’an dernier — où un record avait déjà été établi.
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Le CAC 40, malgré une belle accélération haussière en seconde partie de séance — consécutive au débordement des 5 450 points –, matérialise symboliquement une seconde perte hebdomadaire : 0,04%, après 0,01% vendredi dernier. Le rush de cette ultime cession de la semaine n’aura donc pas été suffisant pour permettre aux bulls de prendre leur revanche sur les bears, malgré le retour des investisseurs américains absents jeudi, qui ne s’est pas avéré franchement décisif.
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Nous avons eu la surprise de retrouver Nassim Nicholas Taleb au détour d’une page du Monde, cette semaine. Auteur du livre Le Hasard Sauvage et quelquefois de passage dans nos Chroniques, il a un point de vue bien arrêté sur les marchés, les investisseurs… et pourquoi les premiers rendent les seconds complètement chèvres.
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En plus de mes besoins de distractions durant les réunions de ‘discussion’ hebdomadaires, j’ai souvent résisté aux gens qui me demandaient de donner une opinion sur le sens du marché, ce qui n’a pas manqué de causer quelques tensions avec certains amis et parents. Un jour, un ami de mon père, un homme riche et plein d’assurance, m’a appelé durant l’une de ses visites à New York. Il voulait faire appel à mes connaissances sur l’état de toute une série de marchés financiers.
