Un thermomètre pour la cuisson des carottes italiennes ?

Rédigé le 4 octobre 2018 par | Dette Imprimer

Des promesses peu crédibles du gouvernement italien ont pour le moment calmé les marchés. Mais la probabilité de défaut du pays reste très alarmante.

Hier, les marchés ont été rassurés. Le gouvernement italien a assuré qu’il allait réduire son déficit à partir de 2020 : 2,4% du Produit intérieur brut (PIB) en 2019, 2,1% en 2020 et 1,8% en 2021, a affirmé Giuseppe Conte. Le stock de dettes devrait se réduire, passant de 130% aujourd’hui à 126,5% en 2021.

Très honnêtement, trouvez-vous que les promesses d’un gouvernement tournant autour de « demain on dépensera moins et demain l’activité économique fera des flammes » sont crédibles ?

Mmmmm… si vous avez répondu « oui », je vous conseille de vous désabonner de cette chronique.  Allez plutôt trouver votre bonheur sur https://www.loptimisme.com, « la plate-forme positive qui met en avant ceux qui ont un impact positif sur le monde ». Vous pourrez méditer de profondes citations telles que :

« L’optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succès »  (Baden-Powell).

Ici, à La Chronique, nous pensons au contraire qu’il faut se préparer au pire tout en espérant le meilleur. Il vaut mieux prévoir un sac de randonnée complet ou un canot de sauvetage et ne pas s’en servir que de mettre en danger des secouristes parce qu’on est parti sous-équipé.

 

Le « vilain petit secret » de l’Amérique de Donald Trump… … et comment les élites mondiales vont y mettre fin

… Ouvrant ainsi des opportunités de gains à trois chiffres pour les investisseurs français !

Cliquez ici pour tout savoir.

 

Revenons à l’Italie.

Nous savons que :

Mon collègue britannique Nick Hubble évalue les chances de défaut de l’Italie en regardant l’évolution des CDS (credit default swaps), le prix des instruments dérivés qui permettent de s’assurer contre cet événement.

Selon cette mesure,  les chances que l’Italie ne rembourse pas ses dettes souveraines sont de 21% à cinq ans.

graphe - Credit Fault Swaps - Italie

 

Les dernières déclarations politiques n’ont pas vraiment rassuré puisque le prix de l’assurance n’a pas franchement baissé.

En avril, cette probabilité n’était que de 7,5%.

Nous parlons froidement d’un événement qui serait probablement le plus gros défaut de l’histoire financière.

Dans des marchés financiers où le prix le plus important – celui du crédit – est trafiqué et où les agences de notation ont jeté l’éponge, les CDS restent probablement l’indicateur le moins faussé.

Est-il pertinent de prendre des précautions contre un événement dont la probabilité à cinq ans est estimée à plus de 20% et qui pourrait déclencher la fin du système monétaire et financier tel que nous le connaissons ?

J’estime que oui.

Mais quelles précautions, me demandez-vous, l’œil effrayé, le teint pâle, le fantôme du Titanic errant dans votre esprit ?

Je vais vous donner un conseil 100% gratuit et 100% désintéressé : abritez un peu de votre argent en or et en bitcoin.

Le premier parce que c’est la monnaie-marchandise éternelle à laquelle tout le monde revient lorsque les belles promesses ne sont plus crues.

Le second parce que c’est une monnaie immatérielle non centralisée et non contrôlée par un gouvernement. L’avenir nous dira si c’est une bonne alternative à la monnaie-marchandise. Mon indécrottable optimisme légendaire me fait penser que oui.

[NDLR : comment investir et spéculer sur le développement des cryptomonnaies ? Tout est ici !]

Or ET bitcoin parce que les deux ne sont pas chers en ce moment. Vos parents ou grands-parents vous ont peut-être déjà dit qu’il valait mieux acheter pas cher si on voulait revendre plus cher…

Or ET Bitcoin parce que la concurrence est toujours une bonne chose, en tout et surtout en matière monétaire.

Comme disait l’économiste Frédéric Bastiat, « détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence. »

Et comme vous pouvez le constater, de plus en plus d’étatistes s’emploient à tuer l’intelligence en faussant la concurrence. Il serait temps d’entrer en résistance.

 

Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

Mots clé : - -

2 commentaires pour “Un thermomètre pour la cuisson des carottes italiennes ?”

  1. Quand on regarde les chiffres on voit bien que l’endettement public reste parfaitement maitrisable et peut être facilement ramené largement en dessous des 60% du PIB en l’espace d’une génération. En France le déficit public équivaut 5% de la dépense publique. De plus le remboursement progressif de la dette est également le meilleur choix sur le plan économique.

    Mais comme c’est beaucoup plus facile (en apparence) de dire qu’on ne va pas rembourser (pas mal de gens risquent d’avoir de grosses surprises quand ils vont réaliser le cout réel et qui est vraiment impacté) et que l’austérité il y en a acer, je pense en effet que différents mouvements populistes vont finir par gagner sur un tel programme.

    Le problème du bitcoin c’est que quand vous êtes dedans vous n’êtes pas contrôlé mais que les portes d’entrée et de sorties elles le sont (ou peuvent le devenir très rapidement).

    Sinon étant donné le cout de minage d’un bitcoin, je n’irai pas jusqu’à dire qu’au cours actuel ce n’est pas cher. C’est simplement moins cher que quand on était encore au cœur de la folie spéculative.

  2. Mais il n’y a qu’à La Chronique Agora qu’on trouve des auteurs capables d’être aussi drôles sur des sujets aussi sérieux 🙂

Laissez un commentaire