Nous assistons à une dernière charge désespérée du Capitalisme mûr et dégénéré… Le Dow a atteint un nouveau sommet historique cette semaine. Tout ce qui a un prix semble grimper — le pétrole a re-dépassé les 80 $… et l’or a grimpé. Cela peut sembler de bonnes nouvelles — du moins pour tous ceux qui souhaitent une série de prix haussiers. La "flation" qui commence par "in" a une longueur d’avance sur celle qui commence par "dé". Cela signifie que le dollar baisse. Et lorsqu’il baisse, il permet d’acheter moins d’actions, moins de pétrole… et moins de nourriture.
Bill Bonner
Bill Bonner
Bill Bonner est le co-auteur de plusieurs best-sellers comme L’inéluctable faillite de l’économie américaine, L’empire des dettes et Hormegeddon. Dans son dernier livre, Gagner ou Perdre, il explore l’avancée de nos sociétés modernes, leurs hauts et leurs bas – et révèle en chemin la règle unique qu’une société doit suivre si elle espère progresser... tout en montrant ce qui arrive à ceux qui ignorent cette règle. En 1978, Bill a fondé Agora – désormais le plus grand réseau de recherche indépendante au monde. Il a lancé des entreprises partout dans le monde – dont les Publications Agora en France... emploie des milliers de personnes... a investi sur cinq continents... a acquis plus de deux douzaines d’entreprises... possède des centaines de milliers d’acres de terrain... parcourt plus de 150 000 km chaque année... et a lancé plus de 1 000 produits. Ses notes quotidiennes, publiées notamment dans La Chronique Agora, sont lues par plus de 500 000 personnes dans le monde – dont près de 40 000 en France. Bill s’est donné pour mission d’identifier les meilleures opportunités d’investissement – et de montrer où les investisseurs particuliers commettent les erreurs les plus coûteuses. En deux mots, Bill offre un regard lucide sur le monde de l’économie et de l’investissement -- un point de vue contrarien et sans concession, que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.
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"Le Retour", titre The Economist cette semaine. Sur la couverture du dernier numéro, on trouve une photo de Bill et Hillary Clinton… bras dessus-bras dessous… * "Hillary sera-t-elle notre prochain président ?" avons-nous demandé à un ami qui réfléchit à ces choses. * "Oui, c’est très probable", nous a-t-il répondu. "Les gens ne l’aiment pas vraiment… mais les années Clinton semblent de plus en plus attrayantes. Ils pensent qu’en votant pour Hillary, ils obtiendront Bill Clinton. Et avec Bill, les années Clinton reviendront. Pas de problèmes du subprime. Pas de crise de l’immobilier. Pas de guerre en Irak".
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Il y a trois types d’économies, selon les économistes locaux. Les économies développées. Les économies non développées. Et l’Argentine. Plus de détails ci-dessous… Une bonne question : quand les Asiatiques se lasseront-ils de financer les 800 milliards de dollars de déficit courant annuel des Etats-Unis ? Bien entendu, nous ne connaissons pas la réponse. D’après les preuves, ils devraient déjà en être arrivés là. Mais les Asiatiques ont acheté des investissements libellés en dollars US pour deux raisons. D’abord, parce que ces investissements étaient sûrs. Ils constituaient un bon "garage" où ranger leur "surplus d’épargne". Les Asiatiques pensaient qu’ils n’auraient plus à s’en soucier.
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Que voyons-nous ? Michael Bloomberg (maire de New York) était en Angleterre. Il s’est exprimé lors de la conférence du Parti conservateur à Blackpool la semaine dernière — tout à fait comme un candidat à la présidentielle. Nous nous sommes demandé quand les Républicains américains commenceraient à agir à nouveau comme des conservateurs. Nous ne connaissons pas Bloomberg, mais il tenait vraiment un discours de conservateur. Voilà ce qu’il disait des républicains
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Dans les valeurs américaines — multipliées par 13, environ. Dans les marchés émergents — qui ont grimpé un peu plus. Et dans l’or — passé de 41 $ à plus de 740 $ — une augmentation de près de 18 fois — même si il faut reconnaître qu’il y a eu de longues périodes durant lesquelles le métal jaune baissait en termes de dollars. Mais l’or n’est pas vraiment un investissement. Il ne fait que mesurer le rythme du déclin du billet vert. Ces 36 dernières années, le fait de simplement parier contre le dollar a permis de dépasser toutes les autres grandes catégories d’investissements.
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Depuis les hauts plateaux argentins, nous vérifions ce qui se passe aux Etats-Unis. Vérifier, ce n’est pas aussi simple que lire les gros titres. Le problème, c’est que tout flotte. C’est un peu comme si on essayait de donner la localisation précise d’un bouchon de liège flottant dans l’Atlantique Nord. Il est ballotté par le vent. Il est emporté par le courant. Avant d’avoir eu le temps de dire ouf, il sera à Cape Town. Et lorsque le Dow a atteint un nouveau sommet record lundi… nous avons donc dû poser la question : par rapport à quoi ?
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La discussion a changé. Les mêmes gens. Le même endroit. Le même sujet. Mais lorsque des voisins se rencontrent, en cet automne 2007, la conversation a toutes les chances d’avoir un effet entièrement opposé. Aujourd’hui, comme en 2005, des gens se rassemblant autour d’un verre seront probablement stupéfaits de voir pour combien la maison d’en face s’est vendue. Il y a deux ans, la nouvelle était reçue avec un certain plaisir ; le propriétaire était ravi, sans vouloir trop s’en vanter.
