Ce matin, les politologues et politiciens y allaient de leurs commentaires dans tous les médias. Les observateurs économiques, eux, se penchaient avec inquiétude sur une étude du cabinet Moody’s selon laquelle trente états américains étaient en récession en septembre alors que dix-neuf autres menaceraient d’y entrer prochainement. Le programme d’Obama pour rétablir l’économie américaine a séduit. Il doit désormais faire ses preuves
-
-
C’est la guerre. C’est mondial. Tout le monde sera pris dans la bataille – les entreprises, les investisseurs, les consommateurs, les retraités. Et cela se terminera par une crise mondiale. (Nous avons décidé de nommer cette crise à venir PCM – Première Crise Mondiale pour que cela soit plus facile à retenir.) Mais les guerres prennent du temps. La guerre éclair de septembre et octobre de M. le Marché va laisser place à une campagne hivernale plus calme. Il se peut même que nous soyons entrés dans une autre période de paix
-
Epargne
And the winner is… l'espoir que Barack Obama puisse tenir ses promesses
par Philippe Béchade 5 novembre 2008Le "fait accompli" provoque une franche consolidation des places européennes ce mercredi (-2% dès l’ouverture) mais il aurait été presque miraculeux d’assister à la poursuite du rally haussier pour une septième séance consécutive, surtout après une envolée de 5,5% de l’Euro Stoxx 50 mardi. Les marchés ont horreur de l’incertitude et il était évident dès mardi matin que le résultat des présidentielles américaines ne faisait de mystère pour personne
-
C’est quelque chose qui ne s’était pas vu depuis 27 ans. Dans le cas de l’Iran, une sévère sécheresse a amputé un tiers des récoltes de blé, obligeant le pays à se tourner vers l’étranger. Mais tout de même, le fait que l’Iran ait dû s’adresser aux Etats-Unis est révélateur. C’est un peu comme si Lee avait demandé à Grant de partager quelques rations au cours de l’été 1863. Comme le dit un analyste : "Vous pensez vraiment que les Iraniens se tourneraient vers les Etats-Unis s’ils avaient la possibilité de s’adresser à qui que ce soit d’autre
-
On constate des répétitions dans les mouvements haussiers et baissiers tous les quatre ans. Si on étudie le fameux Dow Jones depuis 1926, on constate ainsi que la progression de l’indice durant les deux dernières années précédant l’élection américaine a des rendements trois à quatre fois supérieurs — vous avez bien lu
-
"Le célèbre mot qui commence par D est de retour", annonçait le Financial Times hier. "La déflation pourrait-elle être le prochain gros choc du système financier ?" Mais où était le Financial Times ces derniers temps ? Le monde n’a jamais vécu pire déflation. Les bourses mondiales ont perdu près de 10 000 milliards de dollars. L’immobilier américain a perdu près de 5 000 milliards de dollars. Le pétrole a chuté de moitié par rapport à son record. L’or est lui aussi en baisse. Bear Stearns est proche de zéro. Même le marché obligataire commence à subir la déflation
-
Epargne
Elections US, G20, BCE : trois rendez-vous historiques en moins de 48 heures
par Philippe Béchade 4 novembre 2008Wall Street semble avoir "posé ses carnets" lundi soir pour aller voter ce mardi : les indices américains ont clôturé à l’équilibre et le Nasdaq 100 affichait un score final de très exactement 0,00% de variation. Comme rien n’est plus pareil en cette année où l’économie comme les esprits sont bouleversés par la crise, les parieurs pourraient avoir tout faux et le ticket McCain/Palin ressortir gagnant
-
Epargne
Baisse des taux d'intérêt : des banques centrales impuissantes face à la crise
par alexandravoinchet 4 novembre 2008Les Etats-Unis sortaient alors doucement de la crise née de l’explosion de la bulle Internet. La confiance est revenue ; les taux ont suivi à la hausse ; les marchés ont repris du poil de la bête ; la satisfaction de s’en être sorti s’est transformée en euphorie ; une nouvelle bulle s’est créée. C’est reparti ! Même le Japon s’y essaie. La banque centrale nipponne a elle aussi baissé ses taux, même si sa marge de manoeuvre est ridicule, pour la première fois en sept ans. Cela n’a malheureusement pas servi à grand-chose
-
Epargne
D'une ambiance de type Halloween à l'état de grâce en quelques séances
par Philippe Béchade 3 novembre 2008L’entame catastrophique de cette dernière semaine d’octobre laissait craindre le pire, le chaos survenu en Allemagne suite à la rocambolesque envolée du titre Volkswagen précipitait de nombreuses valeurs de l’Euro Stoxx 50 vers des niveaux de valorisation invraisemblables — par le mécanisme aveugle des arbitrages par pondération. L’absurdité des cours au sein des indices paneuropéens s’ajoutait à un climat de capitulation général. Cela a, semble-t-il, fait sortir les acheteurs de leur réserve
-
Epargne
Où se réfugier quand inflation et pénurie de produits de première nécessité sont les seules perspectives ?
