Quand la réalité rattrape les cours de Bourse
L’inflation des prix des biens et service se produit avec un long retard par rapport à l’inflation des prix des actifs financiers, mais les deux pourraient bien être liées.
L’inflation des prix des biens et service se produit avec un long retard par rapport à l’inflation des prix des actifs financiers, mais les deux pourraient bien être liées.
Le grand cirque de l’endettement continue d’enchaîner les numéros tous plus impressionnants les uns que les autres… et nous n’en sommes qu’au début du spectacle !
Alors que l’inflation fait rage, les réunions des banquiers centraux sont présentées comme autant de conseils d’état-major pour préparer une contre-attaque et décider d’un plan de bataille. Pour le moment, l’illusion fonctionne, et les marchés réagissent comme prévu.
La comparaison est utilisée depuis longtemps entre les pays européens pour déterminer lesquels ont plus de chances de rembourser leurs dettes, mais elle vaut aussi de l’autre côté de l’Atlantique…
La Fed se prépare à augmenter les taux d’intérêt, ce qui est généralement mauvais signe pour l’or. En réalité, les marchés font un magnifique cadeau aux investisseurs de la relique barbare. Voici pourquoi…
La chute récente sur les marchés ne sort pas de nulle part, et ce n’est pas plus une surprise que tous les actifs financiers soient touchés en même temps. Le modèle ne peut plus fonctionner indéfiniment…
Que faire quand les prix de quelque chose d’aussi essentiel que l’électricité augmentent ? La réponse toute trouvée de certains gouvernements : fixer ces prix eux-mêmes… et tant pis pour les conséquences économiques…
Même si l’inflation est déjà élevée, elle risque d’encore plus augmenter dans les mois qui viennent. Au moins deux facteurs vont notamment la pousser à la hausse.
On pourrait croire qu’avec un accès inédit aux leçons de l’Histoire, moins d’erreurs seraient commises par nos dirigeants. Sauf qu’ils continuent de réutiliser des outils qui n’ont pas fonctionné…
Les prévisions de Bill faites en 1999 semblent désormais se réaliser, avec un seul écueil : la Fed pourrait remettre des grains de sables dans la machine, et aggraver encore plus la situation.
La situation actuelle est très différente de celle de l’inflation des années 1970. Les solutions qui ont été mises en œuvre à l’époque sont désormais accompagnées de risques que la Fed refuse de prendre.
D’un côté, le président de la banque centrale américaine a annoncé des mesures en demi-teinte, pour ne pas affoler les marchés. De l’autre, un expert qui a vécu l’inflation des années 1970 de l’intérieur propose des solutions bien plus importantes.
Il est possible de se résigner aux dettes colossales et à l’inflation, voire même aux rayons vides dans les supermarchés. Mais il est plus important de se demander si cela était évitable, et quelles autres décisions auraient dû être prises.
Si l’absence de débat a permis la situation actuelle, certains ont clairement plus profité que d’autres des politiques appliquées sans opposition ces dernières décennies.
Placer son épargne sur un compte qui rémunère quelques pourcents peut sembler le meilleur moyen de perdre du pouvoir d’achat, en période d’inflation forte. C’est oublier le risque que courent beaucoup d’autres actifs.
Nous n’en avons pas fini avec l’inflation : sans même compter les écueils temporaires qui la font monter, les priorités établies par nos gouvernements continuent d’y mener tout droit.
Il est possible de croire que toutes les mesures mises en place en réaction aux crises sont des conséquences absolument involontaires, appliquées uniquement sous la pression de la situation… En réalité, certaines ont bien été choisies, et peu importe les effets secondaires.
En appuyant sur un bouton, la Fed a créé des milliers de milliards de dollars. Un autre lui permettra d’interrompre le mouvement. Si le premier a provoqué une vague d’inflation, et que le second pourrait l’arrêter, il pourrait aussi causer de nouveaux problèmes…
