S’enrichir ne repose pas forcément sur un coup de chance ou un placement spectaculaire. En évitant les dettes inutiles, en investissant régulièrement et en acceptant de construire son patrimoine sur le long terme, chacun peut poser les bases d’un avenir financier plus solide.
Ce week-end, je repensais à certaines des conférences organisées par l’Oxford Club. L’une d’entre elles m’est revenue en mémoire : notre séminaire Private Wealth de 2022, à Charleston, en Caroline du Sud.
Notre hôtel se trouvait sur King Street, un quartier très fréquenté, non loin du College of Charleston. Les rues grouillaient d’étudiants, de personnes venues dépenser leur argent dans les bars et les restaurants haut de gamme bondés et, comme dans toutes les grandes villes, de personnes sans-abri.
Le contraste était saisissant entre ces jeunes adultes qui espéraient « réussir », ceux qui avaient déjà « réussi » et ceux qui – à cause de mauvais choix, de circonstances défavorables ou des deux —, n’y étaient pas parvenus.
Lorsque je vois des personnes dans le dénuement, je me dis souvent : « Sans la grâce de Dieu, cela aurait pu être moi. » J’ai eu la chance de naître dans une famille stable, qui m’a entouré et soutenu.
Mais je sais aussi avec certitude que j’ai fait, au fil du temps, les bons choix qui m’ont permis de connaître la réussite financière.
J’ai grandi dans une famille de classe moyenne. Mon père était principal adjoint et ma mère restait mère au foyer. J’ai toujours eu tout ce dont j’avais besoin, et même certaines choses dont j’avais envie. J’ai été très chanceux.
Mais lorsque je suis entré dans la vie active, je n’avais pas un sou. New York est une ville où la vie coûte cher et je gagnais très peu dans mon premier emploi, qui n’avait absolument rien à voir avec Wall Street. Dans mon taudis — que les agents immobiliers new-yorkais et, apparemment, les services du logement qualifiaient d’appartement —, les dîners se résumaient souvent à des spaghettis au beurre.
Mes parents m’ont montré le bon exemple : ils n’ont jamais eu d’autre dette que leur crédit immobilier. Lorsque le moment est venu pour moi d’entrer à l’université, ils m’ont expliqué qu’ils financeraient mes études dans un établissement public. Ils n’avaient pas les moyens de payer une université privée et n’avaient aucune intention de s’endetter pour cela.
Moi non plus. Et je n’ai pas davantage contracté de dettes après mes études.
Comme je n’avais pas d’argent, j’étais fortement déterminé à en gagner. J’ai donc appris seul à investir. Acheter des actions à long terme ne m’a pas permis d’améliorer immédiatement mes plats de pâtes nature, mais cela m’a aidé à préparer mon avenir.
Voici les leçons que j’ai apprises sur la gestion de l’argent. Elles m’ont été très utiles tout au long de ma vie, et ce sont celles que j’enseigne aujourd’hui à mes enfants.
1. Fuyez les dettes comme une maladie contagieuse
De manière générale, je ne vois que deux bonnes raisons de s’endetter : acheter un bien immobilier ou créer une entreprise. Pour le reste, mieux vaut acheter une vieille voiture cabossée et la conduire jusqu’à ce que vous ayez les moyens de vous en offrir une meilleure. Renoncez aux restaurants et contentez-vous de ce que vous avez.
Je sais que tout cela n’a rien de réjouissant. Mais pour vous construire un avenir meilleur et plus solide, vous devrez peut-être accepter quelques sacrifices à court terme. Si vous êtes déjà endetté, faites tout votre possible pour rembourser vos dettes aussi rapidement que possible. Plus tôt vous cesserez de verser des intérêts à une banque, plus tôt vous pourrez investir pour votre avenir.
2. Investissez dans un plan d’épargne-retraite
C’est indispensable. Investir dans un compte consacré à votre retraite vous aide non seulement à préparer votre avenir, mais vous permet également de bénéficier d’avantages fiscaux et donc de réduire vos impôts dès aujourd’hui.
