Nous n’en sommes pas encore aux portes de la récession mondiale… Mais le coup de semonce a retenti. Il faut s’attendre à une année 2008 difficile et volatile. Quant aux marchés européens, ils sont pris en tenaille entre ces deux pôles. C’est l’une des raisons qui me font penser que les péripéties de la Société Générale ne sont qu’un épiphénomène. Pour le moment, les leviers du marché ne sont pas chez nous. Ils sont d’abord aux Etats-Unis, ensuite en Asie
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Epargne
Un pétrin aussi impénétrable que la défense des "Giants" !
par Philippe Béchade 5 février 2008Pourquoi les beaux esprits qui raillaient les fidèles de la relique barbare se fendraient-ils d’un aussi précieux conseil aujourd’hui ? La FED a abaissé de 225 points ses taux directeurs depuis le 16 août dernier, faisant bondir l’once d’or de 40% dans l’intervalle. L’or est donc passé d’un plancher de 640 $ de fin mai à la mi-août jusque vers un zénith de 935 $ le 1er février. Oh, nous sommes bien convaincus qu’en achetant des ETF (ou trackers) adossés au métal jaune, vous gagnerez bel et bien de l’argent d’ici fin 2008. Mais pour engranger des profits estampillés 24 carats, il vaudrait mieux ne pas vous précipiter sur le compartiment aurifère
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Sur les marchés, le yo-yo continue… dans un environnement économique de plus en plus incertain. Difficile de dire, à ce stade, si le débouclage des 50 milliards de positions Société Générale entre le 21 et le 23 janvier a pesé profondément sur les cours. Une chose est sûre cependant : cet "accident industriel" ne doit rien au hasard. Exactement comme dans le cas de la Barings, il s’inscrit dans un contexte de marché baissier, avec une volatilité accrue, qui opère un ménage brutal dans les positions les plus spéculatives. C’est pourquoi il faut aller chercher nos explications plus loin
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Les journaux américains parlent des "premières pertes d’emploi en quatre ans" et de la venue d’un ralentissement économique… ou d’une récession. Les sondages effectués auprès d’économistes mettent les probabilités de récession à 40% ou 50% — pour ce que ça vaut. Mais les choses les plus importantes sont toujours celles dont on ne parle pas. On n’en parle pas parce qu’elles sont trop difficiles à comprendre ou trop laides pour être regardées en face
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Epargne
Yahoo ! Une rafale d’OPA fait claquer la porte de la déprime
par Philippe Béchade 4 février 2008La question cruciale — si l’on en croit les acteurs du marché — n’est plus de savoir si une OPA sera lancée sur la Société Générale… mais quand. Les rumeurs vont bon train concernant une offre survenant avant l’augmentation de capital de 5,5 milliard d’euros annoncée le 24 janvier dernier. Sur l’ensemble de la semaine, avec ses 19% de hausse et ses 75 millions de titres échangés, la Société Générale fut de très loin le principal contributeur à la hausse du CAC 40
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Phénomène nouveau, les pays émergents s’y mettent aussi ! Le tout premier d’entre eux est… la Turquie. Lancé sur le marché d’Istanbul en 2006, le "Goldist" est le premier ETF sur or recensé dans un pays émergent. Il rassemble actuellement 1,3 tonne d’or, et est organisé par des banques turques
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Ayez la bonté de nous pardonner si vous avez l’impression que nous nous attardons un peu trop sur le marché des prêts immobiliers américains. La raison pour laquelle nous le faisons, c’est que nous constatons que ce que la Réserve fédérale américaine prévoit de faire et ce qu’elle fait vraiment sont deux choses complètement différentes. Elle tente peut-être de venir en aide aux emprunteurs en détresse en leur donnant une chance de se renflouer grâce à des taux plus bas. Et elle tente peut-être également de relancer les marchés boursiers et l’immobilier. Mais rien ne fonctionne comme prévu
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Epargne
Petite histoire des hallucinations de ces trois dernières décennies
par Bill Bonner 4 février 2008David Fuller a raison. Ce que nous observons en réalité, c’est le déclin des Etats-Unis d’Amérique… de leur devise… de leur base de capitaux… et de leur compétitivité dans l’économie mondiale. Les politiciens peuvent essayer d’ouvrir de nouvelles lignes de crédit à des familles ne parvenant plus à joindre les deux bouts ; ce qu’ils font en fait, c’est leur donner la corde pour se pendre. Le vrai problème, c’est que les salaires américains n’ont pas suivi le rythme de l’inflation ; en d’autres termes, l’Américain moyen n’est plus aussi riche qu’il l’était. Il ne peut que faire semblant d’être riche
