Se pourrait-il que New York ait déjà vécu son apogée ? Peut-être pas tout à fait. La presse rapporte des bonus record à Wall Street. Mais cette histoire semble teintée de désespoir, comme ces grandes fêtes à Berlin en 1945, juste avant que n’arrive l’armée soviétique. C’est peut-être pour ça que les bonus sont aussi élevés. Profitez-en tant que c’est encore possible ! Ce pourrait être le dernier cri de joie du secteur financier américain
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La question qui taraude l’ensemble des opérateurs est de sonder la solidité de la reprise et l’impact éventuel de l’arrêt des plans de relance. Si l’on analyse le passé, on constate que l’année qui pourrait le plus ressembler à 2009 serait 1975 avec la sortie d’une récession majeure sur fond de krach pétrolier
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Epargne
La Fed signe un chèque en blanc à Wall Street pour spéculer sans retenue
par Philippe Béchade 12 novembre 2009Le Dow Jones a pulvérisé un nouveau record annuel à 10 340 points. Un tel retracement en huit mois, c’est un record absolu de rapidité, sans aucun équivalent dans l’histoire des marchés américains et même occidentaux en général. Le S&P 500 s’envolait également de 1,1%… Les places européennes, littéralement euphorisées, explosaient de 1,5%… Pourtant aucune information économique sur le continent européen ne justifiait de se ruer à l’achat de façon aussi exubérante
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La Chine possède très peu de ressources en eau. La culture du soja nécessite beaucoup d’eau – 1 500 tonnes d’eau pour une tonne de soja. Qui a beaucoup d’eau ? Le Brésil. Il n’est donc pas surprenant de voir que l’augmentation de la surface de culture du soja au Brésil correspond à l’augmentation de la demande chinoise en soja
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Cette semaine, nous fêtons les 20 ans de la chute du Mur de Berlin. Cet événement a marqué la fin de la plus grande expérience économique dirigée de tous les temps. Qu’ont appris les économistes ? Rien… En 1949, les Soviétiques et les Alliés ont divisé l’Allemagne en deux. Une partie a suivi le chemin traditionnel capitaliste de la reconstruction. L’autre partie a pris le chemin du communisme. De façon tout à fait remarquable, ils ont continué cette expérience pendant 40 ans
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Depuis quelques jours, les bonnes nouvelles se sont faites plus nombreuses. Le PIB américain au troisième trimestre a grimpé de 3,5%, Les marchés ont donc hésités. Si les bonnes nouvelles s’accumulaient, adieu veaux, vaches, cochons… Heureusement, pour nos masochistes investisseurs, les chiffres du chômage américain en octobre sont tombés
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Dans un des derniers numéros de Défis & Profits, je parlais des effets pervers du réchauffement climatique dans l’Arctique. Pour rappel, les glaces y fondent, dégageant un accès vers les réserves de pétrole et de gaz, situation qui pourrait s’avérer explosive entre les différents Etats qui réclament la propriété de ces réserves. Mais un autre effet du réchauffement climatique touche une de nos principales thématiques d’investissement
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La semaine dernière, on apprenait que le constructeur de yachts Hinckley, basé dans le Maine et en activité depuis 1928, est en train de couler. Le problème n’est ni technique ni opérationnel. Il est philosophique. Personne ne se plaint de la qualité des bateaux. Ni même des prix (au cas où vous vous poseriez la question : ils sont exorbitants)
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Les charlatans de la Fed et du Trésor ont fait la plus grosse injection d’adrénaline de l’Histoire. Le secteur privé ne dépense pas ? Peu importe, le secteur public va dépenser pour eux ! Il a fallu près de 100 ans à la Fed pour voir son déficit atteindre les 800 milliards de dollars. Puis, après la faillite de Lehman Brothers, elle a doublé son bilan
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Les pays émergents ont fortement rebondi tandis que les investisseurs retrouvaient un appétit pour le risque. L’Europe de l’Est n’a pas fait exception au phénomène. L’indice MSCI de la zone a presque doublé depuis son point bas de l’année. A long terme, les perspectives restent bonnes. L’Europe de l’Est a encore du chemin à faire pour rattraper les niveaux de vie de l’Europe de l’Ouest
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Epargne
Plus l'erreur est totale, plus l'impunité est totale !