par La rédaction 3 novembre 2008Dans la tempête de commentaires qui déferle sur le monde à la suite de ce tsunami financier qui détruit tout, deux simples petits mots sont curieusement absents : "fraude" et "escroquerie". Mais ne sont-ils pas au coeur de la situation
-
Mardi dernier, les Etats-Unis nous annonçaient l’effondrement de l’indice de confiance des consommateurs, de 61 points à 38 points. Un effondrement d’une ampleur sans précédant, très supérieur aux anticipations des analystes (52 points). L’indice touche un plus-bas historique, les ménages anticipant une nette aggravation de la crise économique
-
Nous sommes d’humeur particulièrement joyeuse ici, dans les bureaux parisiens de la Chronique Agora. Pourquoi ? Parce que tout se passe comme prévu. Dieu est en son royaume. La reine est sur son trône. Et le Gros boom se transforme en Grosse chute. Comme nous l’avions annoncé à plusieurs reprises dans nos colonnes, les dépenses des consommateurs sont en chute libre. Mais que pouvait-il se passer d’autre
-
Epargne
Les Etats-Unis en mode crise pourraient être en route vers une "Encore Plus Grande Récession"
par La rédaction 31 octobre 2008Au cours des semaines passées, il est devenu évident que l’effondrement financier auquel nous assistions n’avait rien d’habituel ou d’ordinaire. C’est une crise d’une ampleur inégalée. C’est réellement une crise globale, précairement perchée au sommet d’une montagne de dettes
-
La séance du jeudi 30 octobre a parfaitement illustré le syndrome maniaco-dépressif qui caractérise les marchés depuis juillet dernier. Euphorique en début de séance, la bourse de Paris a perdu pied au cours de la dernière demi-heure. Un sursaut de dernière minute lui a cependant permis de terminer non seulement sur une note positive mais également d’aligner une troisième séance de hausse consécutive, ce qui n’était plus arrivé depuis le 26 août dernier
-
Tôt ou tard, le dollar s’effondrera lui aussi. Nous en avons eu un aperçu avant-hier… quand la devise est tombée à 1,29 $ pour un euro. Hier matin, les actions asiatiques sont remontées en flèche suite à l’annonce de la baisse effectuée par la Fed. Comme on pouvait le prévoir, les investisseurs pensent que les autorités ont peut être enfin repris le contrôle de tout ça. Comme on pouvait le prévoir, ils ont tort
-
Il y a des termes que les économistes n’emploient qu’avec des pincettes, et seulement quand il n’y a pas un politicien à proximité ! On nous a d’abord parlé de ralentissement économique, puis de crise, enfin de récession… Quel est le prochain mot sur la liste… "dépression"
-
Nous avons décidé de parler argent aux enfants. Pas d’argent dans l’absolu, comme nous en parlons dans la Chronique, mais dans le sens concret du terme. Notre argent. De l’argent personnel. De l’argent direct, immédiat, tangible. Il est temps d’expliquer à nos enfants ce que nous avons, ce qu’ils peuvent attendre, et ce qu’on attend d’eux. Ils grandissent, se lancent dans la vie professionnelle, fondent leur propre famille, entament leurs propres projets — et il est temps pour eux d’apprendre
-
Epargne
Fed, Hongrie, indice Baltic, Islande ou jouets chinois : tout est lié
par Philippe Béchade 30 octobre 2008Afin de bien mesurer la dimension mondiale de la crise, ainsi que sa violence, sachez que si certains indices boursiers asiatiques ont chuté de 60 à 75% cette année (autant que le pétrole en fin de semaine dernière), il y a bien pire, voire de l’inédit
