La BCE était bien dans son rôle en soutenant les pays émetteurs ; la Fed avait même recommandé publiquement aux autorités monétaires européennes de ne pas hésiter à gonfler son bilan avec des dettes offrant une forte rémunération pour un risque négligeable. Restait toutefois à connaître le montant de ce coup de pouce
Fed
-
-
Ben Bernanke déclare que l’économie américaine enregistrera probablement une croissance de 3% à 4% cette année. Pas mal, hein ? On peut cesser de s’inquiéter, non ? Attendez une minute. Nous ne savons pas si l’économie américaine va croître cette année, pas plus que Ben Bernanke. Mais même si elle se développait de 3% à 4%, est-ce que ça signifierait qu’on profiterait d’une authentique reprise
-
La majorité des investisseurs reste extrêmement optimiste et ne voit rien venir. Au contraire des insiders, qui sont vendeurs nets depuis des mois. La fête ne devrait plus durer car elle repose sur l’effet de levier frénétiquement utilisé, en fin d’année, pour obtenir une performance positive, quitte à détruire de la valeur
-
Epargne
Venez tester la roulette miraculeuse du casino "Fed’Beaux Rêves"
par Philippe Béchade 17 janvier 2011Et de quatre ! Les places européennes enchaînent une belle série haussière : de "grosses mains" ont allègrement tordu le cou aux vendeurs du début de la semaine. Ces derniers avaient pris position sur la foi d’un signal baissier de belle facture, avec un Euro-Stoxx 50 qui cassait sans aucune ambiguïté le palier de soutien des 2 800 points tandis que l’euro perdait franchement pied sous le support des 1,31 $
-
Je poussai un soupir de soulagement, assis là dans l’obscurité, armé jusqu’aux dents et mort de trouille : j’avais pu vivre un jour supplémentaire sans que le monde s’embrase alors que les prix des biens de consommation grimpent en flèche et qu’on assiste partout à des émeutes suite à la fourberie de la Réserve fédérale
-
Sauf énorme surprise et chiffres économiques de type coup de massue concernant l’emploi aux Etats-Unis au mois de décembre (et personne n’envisage un tel scénario, 48h après la publication de l’enquête du cabinet ADP), la première semaine de l’année va s’achever sur une franche progression de l’ensemble des indices boursiers
-
Le rien n’engendre rien. Mais qu’engendre le quelque chose ? Avez-vous vu ce qui s’est passé ? Les détentions de la Fed ont dépassé les 2 000 milliards de dollars pour la première fois de l’histoire. Il a fallu 95 années pour faire passer les positions de la Fed à 600 milliards de dollars. Ensuite, en trois ans, elle a ajouté 1 400 milliards supplémentaires
-
On ne peut pas dire que ça n’a pas marché. Au moins l’un des objectifs de M. Bernanke a été atteint. Il est entré sur le marché obligataire et y acheté de la dette américaine, afin d’abaisser les taux d’intérêt à long terme. Cela a échoué. Les taux longs ont grimpé, et non baissé
-
Le processus de zombification est profond. Il change la nature de ce que la plupart des gens considèrent comme la "richesse". Plutôt que de vouloir posséder une entreprise faisant des profits, ou de prêter à une société qui accroît le capital, une grande partie de ce qui passe pour de la richesse est en fait une réclamation au gouvernement. C’est une promesse, de la part des politiciens en place, de dépouiller l’avenir au profit du présent
-
Epargne
Manipulations et envol des prix à tous les niveaux (mais toujours pas d’inflation) !
par Philippe Béchade 21 décembre 2010L’actualité était si peu porteuse et si peu favorable que l’euro continuait de s’enfoncer — d’abord sous les 1,3150 $ puis sous les 1,31 $ en fin de journée. La monnaie unique atteint également un plus bas historique face au franc suisse sous la pression de la perspective d’un nouvel abaissement de notation des quatre principales banques grecques
-
Les autorités ont fait le plus gros effort de relance de l’histoire. La Fed a injecté 1 700 milliards de dollars dans le système bancaire américain… promettant d’en rajouter 600 milliards prochainement. Et les prix à la consommation ne bougent pas ? Qu’est-il arrivé aux lois les plus fondamentales de la finance
-
Les marchés mettent clairement la pression sur les dirigeants européens réunis en conseil à Bruxelles pour 48 heures. Les discussions devaient aboutir avant ce soir… Le temps presse car Moody’s a averti mercredi d’une possible dégradation d’un cran de sa notation de la dette souveraine sur l’Espagne
-
On a appris que la Fed a distribué des milliers de milliards de dollars sous le manteau en sauvetages d’entreprises et garanties au cours de la crise de 2008 et début 2009. Grâce à une habile clause dans la loi de réforme Dodd-Frank, la Fed a en effet été obligée de tout déballer sur ces détails embarrassants
-
Vous vous demandez probablement ce que le FOMC de la Fed a fait cette semaine, non ? Ah non, pas du tout ? Eh bien, félicitations. Vous avez donc une vie. Ou un cerveau. Ceux d’entre nous qui sont condamnés à suivre ce genre de choses ont découvert que la Fed ne bouge pas
-
Rappelez-vous de quelle manière Goldman Sachs a stupéfié le monde grâce à son trading étincelant. Jour après jour… les traders de Goldman gagnaient de l’argent. La société rapportait des résultats "parfaits", sans un seul jour de perte. Tout de même, l’un des traders juniors a bien dû faire une erreur un jour ou l’autre
-
Eh bien, il se pourrait que le marché obligataire soit finalement en train de céder. "Les gens se retirent, choqués par la vitesse de la hausse des rendements", déclare un "stratégiste" cité dans le Financial Times. Les acheteurs obligataires fuient la scène du crime de Bernanke. Le rendement du bon du Trésor US à 10 ans a atteint les 3,33% mercredi dernier… soit un point de pourcentage de plus que son plancher d’octobre
-
Un de nos nombreux lecteurs qui nous "challenge" régulièrement par e-mail trouvait assez étrange vendredi dernier cette façon de monter des marchés américains, sans volumes, sans lien apparent avec l’actualité du jour, sans la moindre hésitation des indices malgré des informations parfois contradictoires à quelques heures d’intervalle
-
Epargne
Chaos neigeux et chaos financier, mêmes causes, mêmes effets !
par Philippe Béchade 10 décembre 201010 centimètres de neige sur l’Ile-de-France ou 10 mille milliards de créances douteuses s’abattant sur Wall Street ou la City ont des choses en commun : cela sème un fameux chaos et met en lumière le déni de la réalité, l’amateurisme et l’inconséquence qui règnent au plus haut niveau. Une magnifique parabole du krach du système financier survenu deux ans auparavant
