Beaucoup de commentateurs évoquent la période des soldes sur les marchés financiers. Nous trouvons la métaphore particulièrement pertinente car ce à quoi nous assistons depuis 10 jours coïncide à merveille avec le canevas marketing et la rhétorique qui s’appliquent au déstockage des boutiques et des grands magasins
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Le pétrole est à 145 $, un petit goût de panique commençait à s’étendre sur les marchés cette semaine, et les consommateurs, quant à eux, font une figure longue comme un jour sans pain. Ce n’est pas étonnant : les chiffres de la croissance sont eux aussi en berne, le pouvoir d’achat — on ne se lasse pas de nous le répéter — recule, et ainsi de suite. Jusque là, tout va bien, je suis à peu près
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Quels que soient leurs défauts, les Américains ont une capacité de résistance, d’innovation et de rebond jamais égalée dans le monde jusqu’à maintenant. Ils vont sans doute avoir une année avec un taux de croissance faible, quoique légèrement positif, mais je crois qu’ils seront les premiers à redémarrer, et de manière forte
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La semaine n’a pas été terriblement gratifiante pour les investisseurs… et elle suivait l’un des pires semestres de l’histoire boursière. Si l’on en croit l’indice mondial MSCI, les investisseurs n’ont pas pris une telle raclée depuis 26 ans
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Le monde continue de tourner et les ressources naturelles continuent à être utilisées. En dépit de ce raisonnement élémentaire, les "experts" continuent leur débat sur la diminution ou non des ressources en question. Mais les preuves sont évidentes, du moins pour votre chroniqueur
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Les bulls n’ont peut-être pas encore gagné la partie… mais les bears qui abusent du champagne depuis une bonne semaine se sont montrés moins efficaces hier. Ils semblent devenus plus patauds, leurs coups de griffe sont moins précis, ils laissent certaines de leurs victimes préférées s’échapper par des brèches dans la clôture
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Dans les coffres des diverses banques centrales du monde entier reposent environ 4 800 milliards de dollars de réserves en devises étrangères — fruits des ventes de pétrole et de gadgets, en majeure partie à des consommateurs américains. Et comme les oranges ou les papayes… ces dollars ont une date d’expiration
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Même dans les pays développés, les ponts s’effondrent, les canalisations se rompent ou explosent, les pannes d’électricité plongent des villes entières dans l’obscurité. Pour remettre en ordre tout cela, les Etats vont devoir dépenser des fortunes. Et ils n’ont pas le choix : la population le demande, et de plus, la compétitivité économique l’exige
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Epargne
Laxiste avec les puissants, impitoyable avec les faibles…
par Philippe Béchade 3 juillet 2008Aux Etats-Unis, le marché du travail se dégrade. Le secteur privé américain a détruit 79 000 emplois au mois de juin, selon le cabinet Automatic Data Processing (ADP), quand les économistes tablaient seulement sur 20 000 destructions
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36 nouvelles centrales nucléaires sont en cours de construction, 93 sont à l’état de projet avancé et pas moins de 218 à l’état de proposition. A moyen terme, le parc nucléaire va presque doubler. Il est plus que temps de se mettre à chercher de l’uranium, et surtout d’en trouver
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Alan Greenspan est de retour en première page. Selon lui, "le risque était lourdement sous-évalué" l’été dernier. Dommage qu’il ait attendu un an pour en parler
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Epargne
Hausse du pétrole : mauvais pour les actions… bon pour l'or !
par La rédaction 2 juillet 2008Vous êtes-vous déjà demandé, habité par une curiosité malsaine, ce que pouvait être l’investissement à l’époque de la Grande Crise ? Et bien, investisseurs masochistes du monde entier, unissez-vous ! Juin était votre mois
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Epargne
Comme on se débarrasse d'un fond de pastis un peu tiédasse…
par Philippe Béchade 2 juillet 2008Si nous n’avions tant disserté sur les causes d’un futur effondrement des indices boursiers depuis le début du mois de mai dernier, nous éprouverions une certaine allégresse en passant en revue la liste des facteurs négatifs qui plombent l’ambiance sur les marchés financiers
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L’uranium est une matière première bien singulière. D’abord car d’un point de vue scientifique, c’est un métal. Ensuite car son prix a connu l’année passée une hausse vertigineuse, avant de s’effondrer littéralement pour ne coter plus que 57 $/livre (lb) aujourd’hui. Voilà qui appelle quelques explications et un peu de prospective
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Dans l’état d’esprit où évoluent les marchés depuis le 2 juin dernier, n’importe quel concept économique teinté de pessimisme… n’importe quelle rumeur touchant une valeur financière… n’importe quelle évocation d’une hausse du loyer de l’argent… suffit à plonger les marchés dans des abîmes de neurasthénie.
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Le New York Times nous annonce que le nombre d’Américains qui ne peuvent pas payer leurs prêts hypothécaires continue de grimper. Ils étaient 2,6 millions il y a six mois. A présent, ce chiffre atteint les trois millions
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Les places financières du Vieux Continent accusent en moyenne un recul de 20% depuis le début de l’année. Seulement, la baisse de ces dernières semaines a été sournoise car rampante, et donc moins perceptible que le mouvement de panique de janvier. Il faut dire que cette fois, les journalistes un peu simplistes n’avaient pas de "trader fou" à se mettre sous la dent
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La semaine dernière, on a vu des fantômes. Nombre d’analystes ont cru voir le spectre des années 30. D’autres auraient pu jurer avoir aperçu l’esprit des années 70. Les marchés ont chuté un peu partout. Les causes de cette punition, si l’on en croit les journaux, sont les mauvaises nouvelles provenant du marché du pétrole. Le baril a terminé la semaine à plus de 140 $
