Côté européen, la récréation continue. Maintenant que le FMI est prêt à voler au secours de la Grèce et que même Angela Merkel n’exclut pas le soutien de Berlin (à condition que des engagements soient pris, que des mesures de restriction budgétaires soient mises en place etc., etc.) les marchés, tranquillisés, ont pu reprendre leur partie de marelle haussière — encouragés également par les résultats américains
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Goldman Sachs baisse, le pétrole grimpe… et le FMI réinvente l'eau tiède
par Françoise Garteiser 21 avril 2010Les Allemands ont visiblement la forme : l’indice ZEW, qui mesure le moral des investisseurs d’outre-Rhin, a fait un joli bond, passant de 44,5 le mois dernier à 53 en avril. Pas étonnant que les marchés s’en réjouissent : ils attendaient un chiffre à 45,1… et surtout, c’est la première fois que le ZEW grimpe depuis septembre 2009. Nous nous contenterons de dire que le moral, c’est une chose… il faut voir si le reste suit
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Les compagnies aériennes perdent des millions d’euros tous les jours ? Le tout-puissant "gouvernement Goldman" accusé par la SEC ? Qu’importe ! Hier, du côté américain on a préféré se concentrer sur les bons résultats d’entreprises… et reprendre la hausse.
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Le troisième tiers du Fabuleux Portefeuille Mogambo d'Investissements Sûrs
par lemogamboguru 14 avril 2010Je suis, en un mot, dérouté, voire abasourdi par le concept même du doublement de la consommation de pétrole chaque année, qui est une prouesse incompréhensible, encore plus inquiétante quand on pense au fait que la consommation des Chinois ne part pas de zéro, puisque la "consommation de pétrole par les Chinois a atteint 8,5 millions de barils par jour l’année dernière, comparé à 4,8 millions en 2000, alors que les Etats-Unis ont consommé 18,5 millions de barils par jours en 2009".
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Wall Street s’efforçait d’aligner hier soir une troisième séance positive consécutive depuis le début du deuxième trimestre 2010 (le Nasdaq grappille +0,1%). Le CAC, qui affichait sa volonté de ne pas se laisser distancer par les indices américains (en hausse de 0,8% la veille), inscrivait sa meilleure clôture annuelle à 4 054 points à l’issue d’une séance irrégulière et très modérément active : 3,4 milliards d’euros échangés après quatre jours d’interruption, c’est tout bonnement dérisoire. Les principales places européennes terminaient sur un gain de 0,35%. Paris fait donc un petit peu mieux (+0,5%) que la moyenne des indices… Amsterdam dominait largement ses rivales de la zone Euronext avec une flambée de 1,2% (grâce à Arcelor-Mittal et ses 4% de hausse qui ont également dopé le CAC 40)
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Wall Street poursuit sur sa lancée du 1er avril, avec l’avantage des statistiques immobilières. En effet, les statistiques de l’emploi publiées il y a quelques jours avaient été tout juste conformes aux anticipations : 162 000 créations de postes, dont 70 000 agents chargés du recensement quinquennal. Le chiffre des promesses de ventes de logements neufs aux Etats-Unis est donc tombé à pic vendredi, puisqu’il annonçait un rebond de 8,2% au mois de février, à un mois tout juste de l’expiration d’une importante prime fiscale consentie aux primo-accédants
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Voilà ce qui pourrait éventuellement faire exploser la bulle chinoise : les prix de l’acier. Les conditions de valorisation de l’acier ont changé du jour au lendemain, après qu’un consortium mondial d’entreprises minières et de fabricants d’acier a accepté de commencer à évaluer les cours de cette matière par trimestre et en fonction du marché au comptant du minerai de fer. Pendant les quarante dernières années, les consommateurs d’acier ont signé des contrats annuels et le prix était négociable… cette époque est révolue
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Le Trésor irlandais — qui a créé en septembre 2009 une bad bank dénommé NAMA (National Asset Management Agency) — continue de racheter en masse des créances bancaires pourries. A 47% de leur valeur nominale pour le dernier "paquet" absorbé le 31 mars… c’est peut-être une belle remise, mais c’est un fardeau supplémentaire de cinq milliards d’euros pour le budget d’un pays qui pâtit d’une récession de -7,1%. La NAMA a racheté pour 90 milliards d’euros d’actifs toxiques à Anglo Irish Bank (12,7 milliards d’euros de pertes en 2009), Bank of Ireland, Allied Irish Banks
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Quel genre de poisson d’avril les marchés nous concoctent-ils ?
par Philippe Béchade 30 mars 2010La seule surprise du jour fut en effet le puissant rebond du baril de pétrole (+2,5% à 82,1 $). Ni l’actualité macro-économique, ni le léger tassement du dollar face à l’euro (-0,5%) n’expliquaient un décalage de cours aussi brutal. Si la thématique des matières premières et de l’énergie pouvait être envisagée, cette piste est invalidée par la stagnation de l’or (+0,2%), de l’argent et du platine (-0,1%) ainsi que de l’uranium. Le cuivre en revanche prenait 3% à 3,5 $ l’once : quelqu’un aurait-il décidé lundi de stocker une courte sélection de produits de base industriels… et dans quel but ? Mystère
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Epargne
Ah, si seulement les gouvernements vendaient eux aussi de la valeur temps !
