La presse grand public nous inonde de concepts ‘baissiers’ et ‘haussiers’, faisant allusion aux conséquences de prix plus élevés (haussiers) ou plus bas (baissiers) sur les marchés financiers. Mais nous entendons également des gens dire des choses du style ‘je suis haussier sur Untel’, ou bien ‘je suis baissier sur ce Nassim, là-bas, qui me semble complètement incompréhensible’, pour donner leur opinion sur les chances d’avancement d’une personne dans la vie. Je dois dire que la notion ‘haussier’ ou ‘baissier’ se résume souvent à des mots creux n’ayant aucune application dans un monde de hasard — particulièrement si les problèmes de ce monde, comme ceux du nôtre, se résolvent de manière asymétrique.
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L’heure de vérité approche, et il faudra être patient et résolu pour affronter les dures réalités économiques et sociales du moment. Transformer une entreprise demande déjà beaucoup d’efforts, alors pensez quand il s’agit d’un pays ! La masse silencieuse risque de ne plus le rester. A force de l’accabler, elle finit par donner de la voix et cela risque de s’entendre. C’est dans les semaines et les mois qui viennent que nous allons mesurer le degré de sagesse ou d’inconséquence de nos concitoyens et des hauts responsables.
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Nous observons les nouvelles avec attention. Pourquoi ? Parce que nous pensons que quelque chose va arriver. Les marchés sont dans une position inconfortable — et potentiellement explosive. Les forces implacables de l’inflation semblent prêtes à entrer en collision avec un objet immobile : la chute du prix des actifs. Que se passera-t-il quand ils se rencontreront ? Nous n’en savons rien, mais nous voulons être au premier rang quand ça arrivera.
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Avec la chute du prix de l’uranium — de 138 $ la livre à la mi-juin à 75 $ à la mi-octobre — la première phase du marché haussier de l’uranium a pris fin. Mais nous pensons que les investisseurs devraient se préparer à la "phase deux". Il semble évident que le marché de l’uranium est beaucoup trop tendu pour que tout se passe bien. Mais maintenant que les prix se sont calmés, les investisseurs peuvent profiter d’une excellente occasion de réexaminer le secteur de l’uranium et traquer les valeurs à des prix imbattables.
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Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce que les investisseurs européens tirent les marrons du feu au moment même où leurs homologues américains enfournaient leurs dindes ! Les cours de bourses sont peut-être qualifiés de très bas par nombre d’analystes, mais chacun d’entre eux redoute qu’ils soient encore jugés trop chers, vus depuis l’autre bord de l’Atlantique.
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Quel charivari dans le landerneau économique et social ! Vous ne lisez que des manchettes alarmistes en une des journaux — traditionnels comme financiers, d’ailleurs. Il faut reconnaître qu’aujourd’hui la situation générale, et économique en particulier, suscite plus d’inquiétudes que d’espérances. La hausse de l’euro fait entrer en transes pas mal de gens, d’entreprises, d’exportateurs… et même la BCE, qui trouve à présent que notre monnaie prend un peu trop d’aise.
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Pauvre Freddie. L’organisme de prêts hypothécaires US a annoncé une perte de près de cinq milliards de dollars. Soudain, tout le monde lui est tombé sur le râble. On aurait dit qu’il venait d’allumer une cigarette dans un restaurant de sushi. Les investisseurs ont administré une raclée à la société… dont les actions ont chuté de 30% après qu’elle a annoncé une réduction du dividende allant jusqu’à 50%. Sa sœur Fannie Mae ne s’en est pas mieux tirée, avec des actions en baisse de 22%.
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Comment les ordinateurs de la Fed sont-ils parvenus à modéliser un impact neutre de l’inflation importée sur le panier de la ménagère, ou encore la non-répercussion du doublement du prix du baril en 10 mois sur les coûts de production des entreprises américaines ? Mystère. Comment Ben Bernanke espérait-il faire avaler cela à Wall Street ? Peut-être en calculant que les Américains vont faire de substantielles économies sur le prix des logements et les loyers si la décrue actuelle se perpétue en 2008
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Epargne
Qui, du drapeau rouge ou du pavillon contrarien, flottera fièrement ?
par Simone Wapler 21 novembre 2007J’ai l’impression étrange de revenir à la fin des années 2000. Scrutant la marée montante de liquidités, il me semble apercevoir de moins en moins d’îlots accueillants, de ports susceptibles de nous abriter contre un ouragan, une lame de fond. Et, comble de malheur, à la marée habituelle s’ajoute la marée noire du pétrole. Le drapeau rouge de la baignade dangereuse commence à être un peu effiloché : cela fait si longtemps qu’il flotte. Mais pourtant, aucune vraie vague n’est venue tout emporter… ou pas encore.
