On connaissait le Peak Oil… voici venir le Peak Gold. Lundi 5 novembre, le Crédit Suisse publiait un avertissement selon lequel "la dynamique entourant l’offre et la demande d’or a commencé à tendre inexorablement vers une diminution de l’offre et un accroissement de la demande d’investissement qui aura en final un impact sur le prix de l’or", écrit l’analyste David Davis. Les analystes, conscients du pouvoir des mots qu’ils choisissent, ont pour habitude de bien les peser. Le propos mérite donc qu’on s’y attarde.
or
-
-
En dépit de la confusion et de la désinformation habituelles de la presse financière, vous pouvez compter sur un certain nombre de choses. Premièrement, les prix de l’immobilier baissent. En théorie, ils doivent baisser — parce que la famille moyenne ne peut plus se permettre d’acheter une maison moyenne. Cette situation ne peut pas durer longtemps. Si la famille moyenne n’achète plus la maison moyenne, qui le fera ? Personne. Son prix baissera donc jusqu’à ce que la famille moyenne soit à nouveau en mesure de l’acheter. Plutôt simple, non ?
-
Les raisons de continuer de privilégier un scénario de consolidation moyen terme des places boursières sont nombreuses, et nous allons vous faire l’économie d’une déclinaison des arguments que nous vous avons exposés tout au long de la semaine passée. Cependant, le rebond auquel nous avons commencé à assister lundi après-midi ne nous surprend pas
-
Les points d’interrogation sont de retour. Comme par exemple : "ça fait combien en zlotys polonais ?" Le problème, avec le monde financier, c’est que rien n’y est immobile. Nous lisons dans les journaux que les prix des maisons baissent au Royaume-Uni — pour le second mois consécutif. Durant la bulle du logement, l’immobilier britannique a grimpé plus encore qu’aux Etats-Unis ; il a probablement encore beaucoup de chemin à parcourir à la baisse.
-
Epargne
Au bout de 9 mois, Bernanke accouche d’un scenario baptise "stagflation"
par Philippe Béchade 9 novembre 2007Le patron de la Fed se déclare à présent inquiet — tout comme les marchés depuis 48 heures — de la dégradation des fondamentaux du marché du crédit aux Etats-Unis, de la flambée du pétrole qui risque d’affecter les prix d’autant plus fortement que le dollar chute contre toutes les autres devises (il ne vaut plus que 112,45yen). Et il tente de rassurer le Congrès en expliquant que lui et ses collègues ne se sont pas livrés (comme un certain Alan G.) à un calcul probabiliste du risque de récession au cours des prochains mois.
-
Eh bien, on ne peut pas dire qu’on s’ennuie. Plus maintenant. Les choses deviennent intéressantes… très intéressantes. Cette semaine, les marchés ont subi une nouvelle raclée. L’or a encore grimpé. Et le dollar n’a guère bougé. Oui, l’or fait enfin parler de lui, comme nous le démontre Adrian Ash ci-dessous. Les gens sont au courant. Nos lecteurs achètent de l’or depuis qu’il est à 300 $. A présent, tout le monde se positionne.
-
L’or n’est pas un investissement, ce qui est peut-être la meilleure raison d’en détenir. L’or est un anti-investissement. Baptisé "diversificateur" numéro un par les analystes sérieux et les gestionnaires de patrimoine intelligents, l’or est clairement différent des trois classes d’actifs détenues par la plupart des investisseurs individuels.
-
Alors que faire lorsqu’on investit en Bourse ? Déjà, faire attention à l’impact du dollar, lorsqu’on sélectionne ses titres, quand il s’agit d’actions ou d’obligations de sociétés américaines, et de sociétés commerçant avec les Etats-Unis ou ayant une part importante de leur chiffre d’affaires ou de leurs achats d’approvisionnement libellés en dollars. Il en est de presque tous les grands groupes de produits de consommation courante, qu’ils soient américains (Gillette, Coca-Cola, Procter&Gamble…) ou mondiaux (Nestlé, L’Oréal…).
-
Epargne
Pourquoi la livre (et le reste) grimpe par rapport au dollar
par Bill Bonner 7 novembre 2007Pourquoi la livre sterling est-elle si vigoureuse ? Les Anglais sont aussi dépensiers que les Américains. Ils sont surendettés — comme leurs cousins yankees — et ont à présent le revenu disponible (après paiement des dettes) le plus bas de ces dix dernières années. La Grande-Bretagne a même un déficit courant de 3% — ce n’est pas autant que les Etats-Unis, mais ce n’est tout de même pas très sain. Alors pourquoi la livre est-elle si robuste ?
