Un article publié sur Bloomberg.com m’informe que Jean-Claude Trichet — que je considère comme "un Européen imbécile, socialiste, keynésien et benêt" mais que tous les autres appellent le président de la Banque centrale européenne — aurait dit, "parlant au nom des banquiers centraux de la planète" que "l’économie mondiale va mieux que prévu, renforçant les pressions inflationnistes sur les marchés émergents". Ha ha ha
Fed
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Il y a beaucoup d’argent dans le monde. Normal, les banques centrales en impriment ! En particulier la Fed. Généralement, à mesure que les banques centrales injectent de l’argent, les prix grimpent de plus en plus haut… jusqu’à ce que les bulles éclatent. Pourquoi les éléments locaux ne réagissent-ils pas eux aussi ? Les frais de stationnement, par exemple… ou les maisons ? Eh bien, c’est une longue histoire
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Il se confirme que l’économie américaine n’irait pas loin sans son injection quotidienne d’adrénaline (la poche de goutte à goutte indique "QE2 – Taux 0,25%") pour soutenir son rythme cardiaque. Avec tout ce que le docteur Bernanke a injecté comme produits dopants dans ses veines à raison de cinq milliards de dollars par jour depuis début décembre, il y aurait de quoi faire repartir le coeur d’une baleine bleue échouée depuis trois jours sur une plage glacée de l’Alaska
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Epargne
Davos… ou comment glisser sur les vrais problèmes avec élégance
par Philippe Béchade 27 janvier 2011Lors du forum de Davos, de nombreux participants se pressaient devant les caméras des plus influentes chaînes généralistes ou économiques. Ils étaient là pour dire tout le bien qu’ils pensent de l’état actuel de la conjoncture mondiale… et affirmer à quel point ils sont convaincus de la réduction progressive des risques de nouvelle crise économique dans un avenir prévisible
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Epargne
Quand le bulldozer algorithmique aplanit les aspérités conjoncturelles
par Philippe Béchade 26 janvier 2011Les marchés s’obstinent à vouloir nous raconter de belles histoires au sujet de la croissance, des profits futurs, des taux éternellement bas… Mais nous persistons à ancrer notre réflexion dans le réel et à collecter des avis qui nous sont délivrés "en off" et qui divergent de plus en plus du discours dominant qui demeure invariablement archi-haussier
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Epargne
La Fed n’est pas assez bête pour remplacer son baromètre en plâtre par un vrai !
par Philippe Béchade 20 janvier 2011Les investisseurs ont bien vu le rendement des T-Bonds se tendre de 2,9% vers 3,36%. Cependant, la Fed a continué de prétendre qu’elle ne détecte pas de pressions inflationnistes en consultant le baromètre en plâtre, aux aiguilles moulées dans la masse, qui orne la salle où elle réunit ses membres pour décider de sa future politique monétaire
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Le Prix Mogambo de la Stupidité (PMS) est un titre honorifique pas si rare que ça, accordé pour souligner les propos stupides et ridicules que l’on peut entendre à propos de l’inflation ; propos si répandus de nos jours que je ne cesse de crier après la radio, les journaux et la télévision
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Alors que j’étais interrogé par une journaliste financière cette semaine, elle me demandait mes thèmes principaux pour 2011. Je pense que cet optimisme ne perdurera pas. En effet, à l’heure où nous ferons les comptes, nous constaterons sans doute que l’effort déployé par les institutions en assouplissement monétaire et autres mesures non conventionnelles auront finalement coûté bien plus cher que ce que cela n’aura rapporté
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Epargne
Jusqu’à quand allons-nous contempler cette bourse à la Tex Avery ?
par Philippe Béchade 18 janvier 2011La BCE était bien dans son rôle en soutenant les pays émetteurs ; la Fed avait même recommandé publiquement aux autorités monétaires européennes de ne pas hésiter à gonfler son bilan avec des dettes offrant une forte rémunération pour un risque négligeable. Restait toutefois à connaître le montant de ce coup de pouce
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Ben Bernanke déclare que l’économie américaine enregistrera probablement une croissance de 3% à 4% cette année. Pas mal, hein ? On peut cesser de s’inquiéter, non ? Attendez une minute. Nous ne savons pas si l’économie américaine va croître cette année, pas plus que Ben Bernanke. Mais même si elle se développait de 3% à 4%, est-ce que ça signifierait qu’on profiterait d’une authentique reprise
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La majorité des investisseurs reste extrêmement optimiste et ne voit rien venir. Au contraire des insiders, qui sont vendeurs nets depuis des mois. La fête ne devrait plus durer car elle repose sur l’effet de levier frénétiquement utilisé, en fin d’année, pour obtenir une performance positive, quitte à détruire de la valeur
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Epargne
Venez tester la roulette miraculeuse du casino "Fed’Beaux Rêves"
par Philippe Béchade 17 janvier 2011Et de quatre ! Les places européennes enchaînent une belle série haussière : de "grosses mains" ont allègrement tordu le cou aux vendeurs du début de la semaine. Ces derniers avaient pris position sur la foi d’un signal baissier de belle facture, avec un Euro-Stoxx 50 qui cassait sans aucune ambiguïté le palier de soutien des 2 800 points tandis que l’euro perdait franchement pied sous le support des 1,31 $
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Je poussai un soupir de soulagement, assis là dans l’obscurité, armé jusqu’aux dents et mort de trouille : j’avais pu vivre un jour supplémentaire sans que le monde s’embrase alors que les prix des biens de consommation grimpent en flèche et qu’on assiste partout à des émeutes suite à la fourberie de la Réserve fédérale
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Sauf énorme surprise et chiffres économiques de type coup de massue concernant l’emploi aux Etats-Unis au mois de décembre (et personne n’envisage un tel scénario, 48h après la publication de l’enquête du cabinet ADP), la première semaine de l’année va s’achever sur une franche progression de l’ensemble des indices boursiers
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Le rien n’engendre rien. Mais qu’engendre le quelque chose ? Avez-vous vu ce qui s’est passé ? Les détentions de la Fed ont dépassé les 2 000 milliards de dollars pour la première fois de l’histoire. Il a fallu 95 années pour faire passer les positions de la Fed à 600 milliards de dollars. Ensuite, en trois ans, elle a ajouté 1 400 milliards supplémentaires
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On ne peut pas dire que ça n’a pas marché. Au moins l’un des objectifs de M. Bernanke a été atteint. Il est entré sur le marché obligataire et y acheté de la dette américaine, afin d’abaisser les taux d’intérêt à long terme. Cela a échoué. Les taux longs ont grimpé, et non baissé
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Le processus de zombification est profond. Il change la nature de ce que la plupart des gens considèrent comme la "richesse". Plutôt que de vouloir posséder une entreprise faisant des profits, ou de prêter à une société qui accroît le capital, une grande partie de ce qui passe pour de la richesse est en fait une réclamation au gouvernement. C’est une promesse, de la part des politiciens en place, de dépouiller l’avenir au profit du présent
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Epargne
Manipulations et envol des prix à tous les niveaux (mais toujours pas d’inflation) !
par Philippe Béchade 21 décembre 2010L’actualité était si peu porteuse et si peu favorable que l’euro continuait de s’enfoncer — d’abord sous les 1,3150 $ puis sous les 1,31 $ en fin de journée. La monnaie unique atteint également un plus bas historique face au franc suisse sous la pression de la perspective d’un nouvel abaissement de notation des quatre principales banques grecques