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Nous voilà en Irlande où nous marchons… nous flânons et nous cogitons… et les idées s’entrechoquent. Notre sujet de méditation, c’est le "contrarianisme". Nous savons que cela fonctionne dans le monde de l’investissement. "Achetez lorsque le sang coule dans les rues", disait Nathan Rothschild. Mais si ça fonctionne pour l’investissement, pourquoi pas dans le reste de la vie ? "Vous êtes soit contrarien… soit victime", déclare notre vieil ami Rick Rule. Ceux qui suivent les foules sont victime des marchés financiers.
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"Dans les économies en pleine expansion du nord est de l’Asie, la ruée vers la sécurité énergétique a généré une formidable percée dans le marché — un contrat à long terme d’exportation de GNL entre Woodside et l’imposant CPC Corporation de Taiwan, qui pourrait participer à hauteur de 45 milliards de dollars", indiquait hier Nigel Wilson dans le journal The Australian. Quelqu’un a dit sécurité énergétique ?
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Le jeu de mot est de circonstance car Fannie Mae et Freddie Mac, tels des astres morts — après avoir brillé comme des supernovae de 1996 à 2004 — sont en train de s’effondrer sur eux-mêmes en illuminant Wall Street. Mais cette illumination provient du spectre des rayons X, lesquels révèlent l’ampleur des risques systémiques liés à la bulle du crédit immobilier aux Etats-Unis.
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Je suis une pessimiste heureuse : en s’attendant au pire, on s’expose à de bonnes surprises. Mon attente de la GAF (Grande Apocalypse Financière) m’a permis de faire de bonnes affaires. A l’heure où j’écris ces lignes, l’ombre de la GAF plane toujours. Les banques centrales (la Fed en tête) ne se résolvent pas à laisser une bulle se crever. Elles en regonflent une autre en croyant protéger leurs marchés.
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Bud Conrad, économiste en chef chez Casey Research, a confirmé grâce à ses calculs que 10% est une estimation bien plus réaliste de l’inflation américaine que les 3% avancés par le gouvernement US. En utilisant les chiffres de Shadowstats, Bud a calculé l’historique des cours du pétrole avec la méthode de l’indice des prix à la consommation de 1980. Il s’avère que le baril de brut à 39,50 $ en 1980 équivaut à plus de 200 $ en billets verts anémiques actuels.
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La question est toujours en suspens. La marée s’est-elle retirée ou non ? Nous regardons les bouteilles de bière et les canettes de soda. Flottant à la surface des flots, elles devraient nous indiquer le sens du courant. Mais elles semblent bien incertaines ; bloquées dans des tourbillons et des remous, il est difficile de dire dans quel sens flottent les ordures. Et les marchés n’arrivent toujours pas à se décider.
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Epargne
A 48 heures de Thanksgiving, les CDO déjà rôtis comme des dindes !
par Philippe Béchade 20 novembre 2007En ce qui concerne la France, les grèves des transports lui ont permis de pulvériser la barre des 550 kilomètres de bouchons cumulés vers 8h30! Imaginez une file ininterrompue de véhicules partant de Notre-Dame, longeant le Parc EuroDisney avant de traverser la Champagne, puis la Lorraine, puis les Vosges, qui redescend en serpentant à travers le vignoble alsacien jusqu’à Strasbourg. Il y avait de quoi envisager la journée avec bonne humeur…
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Nous avons un exemple personnel à fournir. Un de nos vieux amis nous a annoncé avoir vendu son entreprise, qu’il avait lancée depuis chez lui il y a 35 ans de ça, quasiment sans soutien financier — un véritable exemple de la réussite à l’américaine. A présent, notre ami a la soixantaine ; que peut-il faire ? Il aurait pu gérer sa société lui-même pendant encore 10 ans environ… il aurait pu la transmettre à sa famille. Au lieu de ça, il l’a vendue — pour 140 millions de dollars. A qui a-t-il vendu ? Quelqu’un se trouvant dans le même secteur ? Un autre entrepreneur ? Non. Il a vendu à un groupe d’investisseurs qui — pour autant que nous puissions en juger — n’ont guère d’expérience dans le secteur.
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Nous pensons que le brut va effectivement franchir les 100 $, et qu’il continuera à grimper ensuite. Certes, le brut pourrait baisser à court terme, mais sa destination finale est claire : des prix bien plus élevés. Ce sont peut-être de mauvaises nouvelles pour l’économie US, mais ce pourrait être de bonnes nouvelles pour vous, si vous êtes correctement positionné. Oui, mais où ? Commençons par regarder l’ensemble du tableau…
