Il nous semble cependant très prématuré d’assimiler l’embellie qui se dessine depuis le début de la semaine — caractérisée par trois séances de hausse consécutives sans correction intermédiaire — à une vague de fond appelée à se renforcer au fil des semaines. En effet, miser sur le franchissement des résistances apparues durant la période du 25 janvier au 27 février suppose une foi inébranlable dans la capacité des banques centrales à assumer le rôle de prêteur en dernier ressort alors que le montant des pertes potentielles sur les subprime excède à lui seul les 930 milliards de dollars de bons du Trésor détenus par la Federal Reserve
Epargne
-
-
Le Dow a grimpé. L’or, pendant ce temps, s’est pris une raclée. Le pétrole est resté ferme, tandis que le dollar a grimpé par rapport à l’euro. Les marchés asiatiques ont eux aussi repris du poil de la bête. La crise bancaire est terminée, titre Bloomberg. Les mauvaises nouvelles sont déjà prises en compte dans les cours. Si l’on en croit l’article, le départ de Marcel Ospel, directeur d’UBS, a marqué le plancher absolu du déclin du secteur financier. A partir de maintenant, on ne fera que grimper. Que doit-on comprendre de tout cela ? Prenons un peu de recul
-
Partout dans le monde, nous jetons ; et c’est bien là le problème. Le monde des déchets est immense dans sa diversité comme dans sa quantité. La tendance est forte et durable, et les entreprises amenées à se développer seront nombreuses. Montez dans le train tant qu’il est temps
-
Notre collègue de Melbourne, Dan Denning, pense que nous avons un problème, à La Chronique Agora. "La majeure partie des choses prédites par notre ligne éditoriale (vieille de près de 10 ans, maintenant) s’est produite", écrit-il. "Et maintenant ?". Les lecteurs se lassent de nos thèmes… ils veulent un vrai dénouement. Sauf que ce dénouement va prendre du temps
-
Les plus fervents partisans du métal précieux, s’ils se montrent suffisamment patients, pourraient bénéficier d’une belle fenêtre pour réinvestir dans des conditions aussi favorables qu’il y a trois mois, lorsque l’once d’or a rebondi dans la zone des 800 $… mais aussi et surtout battu un record historique face à l’euro, ce qui lui ouvrait un boulevard vers des sommets que nous estimions vertigineux
-
Certains analystes pensent que les prix des matières premières pourraient chuter de 50% à mesure que les spéculateurs dénouent leurs positions faisant jouer l’effet de levier. Ont-ils raison ? – Cela vaut la peine d’y jeter un oeil. Mais nous pensons que les baissiers sur les matières premières ont les yeux fixés sur l’économie financière — au point qu’ils en oublient l’économie réelle
-
Aux dernières nouvelles, cependant, le M3 européen frôlait un quasi-record de trois décennies, à 11,5% en janvier 2008. Qu’est-ce que cela signifie pour vous, moi et tous ceux qui essaient de protéger leur épargne et leurs revenus contre la hausse des prix à la consommation ? Bien trop souvent, des traders cherchant des gains rapides dans l’or vous montreront une connexion de très court terme entre l’euro et l’or
-
Talons hauts, talons plats… il nous a été plus facile d’obtenir ces renseignements que des indications sur l’évolution prévisible des marchés et des indices boursiers au Salon de l’Analyse Technique. Le consensus que nous avons recueilli au fil des conférences auxquelles nous avons assisté était du type "p’têt ben d’la hausse, p’têt ben d’la baisse", et les plus inspirés votaient pour le scénario de la consolidation latérale
-
Durant le week-end, les gens ont eu le temps de penser. Dommage. La réflexion mène à l’action, qui mène aux problèmes. Ce à quoi pensent les commentateurs, les experts et les politiciens, c’est au moyen de "régler" les problèmes des marchés de capitaux. La plupart d’entre eux seraient incapables de changer un pneu — mais cela ne les arrête pas. Ils s’imaginent pouvoir trouver le trou dans le système monétaire mondial… et le réparer
