L’effondrement de British Petroleum (-15% dès les premiers échanges à Londres) a presque éclipsé les tensions diplomatiques qui ont ressurgi au Proche-Orient… Puis les marchés se sont focalisés sur le communiqué alarmiste concernant les pertes potentielles des banques de la Zone euro à l’horizon 2011, d’où une violente rechute de l’euro sous 1,215 $
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Epargne
Les plus hautes murailles de dettes ne peuvent arrêter les vents du désert
par Philippe Béchade 31 mai 2010Les dégradations de notation de bons du trésor s’enchaînent inexorablement — la dernière en date remonte au vendredi 28 mai : l’agence Fitch a privé les emprunts souverains espagnols de leur triple A, provoquant une brusque rechute de l’euro sous les 1,23 $ peu avant la clôture des marchés américains
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La consommation de pétrole de la Chine est passée d’à peine plus de deux millions de barils par jour au début des années 1980 à près de neuf millions de barils par jour cette année", déclare Rubin. "Et à la vitesse à laquelle son marché automobile croît, le pays pourrait doubler sa consommation de pétrole au cours de la décennie à venir
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Oui, cher lecteur… les prix chutent. En avril, l’indice des prix à la production américain a chuté de 0,1%. Le pétrole a baissé ces derniers jours. Le Dow aussi. Le cuivre a perdu plus de 20% par rapport à son sommet. Les actions chinoises ont reculé de 21% à ce jour cette année. Le CRB — qui mesure les prix des matières premières — a perdu environ 12%. Même l’or a subi un revers
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Chute abyssale de l’euro de 10% en moins d’un mois, risque de récession de part et d’autre de l’Atlantique dès le second semestre 2010… voilà quelques éléments d’explication pour justifier le plongeon de Shanghai (-5,07%) lundi matin. La Bourse chinoise n’attend plus que le prochain tour de vis de la Banque centrale destiné à contenir les pressions inflationnistes pour rééditer un parcours comparable à celui de l’année 2008
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Investir dans l’or, l’argent et le pétrole quand le gouvernement dépense tant dans l’impression de billets par la Réserve fédérale rend l’investissement si facile que vous pouvez crier joyeusement : "l’or, l’argent et le pétrole ! Génial ! L’investissement c’est facile"
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Le 22 avril dernier, la plate-forme de forage de la compagnie pétrolière BP sombre au large des côtes américaines. Selon les estimations, ce sont pas moins de 800 000 litres de pétrole qui se déversent chaque jour dans le golfe du Mexique. La réaction de la Maison Blanche ne s’est pas faite pas attendre : Barack Obama exige que la compagnie pétrolière assume l’entière responsabilité de ce préjudice. La compagnie doit faire profil bas : elle paiera
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Epargne
Le moral de Wall Street devient aussi sombre qu’une plage de Louisiane
par Philippe Béchade 5 mai 2010Le spectre des défauts de paiement en cascade, aboutissant à l’éclatement de la Zone euro, s’impose désormais comme la préoccupation première des marchés. Ces derniers avaient occulté jusqu’à la dernière extrémité le problème du surendettement et de la dégradation des finances des Etats depuis 18 mois
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Côté européen, la récréation continue. Maintenant que le FMI est prêt à voler au secours de la Grèce et que même Angela Merkel n’exclut pas le soutien de Berlin (à condition que des engagements soient pris, que des mesures de restriction budgétaires soient mises en place etc., etc.) les marchés, tranquillisés, ont pu reprendre leur partie de marelle haussière — encouragés également par les résultats américains
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Epargne
Goldman Sachs baisse, le pétrole grimpe… et le FMI réinvente l'eau tiède
par Françoise Garteiser 21 avril 2010Les Allemands ont visiblement la forme : l’indice ZEW, qui mesure le moral des investisseurs d’outre-Rhin, a fait un joli bond, passant de 44,5 le mois dernier à 53 en avril. Pas étonnant que les marchés s’en réjouissent : ils attendaient un chiffre à 45,1… et surtout, c’est la première fois que le ZEW grimpe depuis septembre 2009. Nous nous contenterons de dire que le moral, c’est une chose… il faut voir si le reste suit
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Les compagnies aériennes perdent des millions d’euros tous les jours ? Le tout-puissant "gouvernement Goldman" accusé par la SEC ? Qu’importe ! Hier, du côté américain on a préféré se concentrer sur les bons résultats d’entreprises… et reprendre la hausse.