par Philippe Béchade 16 mars 2010J’ai assisté mercredi dernier à un déjeuner dont l’invité d’honneur était Eric Woerth. Je n’ai pas pu laisser passer l’occasion de l’interroger sur les mesures gouvernementales visant à rassurer les agences de notation. Vous connaissez pourtant tout le bien que je pense de ces dernières et mon malaise à la seule évocation de l’obligation de jouer les bons élèves à leurs yeux… un comble lorsque l’on dresse la liste de leurs erreurs de l’époque Enron, Worldcom ou Vivendi puis vis-à-vis des subprime et autres MBS de 2005 à 2007
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Epargne
Comment créer de toutes pièces une onzième séance de hausse…
par Philippe Béchade 11 mars 2010Le CAC 40 montait dans le vide mercredi (avec seulement trois milliards d’euros échangés) mais il monte. Il s’offre un net débordement du palier de résistance des 3 910/3 915 points (ex-zénith du 20 octobre 2009) et rejoint les 3 950 points. Ce dernier seuil marque une petite résistance court terme selon les chartistes ; il correspond au fixing d’ouverture du 4 janvier, première séance de l’année
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La France a appris hier que son taux de chômage était revenu au-dessus des 10% — il n’y avait pas franchement de quoi hisser le drapeau de la victoire. Les investisseurs européens ont également choisi de se concentrer sur l’immobilier américain : la baisse de 7,6% des promesses de vente (contre une hausse de 1% attendue) a pesé sur leur moral
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Beaucoup d’encre a coulé au sujet du Peak Oil au cours des années précédentes. Même si le problème a été récemment mis de côté en faveur de la crise financière mondiale, la situation n’est pas pour autant moins inquiétante qu’elle ne l’était quand le brut a atteint les 147 $ le baril. Malgré la baisse temporaire de la demande mondiale en énergie, l’avenir est peut-être encore moins encourageant aujourd’hui qu’il ne l’était auparavant
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Les avoirs de certains militaires de haut rang qui chapeautent les "gardiens de la Révolution" ont été gelés sur le sol américain. Beaucoup d’investisseurs ont encore en mémoire les propos d’Hillary Clinton tenus lors d’une visite au Qatar la semaine dernière et qui qualifiait l’Iran de pays dérivant vers une dictature militaire. Mais peut-être nous alarmons-nous pour rien : la hausse du pétrole pourrait aussi bien résulter d’un simple arbitrage au détriment de l’euro, après avoir été justifiée durant plus de neuf mois par une défiance viscérale (et toujours justifiée) envers le dollar
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Même si la Fed rejette l’anticipation d’une hausse de taux en 2010, les marchés anticipent une réabsorption graduelle des liquidités, ce qui va mécaniquement raréfier le dollar. Il s’ensuit que l’euro rechutait lourdement dès jeudi soir, après un bref test des 1,375 $ en milieu de semaine. Il a inscrit un nouveau plancher annuel à 1,347 $ vendredi matin. La surprise provient du baril de pétrole (+0,7%) qui déborde les 79 $, à 79,65 $. Il se rapproche ainsi du palier des 80 $ malgré la bonne tenue du billet vert
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Entre coup d’état, coup d’éclat et coup de tabac… la séance de vendredi vaudra son pesant d’or
par Philippe Béchade 19 février 2010La méthode et le timing adopté par la Fed sont très inhabituels, d’autant que les derniers communiqués lus par Ben Bernanke n’évoquaient que l’ébauche d’une réflexion sur les mesures de normalisation de la politique monétaire américaine. L’unanimité sur la mise en place d’une stratégie de sortie semblait acquise, mais les membres de la Fed ne paraissaient pas encore tous sur la même longueur d’onde en terme de moyens
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Trois petits singes, une paille, une poutre… et patatras !
par Philippe Béchade 5 février 2010Wall Street a snobé la hausse de la productivité aux Etats-Unis au quatrième trimestre. Elle s’établit à +6,2% mais le consensus tablait sur hausse de 7,5% (après 7,2% au troisième trimestre), alors que les coûts salariaux ont chuté de 4,4% en année pleine. Au final, Wall Street subit sa pire correction depuis le 22 juin 2009 avec une chute verticale de 3,1% du S&P 500 et de 3% du Nasdaq… Le Dow Jones a fait quant à lui une incursion sous les 10 000 points quelques minutes avant la clôture, pour en terminer sur un repli de 2,6% à 10 002 points
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L’or a augmenté par rapport à toutes les devises majeures au cours des 10 dernières années, pas seulement le dollar US. Devises matières, pays avec un haut niveau d’épargne, gros ratio dette/PIB… rien n’y a fait. Au cours des 10 dernières années, la monnaie tangible a battu la monnaie papier les mains dans les poches