par Philippe Béchade 10 novembre 2009Les choses sont en train de changer. Les banques centrales ont doté les marchés d’un "grand convertisseur" qui élimine toute équivoque sur la tendance. Le principe est simple : "nous — en l’occurrence le G20 réuni ce week-end — vous promettons de l’argent gratuit jusqu’à ce que les lettres ornant la touche achat sur votre terminal de saisie d’ordres de Bourse soient effacées par l’usure."
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Deux informations très importantes sont tombées. Tout d’abord, nous avons entendu dire que la crise était officiellement terminée […] L’autre information importante, c’est que la Fed a décidé de pêcher par excès de prudence. Elle va maintenir une politique monétaire souple, jusqu’à la fin des temps si nécessaire
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Epargne
Les spécialistes du carry trade eux au moins ne chôment pas
par Philippe Béchade 9 novembre 2009La montagne de suspense a accouché d’une souris. Les chiffres de l’emploi d’octobre aux Etats-Unis, les plus attendus depuis huit jours, sont à première vue si mauvais que la stabilité des marchés en clôture vendredi — et même la légère progression de Wall Street à mi-séance — apparaissait pour le moins paradoxale
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Dans une certaine mesure, le charbon et le gaz naturel sont interchangeables : lorsque le prix du gaz naturel est élevé et celui du charbon plus modeste, les producteurs d’énergie passent du gaz au charbon. A l’inverse, quand le charbon est cher et le gaz naturel bon marché, c’est l’inverse qui se passe
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La Banque centrale australienne a été la première à crier victoire. Elle a augmenté son taux directeur de 0,25%, signalant la fin de la crise. La Banque centrale européenne s’est agitée sur son siège et a vaguement menacé d’augmenter son taux elle aussi. Alan Greenspan lui-même pense qu’une reprise est en cours. "C’est à cela que ressemble une reprise", a déclaré le Maestro. Inutile d’en dire plus, selon nous. Il a fallu que la plus grande bulle financière de l’histoire lui explose à la figure pour qu’Alan Greenspan s’aperçoive de son existence. Aujourd’hui, nous tentons de démontrer que Greenspan est toujours aussi myope
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Certains ont fait une croix sur les bijoux, d’autres sur les vacances, certains sur les vêtements. La crise oblige à revoir les budgets. Mais que se passe-t-il lorsqu’on est contraint de couper dans l’essentiel ? C’est le dilemme auquel ont dû faire face les agriculteurs : fallait-il poursuivre les achats d’engrais, matériaux chers mais bénéfiques aux récoltes
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Ca alors ! La Chine s’est fait coiffer au poteau par l’Inde, qui est repartie avec 200 tonnes d’or du FMI. Je vous l’accorde, l’Inde a dû payer 6,8 milliards de dollars en échange du métal jaune. Mais comme la Chine accumule l’or en tant qu’actif de réserve (dans chaque ménage ET à la banque centrale), tout le monde pensait que c’était dans la poche pour la Chine. Eh bien non ! Il se passe plus de choses qu’il n’y paraît dans cette histoire
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Epargne
La logique des marchés demeure un motif de perpétuel émerveillement
par Philippe Béchade 6 novembre 2009La plupart des économistes s’accordent aujourd’hui sur le fait que les milliers de milliards de dollars injectés dans le système financier il y a un an sont littéralement confisqués par les brasseurs d’argent et n’irriguent qu’au compte-goutte l’économie réelle. La Fed continue de faire comme si elle était dupe alors que la croissance des bonus est inversement proportionnelle à celle de l’emploi et de la consommation des ménages
