J.C. Trichet juge la situation "sérieuse" et y consacre "toute son attention"… mais il reste confiant dans l’effet bénéfique des engagements pris par Athènes pour réduire ses déficits. Le patron de la BCE aurait rassuré Wall Street (mais pas les Européens) en affirmant qu’aucun défaut de paiement n’est à redouter — sous-entendu dans l’immédiat. Cependant, les économistes s’inquiètent du fardeau que ferait peser à terme une dette de 30 milliards d’euros coûtant 5% — ou plus — après l’appel au marché des deux prochains mois
Allemagne
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La dégradation des T-Bonds n’a pas empêché Wall Street de poursuivre l’inscription quotidienne de nouveaux records annuels — aucune anticipation de tension durable sur les taux américains à l’horizon. Le bon accueil réservé à la dernière enchère de 21 milliards de dollars de bons du Trésor US à échéance 2020 a de quoi réjouir les investisseurs. Avec un rendement de 3,90% contre 3,65% lors de la dernière adjudication, les acheteurs se sont bousculés au portillon et l’émission a été sursouscrite 3,7 fois (contre trois fois fin mars). Conclusion, les liquidités demeurent abondantes et les institutionnels continuent de préférer détenir des T-Bonds US plutôt que des emprunts grecs. Athènes pourrait ne plus trouver preneur pour sa dette long terme… à moins d’offrir 7% si jamais elle devait annoncer une levée de fonds dans l’urgence. Depuis que des rumeurs d’amendement au plan de refinancement circulent dans les salles de marché, les investisseurs exigent une prime de 400 points par rapport aux Bunds
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Décidément, l’opposition Grèce/Allemagne agite les bureaux des Publications Agora… et nos lecteurs. Philippe Béchade a consacré plusieurs chroniques à vilipender l’Allemagne ; Isabelle Mouilleseaux s’est chargée quant à elle de plaider pour nos voisins d’outre-Rhin
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Epargne
La tragédie grecque n’a pas fini de faire rire les Chinois
par Philippe Béchade 26 mars 2010Le marché a des sujets d’inquiétude immédiats, qui doivent beaucoup faire sourire du côté de la Chine, qui a toujours pris l’Europe pour un nain politique. Jean-Claude Trichet a ouvertement critiqué le possible recours à l’intervention du FMI prôné par l’Allemagne dans le cadre d’un accord de refinancement de la dette grecque — un problème qui devrait se résoudre au sein du périmètre de l’Eurozone, laquelle ne devrait pas fuir ses responsabilités
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Des instituteurs et des infirmières se font licencier à Phoenix ; le prix des maisons s’effondre dans la banlieue de Détroit… Peu importe : notre trader achète à tour de bras des titres de constructeurs de maisons individuelles car il vient de lire une étude qui affirme que les cours sont historiquement bas et que les cash flow redeviennent positifs. Tant pis si le chiffre d’affaires soit encore de 66% inférieur à ce qu’il était au milieu de l’été 2006… Il ne se laissera pas d’avantage troubler par une bête statistique publiée ce mercredi et qui fait état d’une nouvelle chute (-2,2%) des ventes de logements neufs aux Etats-Unis (308 000 transactions annuelles contre 315 000 en janvier. Elles atteignent leur plus bas niveau depuis janvier 1963 (avant cette date, il n’y a plus aucune donnée disponible)
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Epargne
Règlements de compte dans les vestiaires de l'équipe Euroland : drôle de drachme !
par Philippe Béchade 23 mars 2010Qui n’a pas voulu voir que la Grèce ne respectait pas dès l’origine les critères de Maastricht ? Qui s’est satisfait de comptes nationaux grossièrement maquillés dans l’urgence par Athènes pour rendre le pays éligible à l’Eurozone dès 2001? La Commission de Bruxelles, la BCE, le Parlement européen… tous n’y ont vu que du feu. A moins qu’ils n’aient trouvé agréable la chaleur et la lumière provenant du flambeau grec — même si celui-ci devait se consumer en moins de temps qu’il n’en faut pour abaisser le drapeau olympique lors de la cérémonie de clôture des Jeux
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Epargne
Des tensions extrêmes dans un pays pris de violentes convulsions
par Isabelle Mouilleseaux 22 mars 2010Imaginez un instant ce que psychologiquement et émotionnellement un Allemand peut ressentir… lorsque, après avoir "sué sang et eau" pour revenir dans les clous de Maastricht alors que les cigales s’amusaient, on lui dit qu’il faut qu’il paye personnellement pour les Grecs, sinon l’euro implosera. Lui qui a déjà tant payé… Imaginez un instant ce qu’un Allemand peut ressentir quand les Grecs s’autorisent du "rentrent dedans" avec leur histoire de nazisme. Lui, qui ne l’a pas vécu et qui s’évertue à accepter sa douloureuse histoire
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Epargne
Pendant que les Européens s'étripent en coulisses, les cours grimpent
par Philippe Béchade 18 mars 2010L’Allemagne s’est copieusement enrichie en vendant aux manufacturiers chinois les machines avec lesquelles ils ruinent l’industrie européenne et nord-américaine. Des pans entiers du tissu artisanal des pays du sud de l’Europe sont partis en lambeaux. Des centaines de milliers d’emplois ont émigré vers la Chine et ne reviendront pas. Tout ce savoir-faire qui n’a plus de débouchés n’est remplacé par rien, si ce n’est par des reproches de mauvaise gestion de la part de l’Allemagne