-
Bref, la crise du subprime continue de faire des ravages. La Fed se trouve désormais "coincée" entre deux alternatives : baisser les taux et détruire sa monnaie… ou bien ne rien faire et détruire ses consommateurs. Et malgré les récentes déclarations d’Henry Paulson en Inde, j’aurais tendance à penser que le sort du billet vert est décidé d’avance — et qu’il n’est guère réjouissant. C’est d’ailleurs ce que semblent penser également les investisseurs… puisqu’ils sont de plus en plus nombreux à se rabattre sur la seule et unique monnaie "solide" : l’or…
-
Décidément, les marchés ont le cuir épais. Tels un rhinocéros qui continuerait de charger avec cinq fléchettes tranquillisantes dans le corps, ils ne se laissent pas abattre par les multiples revers qu’ils rencontrent depuis cet été ; effondrement de l’immobilier, crise du subprime, ralentissement économique, flambée du pétrole… non, rien ne les arrête.
-
"Les Etats-Unis ont un dollar fort pour objectif", déclarait Henry Paulson, secrétaire au Trésor US, en Inde cette semaine. A quoi pensait-il ? Peut-être parlait-il avec le sourire… de sorte que l’audience puisse prendre cela comme une plaisanterie. Mais la presse ne rapporte pas le moindre éclat de rire.
-
Wall Street a rouvert en hausse mercredi, dans le sillage de Google qui pulvérise la barre symbolique des 700 $ (à 705 $). Cela commence à faire cher le bout de papier… On croirait une action suisse, sauf qu’il n’aura fallu que trois ans pour voir le cours du titre multiplié par huit — alors qu’il faut généralement 30 ans pour parvenir à ce résultat au pays de l’horlogerie de haute précision.
-
Début septembre, Frederic Mishkin, un gouverneur de la Fed, a estimé que les prix de l’immobilier pourraient chuter de 20% d’ici la fin 2008, et que cela pourrait coûter jusqu’à 1,5% au PIB US sur les trois prochaines années. Cela ne nous semble pas beaucoup — pas assez pour s’inquiéter, en tout cas. Mais Mishkin s’est senti comme un passager sur le Titanic ; il voulait trouver les canots de sauvetage.
-
Aïe aïe aïe… et le dollar est passé sous les 1,44/euro. Mais qui s’en soucie ? Les experts nous disent que la baisse du dollar simplifie la vie des exportateurs américains. Les entreprises US vont prospérer, disent-ils. On s’attend à ce que la Fed favorise les exportateurs américains, cette semaine. Bon nombre d’analystes parient que les taux seront réduits d’un quart de point supplémentaire. Bernanke s’inquiète bien plus des problèmes de l’immobilier, disent-ils, que de la chute du dollar. Ils ont sûrement raison. Personne ne semble particulièrement inquiet du déclin du billet vert.
-
Nous vous avions parlé tout au long de cet été de la grande croisière financière à laquelle La Vie Financière nous invitait à participer… eh bien, ça y est : nous y sommes. … 251 mètres de long… 29 mètres de large… 57 mètres de haut (de la quille au mât)… 59 058 tonnes… une capacité d’accueil de 2 900 personnes à bord… et une vitesse de 21 nœuds : voilà le ‘monstre’ à bord duquel Simone Wapler et moi-même avons embarqué dimanche dernier avec l’équipe de La Vie Financière.
-
Il faut avouer que cette séance de mardi, pauvre en chiffres macro-économiques, ne fut guère palpitante, à moins de se passionner pour l’analyse des hauts de bilans qui foisonnent depuis une quinzaine de jours. Nous avons du mal à discerner une véritable tendance à la lumière des dernières parutions de résultats trimestriels. Des profits plutôt flatteurs sont souvent éclipsés par des prévisions prudentes concernant le dernier trimestre 2007. Mieux vaut observer les réactions du marché que se fier à sa propre expertise. Les consensus sont souvent biaisés et les manipulations de cours fréquentes, avant les communiqués officiels.
-
L’approche de la Toussaint/Halloween, peut-être ? En tout cas, des fantômes baissiers semble revenir hanter les marchés — comme le disait le Guardian ce matin : "les prix des actions s’effondrent à Londres, dans un étrange écho du krach du Lundi Noir, en octobre 1987". Il n’y a pas qu’à Londres, que les actions chutent… et ce n’est pas réservé au lundi. La journée a été catastrophique vendredi, suite à de mauvais résultats trimestriels — et une semaine généralement triste du point de vue des statistiques économiques.