-
Là où Ben Bernanke voit soupes populaires et déflation, les banquiers centraux oeuvrant pour défendre la devise allemande à Bonn durant cinq décennies ne pouvaient voir qu’inflation galopante de la masse monétaire. A deux reprises
-
Le marché parisien a enfin bénéficié d’une vague de rachats à bon compte, après quatre semaines consécutives de repli et plus de 550 points perdus d’une seule traite depuis le 27 février dernier. Alors que le pessimisme semblait à son comble à la veille du week-end de Pâques, le souvenir de la débâcle de Bear Stearns étant encore tout frais dans les esprits, Wall Street s’est appliqué à prendre le consensus baissier à contre-pied les 20 et 24 mars, à l’occasion des deux séances inaugurant le deuxième trimestre 2008
-
J.P. Morgan a rédigé une note déconcertante pour ses clients positionnés sur les matières premières. Entre autres, il prétend que "le statut de refuge de ce secteur a, de façon ironique, augmenté son profil de risque en faisant de sa performance relative un produit dérivé des conditions du marché financier". Depuis quand les valeurs du secteur des matières premières sont-elles un refuge ? En ont-elles jamais été un ?
-
Selon Bloomberg, les efforts de la Fed pour assouplir le crédit ont porté leurs fruits. Les réajustements de prêts ont été moins problématiques qu’on l’anticipait — parce que ces réajustements sont liés au Libor, qui a été réduit par l’action des banques centrales. Bien entendu, les gens perdent toujours leurs maisons en nombres record — mais ce n’est pas nécessairement à cause des réajustements de prêts
-
Dans le brouhaha qui régnait lorsque l’or a passé la barre des 1 000 $/once, un autre seuil a été franchi, dans ce marché haussier de neuf ans — et il est passé parfaitement inaperçu. Comme la clinquante barre des 1 000 $, ce niveau offre un joli chiffre rond que les medias pourront mettre en avant. Il arrive même avec un zéro en plus. Mais ce niveau pourrait se révéler bien plus important que les 1 000 $/once — et pour bien plus de gens — parce qu’il montre à quel point la tendance haussière des cours de l’or a été solide et forte jusqu’à ce jour. Historiquement, il souligne les tendances sous-jacentes à la fois de la faiblesse du dollar et de la vigueur du métal jaune
-
J’ai regardé le journal télévisé cette semaine — un fait assez rare pour être signalé… Et par un complet hasard, je suis tombée juste à la fin d’un reportage concernant les ménages américains poussés à la faillite par le réajustement de leurs prêts à taux variables
-
A l’occasion, et comme j’utilise le statut d’analyste technique comme couverture pour me rapprocher discrètement de la présidence — et de Carla –, je laisserai également traîner une oreille dans les amphithéâtres et les auditoriums de l’Espace Cardin afin de glaner quelques idées concernant l’évolution des marchés financiers d’ici fin 2008
-
Avec tout ces risques sur les marchés, vous pensez peut-être qu’il vaut mieux placer vos économies dans un livret A et attendre que ca passe. Erreur ! Double erreur ! Car non seulement l’inflation rogne vos maigres 3,5% d’intérêt… mais en plus, vous passez à côté d’opportunités qui peuvent vous garantir une forte rentabilité… comme l’immobilier
-
Un lecteur australien nous écrit : – "Cela fait longtemps que vous parlez de votre ‘Transaction de la décennie’, qui consiste à acheter de l’or. Faut-il que nous en entendions encore parler jusqu’à la fin de la décennie en question ? Je lis votre chronique parce que je vous trouve irrévérencieux et contrariens. Mais maintenant que l’or est largement vanté un peu partout, ne serait-il pas temps d’aller voir ce qui se passe ailleurs ?". Oui, c’est vrai. Vous n’avez pas tort. Nous y avons beaucoup réfléchi dernièrement — et voici notre réponse