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Les Grecs pensent que les Allemands devraient leur venir en aide. Pourquoi ? Parce que, dans un certain sens, ce sont les Allemands qui les ont mis dans ce pétrin. Personne n’aurait prêté autant d’argent aux Grecs sans l’euro fort soutenu par les Teutons… et la promesse implicite que si les Grecs avaient des problèmes… comme tout le monde savait que ce serait le cas… le reste de l’Europe leur viendrait en aide. Et que croyez-vous qu’il arriva ? Les Grecs ont eu des problèmes. Et les Allemands ne veulent pas leur venir en aide. Ils ont épargné. Ils ont mieux géré leur propre économie. Ils font partie des rares pays d’Europe qui vivent — tout juste — selon les termes du traité qu’ils ont tous signé, dans lequel ils acceptaient de maintenir les déficits sous les 3% du PIB. Le déficit allemand est légèrement supérieur à 3%. Les Grecs en sont loin — avec un déficit de 12,7%
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En Asie, les investisseurs appuient tous sur le bouton "vendre". Les indices ont chuté à Bombay, Tokyo, Sydney et à travers le Moyen-Orient. Les gens s’inquiètent de la situation en Grèce et dans l’Emirat de Dubaï. Ces deux nations sont gravement endettées. Elles souffrent toutes deux d’une crise de solvabilité… et cherchent à retarder le jour du Jugement Dernier, celui où les dettes doivent être remboursées et les promesses tenues
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Cette semaine, nous fêtons les 20 ans de la chute du Mur de Berlin. Cet événement a marqué la fin de la plus grande expérience économique dirigée de tous les temps. Qu’ont appris les économistes ? Rien… En 1949, les Soviétiques et les Alliés ont divisé l’Allemagne en deux. Une partie a suivi le chemin traditionnel capitaliste de la reconstruction. L’autre partie a pris le chemin du communisme. De façon tout à fait remarquable, ils ont continué cette expérience pendant 40 ans
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L’Allemagne et la France "renouent avec la croissance", pouvait-on lire ce matin dans La Tribune. Dans les deux pays, l’indice PMI des directeurs d’achats est repassé au-dessus de la barre des 50, qui sépare la récession de la croissance. Si les gouvernements n’avaient pas mis la main à la poche, en serions-nous là
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Epargne
Angela Merkel : la "Mutti" flingueuse préfère ses électeurs à ses pairs
par La rédaction 13 juillet 2009Dans la crise économique, deux camps s’opposent. Angela Merkel occupe à elle toute seule un seul camp. Alors que les chefs d’Etat d’Europe et des Etats-Unis veulent relancer l’économie en ouvrant les robinets de liquidités, seule la chancelière critique cette stratégie
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La Chine importe peut-être des matières premières, mais elle ne les vend pas. L’Allemagne non plus. Ni le Japon, dont l’économie se contracte au taux de 14%. Voilà donc une question pour Abby Joseph Cohen : comment peut-on avoir un rebond mondial alors que les trois plus grands exportateurs de la planète n’exportent pas
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Epargne
Voici que faire face à la bulle obligataire qui enfle (2)
par Isabelle Mouilleseaux 14 janvier 2009L’Allemagne n’a pas réussi, la semaine dernière, à placer son émission de six milliards d’euros d’obligations d’Etat et a dû se satisfaire de quatre milliards seulement […] Elle est, avec les Etats-Unis pour l’instant encore, la signature la plus solide qui soit ! Dans ces conditions, comment les Grecs, les Italiens et même nous autres Français réussirons-nous à placer nos obligations d’Etat
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Epargne
Voici que faire face à la bulle obligataire qui enfle (1)
par Isabelle Mouilleseaux 13 janvier 2009Le récent discours d’Obama ne vous aura certainement pas échappé. Il offre (entre autres) 1 000 $ de baisse d’impôt aux Américains, en plus d’un grand plan d’aide aux énergies alternatives dont la production doit doubler sur trois ans. Coût : entre 775 et 1 000 milliards de dollars. Une broutille au point où nous en sommes
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Epargne
Le G20 ne débouche sur rien… et la crise économique s'aggrave
par Françoise Garteiser 18 novembre 2008Une fois encore, les statistiques économiques sont venues peser — très lourd — sur les cours boursiers hier. Oui, la récession est bel et bien là ; on peut jouer sur les mots, compter les dixièmes de points entre "récession technique" et "croissance", voir qui "y est" et qui n’ "y est pas"… il n’en demeure pas moins que la crise est mondiale, et que l’effet domino est en train de se propager
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Le Congrès américain a approuvé le plan de sauvetage… les secours sont arrivés… tout le monde sera protégé… épargné… sauvé. L’inflation s’éloigne. La prospérité est au coin de la rue. Alléluia ! Mais attendez… Où est le piège ? Il y a une fissure dans tous les vases que Dieu a créés… une fissure plus fine qu’un cheveu. Peut-être invisible à l’oeil nu. Peut-être indécelable pendant des années. Mais heurtez l’objet assez fort… et il se brise en mille morceaux