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Que peut faire un investisseur ? Sans les accords à gogo, comment les actions continueront-elles à grimper ? Sans hausse des prix de l’immobilier, comment les consommateurs pourront-ils continuer à dépenser ? Et sans dépenses de consommation (qui représentent 72% de l’économie US… jamais une économie n’avait autant dépendu de gens dépensant de l’argent qu’ils n’ont pas pour acheter des choses dont ils n’ont pas besoin), qu’est-ce qui empêchera l’économie américaine d’entrer en récession ? Nous n’en savons rien. Mais comme nous le font souvent remarquer nos lecteurs, il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas…
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Le malheureux pays du subprime a eu tant de chance pendant tant de temps. Quel dommage que le monde doive tourner. A présent, il semble en être au crépuscule d’une ère magnifique — quoique absurde… Une ère au cours de laquelle les Américains on pu dépenser de l’argent qu’ils n’avaient pas sans avoir à se soucier de ce qui se passerait ensuite. A présent, ils le découvrent. Et ils se trouvent dans la pire situation possible — coincés entre deux préfixes comme un petit mot dans un gros dictionnaire. La déflation coupe le souffle de l’économie des Etats-Unis et la valeur de leurs actifs. L’inflation, pendant ce temps, augmente le coût de tout ce qu’ils achètent.
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Bienvenue au Pays du Subprime, cher lecteur. C’est ainsi que Stephen Roach l’a formulé. L’économiste de Morgan Stanley était dans les journaux hier, expliquant pourquoi la chute du dollar est une mauvaise nouvelle. Exprimé le plus simplement possible, un dollar faible signifie qu’il faut plus de dollars pour acheter des choses sur le marché. Cette année, par exemple, les Américains achèteront probablement pour environ 2 500 milliards de dollars de biens à l’étranger. Ils en auraient bien plus pour leur argent si le dollar était plus fort.
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Mais qui a de l’argent à dépenser ? Les riches, bien entendu. Le marché du luxe est en pleine forme depuis des années. Mais nous apprenons que même les riches commencent à hésiter à se séparer de leur argent. Ils attendent de voir comment leur hedge fund réagit… ou ce qui arrive à l’économie américaine. Les maisons à un million de dollars mettent plus temps à se vendre, selon nos sources. D’autres marchés généralement réservés aux riches — les montres, les voitures, les bateaux — ne sont pas tout à fait aussi insouciants et extravagants qu’il y a trois mois de ça.
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C’est une sensation que l’on ressent à mesure que l’on vieillit. Un peu comme si vous sautiez en parachute. Pendant longtemps, on a l’impression de simplement flotter dans les airs. Et soudain, vous voyez le sol se précipiter vers vous. Quand on est enfant, une semaine, c’est très très long. A présent, pour nous, une semaine passe aussi rapidement qu’un bus. Nous nous tenons sur le trottoir, lisant les titres du Financial Times… et c’est passé ; nous nous en rendons à peine compte.
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Nous devons poser la question : quel air ces banques centrales respirent-elles ? Quelle nourriture absorbent-elles ? En quelles théories économiques croient-elles… et quels dieux adorent-elles ? Comment peuvent-elles croire que de tous les taux d’intérêt possibles — de zéro à l’infini — elles trouveront le bon ? Comment peuvent-elles imaginer que leur jugement est meilleur que celui du marché libre — dans lequel elles affirment avoir une telle confiance ?
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Nous avons appris la semaine dernière que notre dernier livre, co-écrit avec Lila Rajiva, venait d’entrer dans la liste des best-sellers du New York Times. Sa sortie est prévue pour bientôt en France — nous vous tiendrons au courant, sans faute… En attendant, nous nous mettons au diapason de la Nouvelle Ere — c’est-à-dire que, tout comme les autres baby-boomers, nous avons commencé à réduire… à simplifier… à nous contenter de peu
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Nous avons vérifié ce matin… pour être sûr. Certains de nos lecteurs américains se plaignent de notre point de vue sur l’Irak. On nous accuse d’être un lâche… une mauviette… de manquer de cojones, en d’autres termes. Nous avons dû vérifier. Et heureusement, rien n’avait changé. Puis nous nous sommes posé la question — quel est le lien ? Les mouches du coche ont-elles de plus grosses cojones que les autres gens ? Nous y revenons ci-dessous…
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Nous apprenons que les autorités politiques viennent au secours des grandes banques aussi rapidement que le permettent leurs seaux. Il s’agit du plus gros renflouage de ces cinq dernières années, disent les articles… les grandes banques atteignant en moyenne environ 2,7 milliards de dollars par jour en prêts de la part de la Fed. On dit que ces injections de cash sont "imposées" par la Fed elle-même… plutôt que d’être causées par le désespoir des banques. Tout de même, les récentes estimations mettent les augmentations de la devise américaine à près de 50% annuellement.
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Rappelez-vous que le système économique actuel n’est pas du capitalisme… c’est une sorte de marxisme pour les riches… dans lequel les élites font des profits alors que les pertes sont redistribuées, réparties dans la population toute entière comme des vestes à col Mao ou le virus de la grippe. Le génie du système actuel, c’est qu’il dupe les masses, et les pousse à croire qu’elles sont capitalistes — ce qui permet aux spéculateurs et aux brasseurs d’argent de se débarrasser des risques sur leurs dos.
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Les décisions sont prises dans deux parties du cerveau, nous disent les scientifiques. La première partie, c’est le cortex latéral pré-frontal. C’est là qu’est censée se produire la pensée logique et avancée — par exemple lorsqu’une personne décide quel genre d’investissement choisir, ou quelle voiture offre le meilleur rapport qualité-prix. Plus loin dans la matière grise, on trouve un autre centre de décision, plus primitif : le système limbique, là où les véritables pensées se forment.
