L’image qui me vient à l’esprit, c’est celle d’une salle d’enchères où quelques milliardaires font grimper la cote de Mondrian en se revendant les toiles entre eux. Pour s’assurer que les prix grimpent sans cesse, l’étude Bernanke & Kiew-Hitoo offre un crédit illimité et permanent à tous les enchérisseurs jusqu’en mai prochain, pourvu qu’ils s’engagent à ne revendre leur lot qu’une fois par mois, à des fonds de retraite triés sur le volet
Fed
-
-
Epargne
Un membre de la Fed, ça ferme sa g*** ou ça démissionne !
par Philippe Béchade 11 février 2011Wall Street se montre indifférent à la démission d’un des membres votants de la Fed, un dénommé Kevin Warsh qui avait fait une partie de sa carrière chez Morgan Stanley. Figurez-vous qu’il s’agit d’un trublion qui a osé mettre publiquement en doute la pertinence du "QE2". Il semble partager certaines de nos vues à ce sujet
-
Epargne
Bénéfices des entreprises et inflation, deux thèmes… largement ignorés
par Chris Mayer 11 février 2011Pour l’instant, le marché est dominé par le thème des bénéfices. Aucun des grands sujets à un niveau mondial ne semble avoir d’importance. Le chômage ? Qui s’y intéresse ? La dette et les déficits à tous niveaux de gouvernement ? Peu importe. Les entreprises engrangent de juteux bénéfices et le marché sable le champagne
-
Aveugles et insensés que nous sommes ! Comment avons-nous pu mettre la tension des taux longs sur le compte de la résurgence des pressions inflationnistes ? Ben Bernanke remet les pendules à l’heure. Nous devons convenir — rouges de honte — que nous sommes passés complètement à côté de l’explication la plus évidente, celle qui crève les yeux depuis bientôt six mois : la confiance qui fait son retour en force aux Etats-Unis comme en Europe
-
"La relance américaine a dépouillé nos petits-enfants", écrit Darrell Issa, membre du Congrès US, dans le Financial Times. Nous sommes surpris. Nous ne pensions pas que quiconque, au Congrès US — à part Ron Paul — avait la moindre idée de ce qui se passe. M. Issa semble être une autre exception
-
Quelle ne fut pas notre surprise d’entendre lundi en tout début d’après-midi un stratège d’une des cinq premières banques d’investissement de Wall Street affirmer, avec un large sourire de vainqueur, que l’économie mondiale avait atteint — sans que la majorité des habitants de la planète ne s’en rendent compte — un statut quasi-idéal de "brave new world" (en référence au best-seller d’Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes)
-
Epargne
Qu'est-ce qui se passe avec l'économie ? Et avec Ben Bernanke ?
par Bill Bonner 8 février 2011"Ben Bernanke… a écarté l’idée que les politiques de la banque centrale sont responsables des sommets record atteint par les prix de l’alimentation dans le monde". Alors, voyons voir. La Fed ajoute 2 000 milliards de dollars à la masse mondiale d’"argent brûlant". Peut-être que ça n’a aucun effet ? Qu’en pensez-vous
-
Le texte lu ce jeudi par Jean-Claude Trichet reprend à la virgule près le contenu du précédent communiqué. La phrase la plus importante de son discours est la suivante : "la situation exige une surveillance très étroite du niveau d’inflation". Cela reste la formule classique employée par la BCE avant un relèvement des taux d’intérêt… mais l’avertissement est tempéré par l’anticipation d’une décrue graduelle des prix sous l’objectif central des 2%
-
En 1913, le Federal Reserve Act fut voté, accordant à la Réserve fédérale l’autorité exclusive "d’établir le cours légal de la monnaie". Forte de son nouveau pouvoir et de ses bonnes intentions, la Fed s’est alors embarquée dans un processus de dépréciation de la monnaie qui durera 98 ans. Ce n’est pas ce que la Fed comptait faire mais c’est ce qu’elle a fait
-
