Des millions de prêts hypothécaires n’ont pas encore été mis à l’oeuvre. Intérêts seuls… Alt-A… prêts commerciaux… et même prêts prime. Tous sont confrontés à des ajustements de taux… et des refinancements… avec des nantissements dont les prix ont perdu 20%-30%-40%. Comment refinancer lorsqu’on a la tête sous l’eau
krach
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On apprenait hier matin que la société China State Construction Engineering a été introduite en Bourse. C’est la plus grande introduction depuis plus d’un an. C’est également le plus grand constructeur immobilier chinois. Dès que les actions ont touché le marché, elles ont grimpé en flèche… clôturant 56% plus haut que leurs cours d’introduction. A ce cours, elles s’échangent environ 40 fois les estimations de bénéfices pour 2009. Mais pourquoi voudrait-on payer 40 fois les bénéfices pour un constructeur immobilier
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"Nous sommes au beau milieu d’un krach… donc, si je dois annoncer mes prévisions, je dirais que cela va empirer, et non pas s’arranger". Le point de vue de Taleb n’est pas le plus populaire. Mais il est réaliste. La monnaie fiduciaire et l’effet de levier du système financier occidental ont envahi le monde entier au cours des 20 dernières années, entraînant une augmentation importante du prix des titres
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En Grande-Bretagne, les prêts hypothécaires nets sont à leur plus bas niveau depuis qu’on a commencé à enregistrer des statistiques sur le sujet, en 1993. Et les nouvelles d’hier nous apprenaient que l’économie britannique s’effondre plus rapidement que le pensaient les gens. Au premier trimestre, le PIB britannique a chuté de 2,49%. En Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis, l’économie réelle décline
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Et si le rebond était terminé ? C’est possible… il a commencé le 9 mars. Il a donc plus de trois mois. Il est très probable qu’il se poursuive tout au long de l’été… mais qui sait ? Il y a une chose importante à se rappeler : il ne peut y avoir de grand marché haussier durable sans que l’une des deux choses suivantes ne se produise. Soit les erreurs de la Bulle Epoque doivent être éliminées… Ou bien… les gens doivent être prêts à s’endetter plus encore
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Lorsqu’on les a interrogés sur le rally de Wall Street, les participants à la dernière table ronde du magazine Barron’s avait divers points de vue sur sa vitesse et son ampleur. Mais tous étaient certains d’une chose : le pire est passé. Nous n’irons pas sous les planchers atteints en mars dernier. Cette reprise est réelle, pensent-ils… et il en va de même pour le marché haussier
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Jusqu’à présent, nous avons assisté à un krach boursier et à ce qui ressemble aux débuts d’une nouvelle dépression, déjà marquée par les renflouages et les nationalisations […] Richard Russell nous annonce que le Transport Index, l’indice des transports, n’a pas encore confirmé de nouveau marché haussier — c’est bon signe — mais que le Coppock Index, généralement fiable, signale la fin de la récession et une future hausse des prix.
