Pourquoi J.P. Morgan ne bouleverse-t-il pas autant les marchés que la Grèce ?
▪ Dans la présentation de notre fiction boursière de mardi matin, nous aurions pu faire figurer la mention « ce sera tout l’un ou tout l’autre ».
▪ Dans la présentation de notre fiction boursière de mardi matin, nous aurions pu faire figurer la mention « ce sera tout l’un ou tout l’autre ».
▪ « Nous voulons davantage d’inflation, c’est l’unique moyen de sauver les pays du sud de l’Europe », affirment en substance les pouvoirs publics allemands depuis le début du mois de mai.
▪ Les marchés se sont (et nous ont) fait bien peur à l’occasion de la journée des « Trois sorcières », le vendredi 18 mai. Mais Wall Street enregistre enfin un joli rebond (de 1,5% à 2,5%), ce qui s’est toujours produit par le passé après des séries de 12 ou 13 séances de baisse consécutives. Nous pouvons donc nous offrir un petit frisson rétrospectif par le biais d’une market fiction qui a également pour but d’éclairer certains paradoxes de notre merveilleuse époque.
▪ Hier nous étions de passage à Washington DC, à l’ambassade d’Argentine. Des amis de Salta y organisaient une séance de dégustation de vin. Il semblait étrange de voir nos amis argentins — qui vivent dans un coin éloigné du pays — dans la capitale américaine. Mais c’était un plaisir de les voir… et de goûter leurs malbecs de haute altitude, très typés.
▪ Cette semaine, J.P. Morgan a averti dans son rapport trimestriel que le deuxième trimestre allait connaître un accident dans ses bénéfices du fait de trades dans son « Chief Investment Office » (CIO). Le PDG Jamie Dimon a ressenti le besoin d’organiser une conférence impromptue pour expliquer les pertes imminentes dues aux activités de couverture du CIO.
▪ Nous avons vu hier que jusque dans les années 20, les dépressions aux Etats-Unis étaient relativement courtes. Et puis est arrivée la Grande Dépression elle-même.
▪ Tout baisse, en ce moment. Même l’or.
Attendez une minute. Dans la mesure où nous savons, grâce à Einstein, que tout est relatif, tout ne peut pas baisser. Si tout baissait, tout serait immobile. Il faut qu’autre chose grimpe, comme point de référence.
Quoi donc ?
▪ La réponse à cette question n’est pas si simple. En février dernier, j’étais d’avis que les pouvoirs en place de l’Europe devaient absolument empêcher un défaut des obligations grecques :…
▪ Le CAC 40 plonge de pratiquement 3% en 48 heures. La cassure des 3 100 points — même en réintégrant les coupons versés depuis 10 jours — est avérée, tout comme l’est l’enfoncement sans ambiguïté du support des 2 200 sur l’Euro-Stoxx 50. Il affichait 1,15% mardi à 2 178 points, après un plus bas en séance inscrit à 2 170 points.
Martin Wolf, du Financial Times, est la voix de l’establishment économique. Voilà donc notre économiste néo-keynésien. Que dit-il ? Que le monde suit les pas du Japon. Bien entendu, tel était le message diffusé il y a déjà 10 ans par un certain économiste renégat dont nous ne mentionnerons pas le nom. Il affirmait que le Japon ouvrait la voie, plutôt que de la suivre… et que les Etats-Unis lui emboîteraient le pas… avec un délai d’environ 10 ans.
▪ Il serait facile d’ironiser — et nous n’avions pas manqué de le faire — sur les déclarations triomphalistes de l’Elysée à la mi-mars. Rappelez-vous les « la crise est enfin derrière nous, le tandem franco-allemand a sauvé l’Europe, mais nous avons eu chaud ! ». L’heure est toutefois bien trop grave pour dénoncer la légèreté ou l’incompétence des uns et des autres.
Les sociétés deviennent plus complexes à mesure qu’elles mûrissent. Chaque défi… ou opportunité… est accueilli par un nouveau trucage d’une sorte ou d’une autre. Un impôt. Une réglementation. Un bidouillage organisationnel.
▪ Plus tôt cette année, l’espace d’un instant, beaucoup d’investisseurs ont évoqué la crise de l’Eurozone au passé. Mais aujourd’hui, il semble que cette crise doive bien se conjuguer au présent et au futur. «
▪ Le week-end s’est achevé sans qu’une coalition n’ait réussi à émerger à Athènes. Ce n’est pas une grosse surprise tant les uns et les autres ont intérêt à s’en tenir à la ligne qui a séduit leurs électeurs respectifs — enfin, surtout ceux qui rejettent massivement l’austérité.
Les actions ont perdu du terrain. Même l’or… cet ami si fidèle… nous a tourné le dos la semaine dernière, passant sous les 1 600 $ l’once. Oh, très cher lecteur… tout fiche le camp. A quoi nous raccrocher ?
▪ Nous avons beaucoup ri ces dernières semaines en découvrant des blogs annonçant que l’élection de M. Hollande provoquera des convulsions boursières comparables à mai 1981 en France et débouchera à terme sur l’effondrement de l’Europe.
▪ En 1970, les 10% de contribuables californiens les plus riches payaient 28,2% du total de l’impôt sur le revenu à l’état. Qui s’en plaignait ? Ils faisaient leur part du travail. A présent, 78% des impôts sur le revenu californiens proviennent de ces « riches ». Que s’est-il passé, exactement, entre 1970 et 2010 qui ait fait passer tant de richesse et de charges fiscales vers les plus hauts revenus ?
Mauvais chiffres américains — chômage décevant vendredi dernier –, Mario Draghi inflexible, montée des extrêmes (gauche comme droite) aux législatives en Grèce, élection de François Hollande, j’ai décidé de passer en revue les dangers qui pèsent sur les marchés actions.