3. Vous ne deviendrez pas riche rapidement, mais vous pouvez le devenir progressivement
La plupart d’entre nous peuvent se reconnaître dans les paroles chantées par Freddie Mercury : « Je veux tout, et je le veux maintenant. »
Se laisser séduire par les crypto-monnaies et autres promesses d’enrichissement rapide est un excellent moyen de ne jamais devenir riche. Bien souvent, c’est même un excellent moyen de s’appauvrir.
La vérité, c’est qu’il n’est pas particulièrement difficile de s’enrichir progressivement en investissant à long terme dans des actions de qualité ou des fonds indiciels. Mais la plupart des gens n’ont pas la patience nécessaire.
À long terme, les marchés progressent. Si vous parvenez à mettre un peu d’argent de côté chaque mois, chaque trimestre ou chaque année, puis à l’investir, votre situation sera bien meilleure que si vous ne l’aviez pas fait. C’est une recette de réussite simple et éprouvée, mais la plupart des gens raisonnent à trop court terme pour la comprendre.
Une fois de temps en temps, je me prépare encore un bol de pâtes au beurre pour le dîner. Cela me rappelle le chemin parcouru et m’aide à mesurer ma chance. J’ai incontestablement eu de la chance dans la vie, mais j’ai aussi suivi avec discipline une méthode qui fonctionne depuis des générations pour les investisseurs.
Prenez dès aujourd’hui les bonnes décisions pour votre avenir financier. Et transmettez à vos enfants et petits-enfants cette voie patiente et régulière vers la prospérité, afin de leur offrir des lendemains plus lumineux.

2 commentaires
Vos conseils sont inutiles ! Pour les jeunes et même des moins jeunes comme moi (51 ans), comment voulez vous mettre de l’argent de côté ? En travaillant vous devez payer 2 fois la retraite, d’abord payer la retraite par répartition des retraités actuels, et payer une seconde fois votre retraite par capitalisation car pour notre propre cas, on n’aura pas de retraite par répartition puisque le système de Ponzi va s’effondrer ! Nos générations doivent payer de plus en plus cher nos mutuelles pour des soins de moins en moins remboursés, en plus on doit payer des médicaments à côté qui s’ajoutent à notre mutuelle plus cher ! On paye des loyers exorbitants sur le marché de l’immobilier, puisque les logements sociaux sont réservés aux chances pour la France. On a des salaires qui ne progressent pas, l’ascenseur sociale descend plus souvent qu’il ne monte à l’étage supérieur alors les perspectives de carrières sont médiocres ! Entre l’inflation des prix couplée de la perte de pouvoir d’achat de notre monnaie, autant dire qu’on ne parvient plus à se payer des repas normalement, on passe même des journées sans manger. Pour ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller bosser autant dire qu’ils mangent encore moins que les personnes sans voiture, entre les assurances qui augmentent et le carburant qui flambe. Faire des économies c’est de plus en plus compliqué, surtout avec les prix de l’énergie qui ont considérablement augmenté aussi. C’est simple à comprendre, il n’y a aucune marge de manœuvre pour la plupart des gens, la plupart des charges sont fixes, et si les charges fluctuent c’est à la hausse des prix ! La seule et unique marge de manœuvre une fois qu’on a payé ses charges fixes c’est de sauter des repas plus souvent pour juste mettre quelques euros de côté ! Pourtant je n’ai pas de crédit et pas de voiture ! Alors j’imagine l’enfer pour celles et ceux qui ont des crédits et des voitures… quand je vois ce que je subis sans crédit et voiture… Nos générations ne peuvent rien mettre de côté… On paye tout de plus en plus cher avec de moins en moins de revenus, alors autant dire qu’on tombe vite dans le rouge ! Et encore sur l’alimentaire je ne vais pas dans les fast food et restaurants, je cuisine quotidiennement.
Avec le recul de l’histoire, celui qui ne fait aucun sacrifice de son bon plaisir, de son argent et de son temps pour obtenir un classement dans une échelle méritocratique (qu’elle soit militaire, politique, économique ou scientifique) est sûr de finir gagnant, car il aura mieux vécu que ceux qui tentent de maquiller leurs échecs existentiels en réussite sociale.