13 000 Mds$ de dette cachée dans les notes de bas de page

Rédigé le 18 septembre 2017 par | Banques Centrales, Dette, Simone Wapler Imprimer

La Banque des règlements internationaux découvre 13 000 Mds$ de dette hors bilan et avoue buter sur l’énigme de l’inflation.

13 000 Mds$, ce n’est pas une paille. Presque six fois la taille de l’économie de la France, plus que celle de la Zone euro. Comment se fait-il que cela soit passé inaperçu, vous demandez-vous peut-être ?

Vous le savez, nous vivons dans un monde étrange où la monnaie est du crédit qui peut être accordé à l’infini et dont les intérêts sont actuellement très faibles. La masse des crédits existants échappe à tout contrôle et dépasse largement nos capacités de remboursement.

Mais comment peut-on être assez bête pour prêter trop d’argent ? Si quelqu’un prête 1 Md€ à mon voisin, tout le monde sait dans le département qu’il ne pourra jamais rembourser.

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Aujourd’hui, c’est différent pour deux raisons.

En premier lieu, le prêteur prête de l’argent qui n’existe pas. C’est le privilège des banques d’aujourd’hui qui avec 1 € de fonds propres font surgir 10 à 30 € de crédit.

En deuxième lieu, prêteur et emprunteur n’ont bien souvent plus aucun lien de relation humaine, ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus et ne se verront jamais.

En l’occurrence, il s’agit de dettes d’institutions non financières, en dehors des Etats-Unis et qui échappent à toute comptabilité officielle, du « hors bilan ».

Quand quelqu’un achète à terme un actif à l’étranger, pour se prémunir du risque de change, il peut :

Les deux premiers cas apparaissent au bilan mais pas le troisième. La BRI vient de faire les comptes concernant ces repo et est arrivée à ce montant de 13 000 Mds$. Ceci augmente considérablement le poids de la dette dans le monde, qui est probablement de l’ordre de 225 000 Mds$.

Reuteurs indique :

« La vulnérabilité des bilans à des taux d’intérêt plus élevés est une question décisive pour l’économie mondiale. […]

Le pourcentage croissant d’entreprises incapables de couvrir le paiement des intérêts avec leurs résultats – les entreprises zombies – ne présage rien de bon ».

[NDLR : comment mettre votre propre épargne à l’abri de ces dangers, retrouver rendement et plus-values et financer de la vraie croissance d’entreprises saines ? Découvrez ici comment rejoindre les nouveaux millionnaires qui placent leur argent en dehors des marchés financiers.]

Avec tout ce crédit surabondant, comment se fait-il qu’il n’y ait pas eu d’inflation, ce qui aurait poussé les taux à la hausse et régulé la grande chaudière de l’économie mondiale, se demande également la BRI ? « C’est inquiétant, personne ne connaît la réponse », indique-t-elle.

On peut cependant hasarder une hypothèse.

Il y a en réalité une gigantesque inflation de tous les actifs financiers (actions, obligations, immobilier). Cette inflation ne se traduit pas par une hausse des prix de la vie courante car les salaires n’augmentent pas.

« L’effet richesse » des néo-keynésiens est aussi bidon que la théorie keynésienne de l’enrichissement par la consommation.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

2 commentaires pour “13 000 Mds$ de dette cachée dans les notes de bas de page”

  1.  » Il y a en réalité une gigantesque inflation de tous les actifs financiers (actions, obligations, immobilier). Cette inflation ne se traduit pas par une hausse des prix de la vie courante car les salaires n’augmentent pas.  »

    Non car :

    « L’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu’elle est et qu’elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production. »
        — Milton Friedman, The Counter-Revolution in Monetary Theory

    Pour que les salaires réels augmentent, il faut que la productivité augmente (sinon le taux de profit baisse, réduisant la demande de travail de la part des entreprises), par conséquent l’inflation ne peut jamais s’expliquer par une augmentation des salaires (en fait c’était une théorie rependue par des anti libéraux pour justifier le contrôle des prix, et notamment un gel des salaires, pour luter contre l’inflation, par opposition à la solution libérale consistant à mettre fin à l’expansion rapide de la masse monétaire).

    S’il n’y a pas d’inflation c’est précisément car en réalité la croissance de la masse monétaire globale depuis la crise est extrêmement faible (c’est uniquement la monnaie banque centrale qui a explosé), notamment en raison des nouvelles normes prudentielles imposées au banque.

  2. Quel est le chemin suivi par cet argent qui provient de nulle part ? L’état paie ses fournitures et ses salariés avec cet argent. Ce faisant il lui donne une réalité et une valeur. Cet argent qui n’existait pas, existe et agit. C’est de la génération spontanée. Cet argent nouveau fait même des petits grâce aux intérêts bien réel et gagne les autres sphères de l’économie du militaire à l’agriculture en passant par les services. Il est recyclé vers l’état par les taxes sur les échanges. Il gonfle le PIB et contrarie la déflation normale lors de l’arrivée à maturité des technologies et lors des désendettements, comme les vagues contrarient le ressac. Un seul impératif pour que cela dure, il ne faut pas qu’il manque. La monnaie déversée doit toujours être supérieure au besoin, c’est à dire a minima, aux remboursements et aux intérêts.

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