Le capitalisme fait simplement ce pour quoi il est fait. Le succès mène à l’excès… puis à l’échec. En ce qui concerne le jus qui alimentait le système du crédit, il s’est vite asséché. La banque britannique Northern Rock, par exemple, valait 5,3 milliards de livres sterling l’an dernier. Lorsqu’elle a été nationalisée, il y a quelques jours de ça, elle n’en valait plus que 375 millions — une perte de 93%. Le marché des produits dérivés complexes a eu des ratés dans le monde entier… en 2008, les émissions ont diminué de 97% par rapport à l’année précédente. Les primes ont chuté à Wall Street. Les prix des maisons de campagne ont baissé
krach
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Le génie de Reagan et de Thatcher a été de permettre au capitalisme de faire plus ou moins ses preuves. Arthur Laffer en a gribouillé les principes de base sur une serviette en papier : si les gens gardent une plus grande quantité de ce qu’ils gagnent… et ils gagneront plus. Baisser les taux d’imposition marginaux augmentera les recettes fiscales, prédit-il. Ronald Reagan simplifia les choses : que le gouvernement laisse le champ libre, et tout le reste s’arrangera. Résultat : un boom comme le monde n’en avait encore jamais vu
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Epargne
Les investisseurs jonglent avec des flacons de nitroglycérine
par Philippe Béchade 23 janvier 2008S’agissant de la Fed, Ben Bernanke — tel le lieutenant-colonel Bill Kilgore à la tête de son escadron d’hélicoptères dans Apocalypse Now — a survolé Wall Street peu avant son ouverture pour y déverser symboliquement des dizaines de milliards de dollars de liquidités bon marché, les 145 milliards de dollars du "package Bush" ayant été immédiatement jugés inefficaces. Le plan de relance fiscal de la Maison-Blanche — qui s’apparente pourtant à un largage massif de chèques de 800 $ par contribuable (soit 1 600 $ pour un couple) — est, de l’avis général, voué à l’échec : il ne permettra de désendetter que très partiellement les ménages et ne leur procurera pas un cent supplémentaire pour consommer
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Durant les huit premières années du 21eme siècle, notre Transaction de la Décennie nous a rapporté de l’argent uniquement parce que l’or a grimpé. A présent, nous pourrions gagner de l’argent parce que les actions chutent. Oui, cher lecteur, le sommet du cycle du crédit a été atteint — il y a probablement neuf mois de ça environ. A présent, nous sommes sur la pente descendante. Le but n’est plus de gagner de l’argent… mais d’éviter les accidents. Attention aux arbres et aux rochers… vérifiez vos freins… attachez votre ceinture… et essayez d’arriver en bas en un seul morceau. Vous pourrez ensuite recommencer à gagner de l’argent. Telle est du moins la formule traditionnelle
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Lorsque la crainte s’empare des foules, mieux vaut vous tenir hors de leur chemin et garder un œil sur votre capital. "Soyez avide lorsque les autres sont craintifs, et craintif lorsque les autres sont avides". Cependant, pour les investisseurs de très long terme, cette semaine pourrait vous présenter certaines des meilleures opportunités d’achat des dix prochaines années
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Les traders, les commentateurs, les épargnants contemplaient ce lundi soir, complètement hébétés, la plus violente débâcle boursière sans catalyseur géopolitique de type "putsch de Moscou" ou 11 septembre 2001 et ses tours du World Trade Center. Nous n’avions pas vu cela depuis octobre 1998 (panique LTCM) ou encore avec la divergence des politiques monétaires américaines et allemandes en octobre 1987
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Epargne
Quelles sont les erreurs régulières des petits épargnants ?
par La rédaction 11 janvier 2008Les petits épargnants, par manque de connaissance des marchés financiers, finissent toujours par investir au plus mauvais moment. Bien sûr, tout le monde sait "qu’il faut acheter au son du canon et vendre au son du violon". Pourtant mon expérience des marchés me pousse à croire qu’il se passe presque toujours l’inverse pour les petits porteurs
