Faut-il craindre le retour du risque systémique ? (1/2)
En 2007-2008, la faillite d’une institution en a contaminé d’autres, et l’effet domino n’a été arrêté que par des interventions étatiques. Le scénario pourrait-il se reproduire cette année ?
En 2007-2008, la faillite d’une institution en a contaminé d’autres, et l’effet domino n’a été arrêté que par des interventions étatiques. Le scénario pourrait-il se reproduire cette année ?
Les discours des banquiers centraux utilisent toujours les mêmes ficelles : mieux vaut concentrer l’attention des investisseurs sur de petits détails que sur un gros problème.
Les marchés boursiers ont-ils donné mi-janvier un premier signe de faiblesse qui les conduira à la chute, ou n’était-ce qu’un soubresaut avant un énième rebond ? L’important, pour la seconde option, c’est d’y croire…
Avec les rotations de la nouvelle année en Bourse, des signes de fêlures apparaissent par endroits. Certains secteurs ont plus perdu qu’attendu, et l’inflation est une fois de plus pointée du doigt. Pour savoir si réelle chute il y aura, il faut toutefois s’intéresser à de nombreux autres facteurs.
Plutôt que de regarder les dernières chutes des marchés pour anticiper l’ampleur de la prochaine, mieux vaut se pencher sur l’exemple japonais, et sur des ratios fondamentaux.
En 2021, les unes de presse n’ont eu de cesse de mettre en avant le caractère haussier des marchés boursiers. Mais les titres, les records battus et les introductions en Bourse sont surtout le signe d’excès majeurs.
La semaine dernière, le président de la Fed a marqué dans une de ses déclarations un complet retournement de sa position sur l’inflation, surprenant certains observateurs. En réalité, c’est le résultat d’une douzaine d’années de changements profonds.
L’apparition du variant Omicron n’est pas passée inaperçue sur les marchés financiers, avec un « Vendredi noir » aux relents de crise qui risquent de sentir très mauvais pour l’économie.
A côté du capital productif qui permet, comme son nom l’indique, la production de biens et services, le capital fictif permet surtout la production d’entreprises zombies, dont la masse devient de plus en plus insoutenable.
La Bourse a pour vocation première de déterminer les prix en confrontant l’offre et la demande. Mais est-ce encore le cas, quand certaines actions sont survalorisées alors qu’elles n’offrent que du vent ?
Rien n’y fait, la Chine nous bat une fois de plus… Sauf que cette fois, c’est sa rapidité à faire exploser la bulle immobilière en abandonnant le secteur qui impressionne.
Presqu’un an après notre dernière mise à jour, il était temps de refaire un point sur notre indice de la catastrophe… qui revient dépasser les 8, et nous force donc à lever une fois de plus notre drapeau d’alerte au krach.
Chaque moment d’Histoire apporte ses leçons dont nous pourrions nous inspirer pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Ce n’est cependant pas la voie que choisissent les autorités actuellement…
Les autorités actuelles ne sont pas les premières à avoir de grandes idées pour dépasser les limites naturelles. Mais peuvent-elles encore faire marche arrière ?
Beaucoup d’analystes envisagent un scénario optimiste, avec une économie « ni trop chaude, ni trop froide », à la Boucle d’or… mais il se pourrait bien que leurs souhaits soient contrariés.
Une tempête ébranle l’économie chinoise en ce moment… mais elle reste sur une trajectoire ascendante. Ce n’est pas le cas des Etats-Unis, pour qui la prochaine crise pourrait bien être la dernière.
Comment les excès actuels seront-ils résorbés ? Par la déflation, comme au Japon dans les années 1990 ? Et qu’en est-il du cas de la Chine ?
La chute d’Evergrande, en Chine, entraînera-t-elle une crise systémique? Le gouvernement chinois va-t-il venir à sa rescousse ? Ou bien…