"La Fed dépasse la Chine en termes de détentions de bons du Trésor", déclare le Financial Times. Alors qui est le plus grand détenteur de dette américaine ? La Fed ! Et puisque la Fed n’a pas vraiment d’argent à son nom, comment a-t-elle fait pour avoir toutes ces obligations américaines ? Elle a simplement créé l’argent pour les acheter. A partir de rien
-
Un article publié sur Bloomberg.com m’informe que Jean-Claude Trichet — que je considère comme "un Européen imbécile, socialiste, keynésien et benêt" mais que tous les autres appellent le président de la Banque centrale européenne — aurait dit, "parlant au nom des banquiers centraux de la planète" que "l’économie mondiale va mieux que prévu, renforçant les pressions inflationnistes sur les marchés émergents". Ha ha ha
-
Il y a beaucoup d’argent dans le monde. Normal, les banques centrales en impriment ! En particulier la Fed. Généralement, à mesure que les banques centrales injectent de l’argent, les prix grimpent de plus en plus haut… jusqu’à ce que les bulles éclatent. Pourquoi les éléments locaux ne réagissent-ils pas eux aussi ? Les frais de stationnement, par exemple… ou les maisons ? Eh bien, c’est une longue histoire
-
Il se confirme que l’économie américaine n’irait pas loin sans son injection quotidienne d’adrénaline (la poche de goutte à goutte indique "QE2 – Taux 0,25%") pour soutenir son rythme cardiaque. Avec tout ce que le docteur Bernanke a injecté comme produits dopants dans ses veines à raison de cinq milliards de dollars par jour depuis début décembre, il y aurait de quoi faire repartir le coeur d’une baleine bleue échouée depuis trois jours sur une plage glacée de l’Alaska
-
Epargne
Davos… ou comment glisser sur les vrais problèmes avec élégance
par Philippe Béchade 27 janvier 2011Lors du forum de Davos, de nombreux participants se pressaient devant les caméras des plus influentes chaînes généralistes ou économiques. Ils étaient là pour dire tout le bien qu’ils pensent de l’état actuel de la conjoncture mondiale… et affirmer à quel point ils sont convaincus de la réduction progressive des risques de nouvelle crise économique dans un avenir prévisible
-
Epargne
Quand le bulldozer algorithmique aplanit les aspérités conjoncturelles
par Philippe Béchade 26 janvier 2011Les marchés s’obstinent à vouloir nous raconter de belles histoires au sujet de la croissance, des profits futurs, des taux éternellement bas… Mais nous persistons à ancrer notre réflexion dans le réel et à collecter des avis qui nous sont délivrés "en off" et qui divergent de plus en plus du discours dominant qui demeure invariablement archi-haussier
-
Epargne
La Fed n’est pas assez bête pour remplacer son baromètre en plâtre par un vrai !
par Philippe Béchade 20 janvier 2011Les investisseurs ont bien vu le rendement des T-Bonds se tendre de 2,9% vers 3,36%. Cependant, la Fed a continué de prétendre qu’elle ne détecte pas de pressions inflationnistes en consultant le baromètre en plâtre, aux aiguilles moulées dans la masse, qui orne la salle où elle réunit ses membres pour décider de sa future politique monétaire
-
Le Prix Mogambo de la Stupidité (PMS) est un titre honorifique pas si rare que ça, accordé pour souligner les propos stupides et ridicules que l’on peut entendre à propos de l’inflation ; propos si répandus de nos jours que je ne cesse de crier après la radio, les journaux et la télévision
-
Alors que j’étais interrogé par une journaliste financière cette semaine, elle me demandait mes thèmes principaux pour 2011. Je pense que cet optimisme ne perdurera pas. En effet, à l’heure où nous ferons les comptes, nous constaterons sans doute que l’effort déployé par les institutions en assouplissement monétaire et autres mesures non conventionnelles auront finalement coûté bien plus cher que ce que cela n’aura rapporté
