Une certaine lassitude commence à gagner de nombreux opérateurs qui voient les indices boursiers battre comme les portes d’un saloon depuis un bon mois. Le mouvement d’alternance — deux jours de hausse, un jour de baisse… ou l’inverse — ne s’est pas démenti ces derniers jours. Les acheteurs auraient pu, en effet, profiter de l’échéance "mars" (vendredi 15 février à 16h) pour reprendre le marché en main et arracher le CAC 40 à l’attraction du seuil pivot des 4 835 points. Ce n’est pas un hasard si ce seuil a été le plancher testé en début de matinée hier
pétrole
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Il nous apparaît effectivement très audacieux de s’obstiner à miser sans retenue sur un rebond du CAC 40 à contre tendance macroéconomique simplement parce que nous parions que le consensus négatif devient trop univoque pour que les baissiers puissent en tirer profit ; sans effet de surprise, aucun gain significatif ne saurait se matérialiser
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Hier, nous proposions une modeste hypothèse. Prises entre les feux croisés de l’inflation et de la déflation, les actions ont été immobilisées. Elles "devraient" baisser, mais elles reçoivent des signaux contradictoires. La déflation les force à baisser la tête — mais l’inflation les empêche de battre en retraite. Elles sont coincées
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Depuis jeudi dernier, nous ne cessons de mettre en avant cette remontée des cours du pétrole entamée il y a 10 jours à partir du fameux plancher moyen terme de 86,5 $. Vous en connaissez tous la cause : l’arrêt des livraisons de brut par Caracas au groupe Exxon-Mobil, coupable d’avoir obtenu le gel de 12 milliards d’euros d’actifs vénézuéliens déposés aux Etats-Unis pour obtenir une série d’indemnisations. Cependant, le franchissement des 96 $ survenu ce mardi implique la concordance de facteurs haussiers que nous n’avions que partiellement expliqués dans notre Chronique d’hier avec l’allusion au rôle grandissant de la Russie dans la géopolitique du pétrole
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Les chats, comme l’a un jour écrit l’humoriste P.G. Wodehouse, sont prétentieux parce qu’ils ne se sont jamais remis d’avoir été adulés comme des dieux dans l’Egypte ancienne. Les Américains, tout comme les chats, vont devoir eux aussi s’habituer au changement. L’économie mondiale ne s’agenouille plus exclusivement devant l’autel de l’entreprise américaine. La solide machine économique de la Chine attire elle aussi une ou deux génuflexions. Les investisseurs prospères seront ceux qui s’adapteront à cette nouvelle réalité
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Puisque les marchés américains étaient clos ce lundi pour cause de Présidents’ Day, l’occasion était idéale pour élargir notre réflexion sur les matières premières. Nous allons donc aborder une thématique qui nous est chère, à savoir le basculement pétro-stratégique — qui englobe le gaz — du Proche-Orient (contrôlé de façon de plus en plus chaotique par les Américains depuis 2003) vers la Russie et l’Asie Centrale
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Epargne
Le charbon s'envole ; jouez les valeurs du secteur
par Isabelle Mouilleseaux 18 février 2008Jusqu’à très récemment, le charbon était passé de mode. Trop salissant, extrêmement nocif pour l’environnement et participant très activement au réchauffement climatique… Pourquoi ce retour en grâce ?
