Comme nous le pressentions dès mercredi matin — il n’était pas besoin de faire preuve d’un sixième sens très aiguisé –, J.C. Trichet a réaffirmé l’instauration d’un "état d’alerte élevé" à la BCE depuis le début du mois de juin. Cette expression avait été choisie pour indiquer aux marchés qu’elle se préparait à agir… et le message a été bien interprété
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Les découvertes de pétrole et de gaz en Mer du Nord dans les années 50 ont mené à une soudaine prospérité pour les Pays-Bas, nous disait hier Emmanuel Gentilhomme… Aujourd’hui, il nous explique pourquoi cette aubaine s’est transformée en malédiction
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Après l’effondrement de l’Union Soviétique, en 1990, les Etats-Unis avaient le monopole de la force militaire mondiale. La Nature a horreur du monopole ; elle devait remettre les USA à leur place. Et qui était mieux placé pour s’en charger que ce groupe de néo-conservateurs ? Ils n’avaient pas besoin d’histoire, pas plus qu’ils ne comprenaient l’économie. Ils étaient parfaits pour mener le pays à la disgrâce et à la faillite.
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Il ne se passe pas une semaine sans que des rumeurs de fermeture de fonds ou de reprises d’actifs dans les bilans — comprenez, le remboursement d’une partie de leur argent à de gros clients qui sans cela auraient tout perdu — ne circulent dans les salles de marché
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Pour l’économie d’un pays, bénéficier d’un surcroît de ressources financières n’est pas forcément une bonne affaire. Une étrange maladie de pays riches connue sous le nom de "syndrome hollandais" retrouve aujourd’hui une certaine actualité. Nous ne pouvions pas passer à côté
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Le prix des maisons continue de s’effondrer, les emplois continuent de disparaître et le crédit continue de se retirer de l’économie. Ces trois difficultés auraient pu être surmontables, si ce n’est que le prix de la nourriture et de l’énergie atteignent en ce moment des sommets. Le coût de la vie explose au moment même où les sources de liquidités et de crédit des consommateurs s’assèchent.
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A présent, l’humeur de Wall Street se fait de plus en plus morose… sans aucun signe d’amélioration. Des milliers de licenciements. Un déclin continu des actions.
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Le ressort est cassé, les marchés n’y croient plus. La capitulation du vendredi 20 juin ne suscite pas la moindre vaguelette de rachats à bon compte, les investisseurs sont désormais convaincus que toute initiative allant dans ce sens se retrouvera contrariée par un tsunami de mauvaises nouvelles
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Vous vous dites peut-être que les événements aux Etats-Unis auraient pu servir de leçon pour les autres pays. Eh bien, pas du tout ! La stratégie américaine a même fait des émules, notamment en Angleterre et en Espagne. Bien leur en a pris de suivre le modèle de leur partenaire américain, puisqu’ils se trouvent aujourd’hui à la veille d’une crise immobilière qui aura des conséquences directes sur leur marché intérieur
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Dans les bureaux de la Chronique Agora, notre drapeau d’Alerte au Krach flotte depuis si longtemps qu’il est presque en lambeaux. Nous ne nous donnons même plus la peine de le regarder. Nous savons quoi faire — garder notre argent en liquidités… en or… au Japon… et, ces derniers temps, dans les marchés émergents
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Epargne
Espoirs de rebond K.-O…. mais les raisons de la capitulation sont peu claires
par Philippe Béchade 23 juin 2008Nous étions convaincu que la lutte des bulls contre les bears était sur le point de trouver son épilogue… et le moment pouvait difficilement être mieux choisi que le vendredi 20 juin, avec l’expiration des options et contrats sur indices et options (mensuelles, trimestrielles et même semestrielles). Dès jeudi soir, nous étions effectivement parvenus à un tournant.
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Une nouvelle génération d’investisseurs fait son entrée. Une génération nourrie à la gratification immédiate. La bourse, pour sa part, est devenue une loterie pour les spéculateurs. L’évolution des instruments financiers complexes, les crédits bon marché et une société matérialiste ont encouragé cette tendance. Mais faire fortune prend du temps, tandis que l’inflation du prix des actifs ne nécessite qu’une banque centrale laxiste. Les gens ont donc choisi l’inflation du prix des actifs plutôt que la fortune à long terme. Le spéculateur a remplacé l’investisseur
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Toutes les bulles finissent par des krachs… et par des arrestations spectaculaires. Deux gestionnaires de hedge fund ont été arrêtés la semaine dernière. Apparemment, les deux employés de Bear Stearns auraient trompé des clients. Arrêtez ! Nous allons finir par nous rompre les côtes, à force de rire
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Comment voulez-vous retrouver la sérénité et repartir fermement dans une configuration haussière quand les orages grondent de toutes parts ? Si le pire semble avoir été évité, gardez à l’esprit que la situation économique est doublement en crise
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L’inflation, l’inflation, l’inflation ! La hausse des prix, la cherté du carburant, la flambée du pétrole, le prix de la tortilla ! On ne parle plus que de ça dans les journaux, sur les panneaux publicitaires, à la terrasse des cafés. Et que fait-on ? Rien. Normal : on ne peut rien y faire
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Aujourd’hui, nous nous tournons vers nos correspondants de guerre pour des nouvelles du front — et ils nous apprennent un principe important : "Apprenez à vivre avec l’inflation", commence un titre du Financial Times. Le FT fait allusion au banquier central d’Angleterre, Mervyn King, selon qui l’inflation — déjà plus forte qu’à aucun autre moment de ces dix dernières années — va encore grimper
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Epargne
L'autoroute transsibérienne ouvre de nouvelles opportunités en Russie
par Chris Mayer 20 juin 2008L’autoroute transsibérienne, peut-être la plus longue autoroute du monde, s’étend de Saint-Petersbourg à Vladivostok, sur une distance de plus de 9 500 kilomètres. Certaines personnes voudraient décerner le titre de "plus longue autoroute du monde" à l’autoroute trans-canadienne, parce que chaque kilomètre en est bitumé, contrairement à la version russe qui comprend 1 000 kilomètres d’autoroute non bitumée. Quoi qu’il en soit, l’autoroute transsibérienne a été finalement "achevée" il y a quatre ans, et, de ce fait, pouvait commencer à rapporter des bénéfices importants à la grande économie russe. Pour la première fois, un Russe peut traverser le pays d’un bout à l’autre
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Epargne
Chine : l’essence bondit de 18% en un jour, Shanghai perd 18% en une semaine… coïncidence ?
par Philippe Béchade 20 juin 2008Les autorités chinoises viennent d’annoncer une hausse de 18% du prix des carburants — dont les tarifs sont toujours fixés par décret –, une hausse strictement symétrique à la chute des actions depuis le 9 juin ! Soulignons au passage qu’il s’agit d’un mode récurrent de subvention accordé aux entreprises locales. Il est relativement discret — moins visible que la sous-évaluation chronique du yuan — et particulièrement pernicieux — le marché noir supplée un approvisionnement insuffisant — mais il serait de mal vu de le critiquer trop ouvertement à moins de deux mois de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques