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Dans la mode, des groupes comme PPR ou LVMH enregistrent des déboires, y compris sur leurs marques phares, comme Gucci. Quant aux ventes d’Hermès de vêtements et d’accessoires, elles ont reculé de 5,4% au premier trimestre 2009. Son chiffre d’affaires a baissé partout, sauf en Asie (hors Japon). Selon une étude du cabinet de conseil Bain & Company, réalisée mi-avril, le secteur du luxe devrait perdre 10% sur l’année 2009
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Où est donc le grand rebond post-krach ? Il y a pas mal d’affaire à faire en ce moment. Mais le fait de se dire que telle ou telle action vaut 60 $ quand on l’achète 30 $… pour la voir tomber immédiatement à 20 $ et finalement clôturer à 10 $… n’aide pas vraiment à se sentir mieux. Cela me rappelle ce que ce bon vieux Benjamin Graham avait l’habitude de dire du marché
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L’essentiel de l’économie mondiale, sur le dernier quart de siècle, était un mélange d’illusions qui a mené à de gigantesques bulles. Les Américains ont fait semblant d’avoir de l’argent sain… les Asiatiques ont fait semblant d’avoir de bons clients. Les banquiers ont fait semblant d’avoir des crédits solides. Et Wall Street a fait semblant que des actions toxiques étaient en fait de bons actifs. A présent, tout cela est en train de prendre fin. Et d’après vous, qui en souffrira le plus
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Dans toute l’histoire, nous n’avons pas vécu beaucoup de crises comme celle-ci. Même ainsi, si l’on en juge par celles qui se sont produites, on peut constater qu’un schéma apparaît. En termes psychologiques, il y a le choc du krach initial. Puis le déni. Puis l’accumulation… durant laquelle la crise affecte toute l’économie. Les gens réalisent progressivement la gravité de la situation
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Epargne
Le jour où la planète financière faillit s'arrêter de tourner
par Philippe Béchade 27 octobre 2008La journée du vendredi 24 octobre s’est traduite par un rarissime phénomène de liquidation global de tous les actifs "à tout prix". Pour tenter de se rassurer, le CAC 40 est l’un des indices mondiaux qui a enregistré le plus spectaculaire rebond en l’espace de deux heures, après réouverture de Wall Street. Les pertes ont été réduites de pratiquement deux tiers à Paris par rapport au pic de panique survenu vers 11h30/11h45, lorsque le CAC 40 affichait jusqu’à 10,6% de baisse
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Un gros boom est toujours suivi d’une chute. C’est ce à quoi nous assistons en ce moment. Et on ne voit aucune preuve nulle part dans les archives économiques que les autorités financières ont la capacité d’y remédier. Elles peuvent la retenir – pendant un certain temps. Elles peuvent l’altérer. Elles peuvent éventuellement la détourner. Elles peuvent l’aggraver. Mais il n’existe aucune preuve montrant qu’elles puissent l’empêcher
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Les Bourses dévissent et même les plus optimistes sont désormais prêts à convenir que lorsqu’elles reprennent des couleurs, il s’agit avant tout de rebonds techniques. Le bout du tunnel est-il encore loin ? Mauvaise question. La véritable interrogation est : le puits dans le lequel nous tombons est-il encore profond ?
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Epargne
Encore une bourde… mais à 1 000 milliards de dollars, cette fois-ci !
par Philippe Béchade 16 octobre 2008Nouvelle journée catastrophique à Wall Street : les marchés américains alignent tout simplement une dixième séance de baisse sur une série de onze. Les opérateurs avaient le moral dans les chaussettes à la mi-séance mais il subsistait un espoir de rebond. En effet, Ben Bernanke aurait pu prononcer des propos rassurants devant le club économique de New York au sujet d’un futur redressement de la conjoncture en 2009 et de la volonté de la Fed de soutenir l’économie. Au lieu de cela, il a littéralement torpillé le fragile retour de la confiance qui se dessinait depuis ce week-end
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Nous devrions être heureux. Non seulement les médias grand public abondent dans notre sens, mais les deux côtés de notre Transaction de la Décennie marchent. Les actions chutent, tandis que l’or grimpe. Mais en fait de bonheur et de satisfaction, nous ne ressentons que de l’angoisse
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Epargne
Treize questions majeures au sujet d'un Tchernobyl financier
par Philippe Béchade 23 septembre 2008Le fait que vous connaissiez par coeur le processus qui vient de mener les Etats-Unis à un Tchernobyl financier — explosion d’une centrale économique basée sur la dette, la dérégulation, la dissimulation du risque et le transfert insidieux d’actifs toxiques à l’ensemble des acteurs du marché — va nous faire gagner un temps précieux. Nous allons le consacrer à poser une série de questions embarrassantes pour les autorités américaines (le Trésor, la SEC), la Fed, la BCE, les banques et les agences de notation
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Partons d’une hypothèse de travail : donnez à un homme la permission de contrefaire de la devise, et il passera ses nuits à imprimer de nouveaux billets. Dans les faits, lorsque l’administration Nixon a coupé le dernier lien entre l’or et le dollar, en 1971, les autorités US pouvaient imprimer toute la fausse monnaie qu’elles voulaient. Normalement, le dollar aurait dû perdre toute sa valeur. C’est exactement ce que nous attendions dans les années 70. Mais quelques petites choses se sont produites qui ont sauvé le dollar
