Le rebond des marchés boursiers repose sur des fondamentaux bien fragiles
Qu’est-ce qui va mieux depuis le rebond amorcé le 11 février, après 15% de repli par rapport au 1er janvier ? « Rien » est la bonne réponse… mais elle n’est pas suffisante.
Rédacteur en chef de « La Chronique Agora » et de « La Lettre des Affranchis », Philippe Béchade rédige depuis 2002 des chroniques macroéconomiques et boursières. Il est également l’auteur d’un essai, Fake News, qui fait office de manuel de réinformation sur les marchés financiers. Arbitragiste de formation, analyste technique, il fut en France dès 1986 l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Intervenant régulier sur BFM Business depuis 1995, rédacteur et analyste contrarien, il s'efforce de promouvoir une analyse humaniste, impertinente et prospective de l’actualité économique et géopolitique.
Qu’est-ce qui va mieux depuis le rebond amorcé le 11 février, après 15% de repli par rapport au 1er janvier ? « Rien » est la bonne réponse… mais elle n’est pas suffisante.
Le système bancaire serait à l’image de la Deutsche Bank : « solide comme un roc »… Mais existe-t-il une variété de roche qui résiste à une pression de 50 000 milliards d’euros d’encours sur les marchés dérivés ?..
L’actualité économique est porteuse de sombres présages… Avant de la commenter, toutefois, nos pensées vont aux victimes du tremblement de terre qui a dévasté le centre de Taïwan…
Les banques, à l’avant-garde de la reprise, choyées par la BCE mais tellement en retard, et tellement décotées ! Il était même question de niveaux de valorisation aberrants sur Crédit Agricole, ou BNP Paribas avec un PER pour 2016 inférieur à sept fois les bénéfices anticipés…
Tout ou presque a été dit et écrit sur la sinistre farce des chiffres du chômage en France : comment ils sont manipulés, magouillés et même torturés pour servir les intérêts bien compris des gouvernements en place…
Les marchés perdent 10% en 12 séances, le pétrole 25% au cours du même intervalle… et voilà la BCE qui passe en mode « illimité ». Ce n’est pas une interprétation ni une figure de style sensationnaliste mais bien le coeur du message que Mario Draghi a voulu faire passer…
Malgré l’envolée du VIX — le baromètre du stress à Wall Street — vers le seuil des 30 vendredi dernier, nous ne cautionnons pas les commentaires alarmistes des amateurs de sensationnalisme. Car il ne se passe encore rien de vraiment sensationnel…
Au milieu du tumulte indiciel boursier, de l’effondrement du pétrole et de l’attentat à Istanbul, certaines informations qui auraient fait la Une des médias économiques sont passées complètement inaperçues la semaine dernière…
Peu avant la Trêve des Confiseurs, nous avons fait l’incontournable inventaire des prévisions des uns et des autres pour 2016. 90% des gérants déclaraient s’attendre à une hausse comprise entre 10% et 25% sur le CAC 40…
Quand la trêve des confiseurs s’est enclenchée à la veille de Noël, certains gérants croyaient encore au rally de fin d’année. La séance du 23 décembre leur avait redonné espoir…
Les quantitative easings, les OMO, les taux zéro pour une durée interminable… Tout cet activisme monétaire en faveur du système financier n’a constitué qu’une machine à transférer la richesse au profit d’une minorité d’obligés…
Il est de ces rares séances sur les marchés financiers où tout semble devenir limpide, jusqu’aux plus surprenants paradoxes. La journée de vendredi l’a parfaitement illustré à Wall Street…
Les marchés progressent constamment dans leur analyse de « ce qui compte vraiment ». Ils ont effectué un nouveau saut quantique la semaine dernière…
Le mois boursier de novembre s’est achevé vendredi dernier sur une performance de haute volée. Le CAC 40 et l’EuroStoxx 50 étaient encore en lice jeudi dernier pour un gain de 5% par rapport à la précédente séance des « Trois sorcières » du 16 octobre dernier…
Les mots prononcés par le président de la République dès vendredi soir ont été forts. Les décisions annoncées sont sans précédent depuis les dernières convulsions de la guerre d’Algérie.
▪ François Villeroy de Galhau a réservé ses premières impressions de nouveau patron de la Banque de France au journal allemand Handelsblatt. Histoire sans doute d’asseoir sa stature européenne à…
Les investisseurs se sont focalisés sur une consommation américaine qui a connu une progression ébouriffante de 3,2% au troisième trimestre, alors que Wal-Mart a lancé mi-octobre un profit warning lié à… la faiblesse persistante des dépenses des ménages…
Il y a vraiment de quoi faire des sauts périlleux au milieu d’un lâcher de serpentins puisque la POBC a dévoilé ses 63ème, 64ème et 65ème mesures de soutien monétaire pour cette seule année 2015. Vous aurez vite fait le calcul : cela fait une moyenne de sept par mois…