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"Selon moi, il y a de plus en plus de chances que le pic de production pétrolière mondiale ait été atteint en mai 2005 avec 74 252 000 barils par jour", affirme Matt Simmons, fondateur et président de la plus grande banque d’affaires dédiée aux produits pétroliers, Simmons & Co International
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Les analystes étaient si excités à l’idée d’annoncer l’indépendance de leurs économies par rapport aux Etats-Unis qu’ils en ont oublié qui conduit l’économie mondiale… c’est-à-dire le consommateur américain. Sa force, ou sa faiblesse, détermine en grande partie la quantité de pétrole consommée, le nombre d’ordinateurs achetés et le nombre de hamburgers avalés
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Epargne
Matières premières : comment réagir face à la crise boursière (2)
par Isabelle Mouilleseaux 30 janvier 2008Nous sommes dans une grande tendance haussière, certes. Mais il y a toujours des périodes de repli temporaire, dans une telle tendance. Nous sommes en ce moment même au cœur de l’un de ces replis. 2008 sera une année difficile. En cause ? Le ralentissement de l’économie US, notamment dans le secteur de la construction et de l’immobilier. Le grand avantage pour vous, c’est que vous allez pouvoir "prendre le train" des métaux industriels quand nous aurons atteint le creux de la vague
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Il y a quelque temps de ça, nous avons vu le monde évoluer de cinq manières essentielles. Nous les avons appelées les "5 E". Nous nous demandons ce qu’ils sont devenus
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Madame Michu sait depuis longtemps qu’il y a de l’inflation. Tout augmente plus que l’indice des prix à la consommation publié par l’INSEE. Enfin, tout ce que madame Michu achète. Alors lorsque le ministre Christine Lagarde affirme que l’inflation 2007 est inférieure à 2%, madame Michu se fâche. C’est une farce. Quiconque se nourrit, se loge, se chauffe, fait le plein de sa voiture, téléphone, paie ses assurances, ses impôts, et ses charges de copropriété le sait bien
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A chaque fois qu’un accès de déprime plombe les indices et provoque un mouvement de repli jugé excessif, l’espoir d’un rebond technique est systématiquement déçu. Les vendeurs restent à l’affût de la moindre opportunité — un sursaut de 1% suffit à leur bonheur ! — et la tendance baissière reprend quasi inexorablement le dessus depuis le 28 décembre dernier
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Epargne
Les sociétés de placement pétrolières reviennent dans la course
par La rédaction 14 janvier 2008Au cours des dix-huit derniers mois, le pétrole n’a cessé d’augmenter, mais les sociétés de placement dans le secteur du pétrole et du gaz n’ont pas suivi le mouvement — notamment au Canada. Ces titres à rendement élevé qui avaient autrefois beaucoup de succès ont perdu toute popularité fin 2006, lorsque le gouvernement canadien a brusquement décidé de ne plus les exonérer d’impôts sur les bénéfices.
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Epargne
Le cycle haussier sur les matières premières se termine-t-il ? (2)
par Isabelle Mouilleseaux 10 janvier 2008Sommes-nous à la fin du grand cycle haussier entamé en 1999 ? Jim Rogers, le seul grand gourou spécialisé dans les matières premières, apporte à cette question une réponse claire : non ! Mon opinion ? Je suis d’accord avec lui. Voici pourquoi
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Epargne
Le cycle haussier sur les matières premières se termine-t-il ? (1)
par Isabelle Mouilleseaux 9 janvier 2008Rappelez-vous l’année 1999. Alors que beaucoup anticipaient l’implosion des systèmes mondiaux informatiques au tournant de l’année 1999-2000, le baril de brut se négociait sous les 10 $ et l’or ne valait que 250 $ l’once. Il était loin le temps où l’or caracolait fièrement à 850 $ l’once. C’était 19 ans plus tôt
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En termes de véritable devise — l’or — le pétrole est encore bon marché. D’un autre côté, en termes de véritable pétrole, l’or est bon marché. En termes de quoi que ce soit de véritable, tout est véritable. En termes d’or, la maison américaine ordinaire est moins chère aujourd’hui qu’il y a cinq ans. En termes de pétrole, l’action US moyenne vaut à peine la moitié de son cours d’il y a cinq ans. En termes de soja, même l’assurance-vie est bon marché
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Pour commencer, nous dirions que l’économie semble se diriger tout droit vers la terrible synthèse de l’inflation et de la déflation, connue sous le nom de "stagflation". Les prix des matières premières grimpent. L’or grimpe. Le pétrole a déjà grimpé. Encore et toujours plus haut… et pourtant, c’est à peine si l’économie arrive à sortir du lit le matin. Les consommateurs vont se trouver à court d’argent à dépenser. Et les actifs financiers — le genre d’actifs que les gens aiment à voir grimper — baissent