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Epargne
Le troisième tiers du Fabuleux Portefeuille Mogambo d'Investissements Sûrs
par lemogamboguru 14 avril 2010Je suis, en un mot, dérouté, voire abasourdi par le concept même du doublement de la consommation de pétrole chaque année, qui est une prouesse incompréhensible, encore plus inquiétante quand on pense au fait que la consommation des Chinois ne part pas de zéro, puisque la "consommation de pétrole par les Chinois a atteint 8,5 millions de barils par jour l’année dernière, comparé à 4,8 millions en 2000, alors que les Etats-Unis ont consommé 18,5 millions de barils par jours en 2009".
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Wall Street s’efforçait d’aligner hier soir une troisième séance positive consécutive depuis le début du deuxième trimestre 2010 (le Nasdaq grappille +0,1%). Le CAC, qui affichait sa volonté de ne pas se laisser distancer par les indices américains (en hausse de 0,8% la veille), inscrivait sa meilleure clôture annuelle à 4 054 points à l’issue d’une séance irrégulière et très modérément active : 3,4 milliards d’euros échangés après quatre jours d’interruption, c’est tout bonnement dérisoire. Les principales places européennes terminaient sur un gain de 0,35%. Paris fait donc un petit peu mieux (+0,5%) que la moyenne des indices… Amsterdam dominait largement ses rivales de la zone Euronext avec une flambée de 1,2% (grâce à Arcelor-Mittal et ses 4% de hausse qui ont également dopé le CAC 40)
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Wall Street poursuit sur sa lancée du 1er avril, avec l’avantage des statistiques immobilières. En effet, les statistiques de l’emploi publiées il y a quelques jours avaient été tout juste conformes aux anticipations : 162 000 créations de postes, dont 70 000 agents chargés du recensement quinquennal. Le chiffre des promesses de ventes de logements neufs aux Etats-Unis est donc tombé à pic vendredi, puisqu’il annonçait un rebond de 8,2% au mois de février, à un mois tout juste de l’expiration d’une importante prime fiscale consentie aux primo-accédants
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Voilà ce qui pourrait éventuellement faire exploser la bulle chinoise : les prix de l’acier. Les conditions de valorisation de l’acier ont changé du jour au lendemain, après qu’un consortium mondial d’entreprises minières et de fabricants d’acier a accepté de commencer à évaluer les cours de cette matière par trimestre et en fonction du marché au comptant du minerai de fer. Pendant les quarante dernières années, les consommateurs d’acier ont signé des contrats annuels et le prix était négociable… cette époque est révolue
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Le Trésor irlandais — qui a créé en septembre 2009 une bad bank dénommé NAMA (National Asset Management Agency) — continue de racheter en masse des créances bancaires pourries. A 47% de leur valeur nominale pour le dernier "paquet" absorbé le 31 mars… c’est peut-être une belle remise, mais c’est un fardeau supplémentaire de cinq milliards d’euros pour le budget d’un pays qui pâtit d’une récession de -7,1%. La NAMA a racheté pour 90 milliards d’euros d’actifs toxiques à Anglo Irish Bank (12,7 milliards d’euros de pertes en 2009), Bank of Ireland, Allied Irish Banks
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Epargne
Quel genre de poisson d’avril les marchés nous concoctent-ils ?
par Philippe Béchade 30 mars 2010La seule surprise du jour fut en effet le puissant rebond du baril de pétrole (+2,5% à 82,1 $). Ni l’actualité macro-économique, ni le léger tassement du dollar face à l’euro (-0,5%) n’expliquaient un décalage de cours aussi brutal. Si la thématique des matières premières et de l’énergie pouvait être envisagée, cette piste est invalidée par la stagnation de l’or (+0,2%), de l’argent et du platine (-0,1%) ainsi que de l’uranium. Le cuivre en revanche prenait 3% à 3,5 $ l’once : quelqu’un aurait-il décidé lundi de stocker une courte sélection de produits de base industriels… et dans quel but ? Mystère
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Epargne
Ah, si seulement les gouvernements vendaient eux aussi de la valeur temps !
par Philippe Béchade 16 mars 2010J’ai assisté mercredi dernier à un déjeuner dont l’invité d’honneur était Eric Woerth. Je n’ai pas pu laisser passer l’occasion de l’interroger sur les mesures gouvernementales visant à rassurer les agences de notation. Vous connaissez pourtant tout le bien que je pense de ces dernières et mon malaise à la seule évocation de l’obligation de jouer les bons élèves à leurs yeux… un comble lorsque l’on dresse la liste de leurs erreurs de l’époque Enron, Worldcom ou Vivendi puis vis-à-vis des subprime et autres MBS de 2005 à 2007