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Ben Bernanke ne se montre pas plus rassuré que nous et il a décidé de sortir le grand jeu par deux fois en l’espace d’une semaine, réduisant le loyer de l’argent de 125 points de base de 4,25% à 3%. Tout cela dans le but de réduire le "stress considérable affectant les marchés financiers face à l’enlisement de la crise immobilière", sans parvenir à restaurer la confiance
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Une chose est certaine : 2008 sera une année boursièrement difficile. Les marchés connaîtront des crises successives au gré des mauvaises nouvelles qui parviendront du front des crédits pourris et de la croissance mondiale. Et je n’ose pas imaginer ce qui arriverait si d’aventure la monstrueuse bulle spéculative qui enfle à Shanghai venait à exploser (un consensus ultra-majoritaire voudrait que rien de fâcheux ne se produise avant les Jeux olympiques de Pékin… mais rien n’est plus dangereux boursièrement que ce genre de "sentiment" unanime et qui relève du voeu pieux)
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Officiellement, l’inflation US dépasse un peu les 4%. Le gouvernement intervient ensuite gentiment en soustrayant les choses les plus importantes — la nourriture et le carburant — ce qui lui permet d’obtenir un "taux central" d’inflation bien plus bas. De combien les prix à la consommation augmentent-ils vraiment ? Personne ne le sait. A l’occasion, un économiste ou un journaliste sort faire quelques courses et tente de calculer la hausse des prix. En général, leurs chiffres de "l’inflation" frôlent plutôt les 10%. Bien entendu, les résultats varient selon l’endroit où vous êtes et ce que vous achetez
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Un nouveau jour, une nouvelle baisse des taux. La Fed a abaissé son taux directeur de 50 points de base, comme anticipé. Le Dow a chuté. Au dehors des salles de réunion de la Fed, la guerre entre l’inflation et la déflation se poursuit. Comme on pouvait s’y attendre, les gains de l’inflation sont jusqu’à présent plutôt concentrés — sur l’or et sur certaines matières premières mondiales comme le pétrole. La déflation, pendant ce temps, avance à grands pas
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La manière dont les évènements se sont enchaînés pour aboutir à la crise des subprime intéresse à présent le FBI. D’après le Wall Street Journal, plusieurs enquêtes fédérales pour soupçons de fraude comptable, abus de confiance et délit d’initiés auraient été diligentées auprès de 14 établissements financiers
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Depuis l’origine de la crise, nous avons simplement prévenu nos clients et lecteurs que cette bulle spéculative colossale — qui concerne 900 milliards de dollars de prêts à taux variable, très risqués, auxquels nous pouvons ajouter 2 000 milliards de dollars si nous prenons en compte les tranches high yield (à haut rendement) de prêts plus classiques — rendait la situation globalement très explosive. Les banques disposent des mêmes informations et des mêmes méthodes d’analyse que nous. C’est la liberté de communication qui diffère
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Les places boursières se refont une petite santé ! Les mauvaise langues prétendent que c’est sur le dos de la Société Générale qui a "bradé le papier" pendant trois jours (du 21 au 23 janvier)… Les augures semblent en tout cas favorables en cette dernière journée de réunion de la Fed, qui se tient à 48 heures de la publication des chiffres de l’emploi aux USA du mois de janvier
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Lorsque M. le Marché a recours à la peur, M. le Manipulateur de Marchés a du mal à l’en empêcher. Les investisseurs effrayés ont mis à mal les actions — effaçant plus de 1 000 milliards de dollars de richesse implicite. Les propriétaires pris de panique ont vendu des maisons — soustrayant près de 2 000 milliards de dollars de valeur implicite des actions immobilières. La crise du subprime devrait effacer un demi-millier de milliards supplémentaire. Des milliards ici… des milliards là
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Les analystes étaient si excités à l’idée d’annoncer l’indépendance de leurs économies par rapport aux Etats-Unis qu’ils en ont oublié qui conduit l’économie mondiale… c’est-à-dire le consommateur américain. Sa force, ou sa faiblesse, détermine en grande partie la quantité de pétrole consommée, le nombre d’ordinateurs achetés et le nombre de hamburgers avalés
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Epargne
Matières premières : comment réagir face à la crise boursière (2)
par Isabelle Mouilleseaux 30 janvier 2008Nous sommes dans une grande tendance haussière, certes. Mais il y a toujours des périodes de repli temporaire, dans une telle tendance. Nous sommes en ce moment même au cœur de l’un de ces replis. 2008 sera une année difficile. En cause ? Le ralentissement de l’économie US, notamment dans le secteur de la construction et de l’immobilier. Le grand avantage pour vous, c’est que vous allez pouvoir "prendre le train" des métaux industriels quand nous aurons atteint le creux de la vague
