Notre autre étonnement majeur et récurrent depuis six mois provient de l’absence patente de coopération entre les deux principales banques centrales de la planète, la Fed et la BCE. Il y a deux mois, Christian Noyer et J.C. Trichet ont ainsi reconnu implicitement n’avoir pas prévenu Ben Bernanke des causes réelles du trou d’air des 21 au 23 janvier derniers. Ils ont donc laissé la Fed prendre seule l’initiative face à un accident technique — et non systémique — survenu sur le sol français
inflation
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Epargne
Tokyo vient de capituler, l’Asie craque, l’Europe à genoux
par Philippe Béchade 17 mars 2008Au lendemain de la faillite de Carlyle Capital Corp., l’avis de détresse de Bear Stearns — qui reconnaît que les conditions se sont fortement dégradées au cours des dernières 24 heures, en contradiction totale avec son communiqué officiel de mercredi dernier qui affirmait l’inverse — constitue l’incident de trop ; la chute de 45% du titre a plombé toutes les financières américaines
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Arrêtons-nous un peu pour réfléchir au dollar. Cela fait des années que nous disons qu’il va baisser. Il baisse. Il est déjà très bas comparé aux capitaux concrets et à certaines devises (l’euro, la livre sterling, les monnaies matières). Mais nous devons nous demander, en toute candeur : que va-t-il se passer maintenant ? Pour nous, il existe trois possibilités (peut-être quatre)
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Nous assistons à une Guerre des Mondes — entre l’inflation et la déflation. Nous ne savons pas quel côté gagnera, mais nous parions que si l’inflation privilégie l’or, la déflation, elle, ne veut pas de bien aux actions. Mais que voyons-nous ? Cette semaine, la Fed a promis de l’inflation — à pleines poignées. Elle a dit qu’elle injecterait 200 milliards de dollars supplémentaires pour lutter contre la déflation. L’Europe et le Canada suivent sa trace — avec 45 milliards de dollars supplémentaires. D’où provient toute cette oseille… de l’épargne ?
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Rien que cette semaine, Fannie Mae et Freddie Mac — qui jouaient un rôle-clé dans le spectacle de l’effet de levier — ont vu leur valeur baisser. Les deux sociétés ont perdu près de 4,5 milliards de dollars de capitalisation en une seule matinée
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L’inflation fait grimper les matières premières, l’or et le pétrole… tandis que la déflation fait des ravages sur les actions. Le prix du pétrole a atteint de nouveaux records… tandis que les marchés boursiers dégringolaient. Il est surprenant de voir qu’ils n’ont pas chuté plus encore
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Rappelez-vous notre hypothèse : l’inflation provoquée par les autorités monétaires sera bien plus visible pour l’or et les marchés de matières premières que pour les marchés boursiers… et la déflation endommagera bien plus les prix des actions et de l’immobilier que le cours de l’or. Cette semaine n’a pas prouvé grand’chose, mais elle a fourni une bonne illustration
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Rien ne va plus dans le monde de la finance, décidément ! Imaginez un peu : Berkshire Hathaway, en baisse de 2,50% sur une seule séance ! Avec des bénéfices en baisse ! Où va le monde, franchement… Le Sage d’Omaha lui-même estime que la belle époque est terminée, pour Berkshire Hathaway. Une page se tourne-t-elle dans le monde de l’investissement ? Mais même si les résultats du prestigieux fonds avaient été positifs, cela n’aurait pas suffi à sauver les marchés
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Les analystes ne savent pas quoi penser des marchés boursiers. Avec autant de mauvaises nouvelles, on pourrait penser que le Dow réagirait à la baisse. Mais les commentateurs, dans leur ensemble, tirent les mauvaises conclusions : les marchés nous disent de ne pas nous inquiéter ; l’économie se remettra "au deuxième semestre"
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Epargne
Un 29 février de ce calibre tous les quatre ans, cela suffit largement !
par Philippe Béchade 3 mars 2008Difficile de trouver la semaine dernière des conditions plus difficiles pour travailler sur les marchés financiers ; dans un premier temps, ils ont en effet véhiculé le sentiment de vouloir résister à toutes les mauvaises nouvelles macro-économiques
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La crise du dollar est assez simple en elle-même. Ben Bernanke a clairement fait comprendre que la Fed avait tous ses canons pointés sur la déflation. Et tandis qu’elle fait feu, l’inflation attaque depuis l’arrière. Les marchés des changes attendent une nouvelle baisse des taux à Washington… tandis qu’à Bruxelles, la Banque centrale européenne fait preuve de sévérité à l’égard de l’inflation. Que peut faire un spéculateur en devises ? Il échange ses dollars contre des euros
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Pourquoi le dollar chute-t-il ? Pourquoi l’or grimpe-t-il ? Vous connaissez déjà la réponse, cher lecteur : parce que les gens chargés de surveiller le dollar veulent qu’il baisse. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour s’assurer qu’il perde de sa valeur. Et jusqu’à présent, au moins sur ce point, ils réussissent
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Les nouvelles sont à la fois bonnes et mauvaises — tout dépend du point de vue où l’on se place. Parmi les bonnes nouvelles, il y a eu la hausse du Dow et la baisse des obligations de long terme. Peut-être que ces actifs envisagent tous la croissance et la prospérité… ou simplement l’inflation. Nous n’en savons rien. Les rendements des bons du Trésor longs, par exemple, ont grimpé (ce qui arrive lorsque les prix baissent). Curieusement — et peut-être que ça en dit long — ils montent alors même que la Fed baisse les taux courts
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Les Américains n’ont que trois actifs principaux. Ils ont l’immobilier — des maisons, pour la plupart. Ils ont des actifs financiers — des actions et des obligations. Et ils ont la valeur de leur propre labeur. Tous ces actifs stagnent… voire baissent. Et ça pourrait continuer comme ça pendant de nombreuses années. Dans ces conditions, les ménages n’ont pas le choix. Ils doivent réduire leur niveau de vie
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Epargne
La hausse des prix de l'énergie change la structure économique mondiale
par Dan Denning 27 février 2008Souvent, on se rend compte que les choses ne vont pas aussi mal que la presse le prétend. Partout où vous allez, les gens essayent tous plus ou moins de faire la même chose… nourrir leur famille… conserver leur emploi… regarder leurs enfants grandir et se marier… et profiter d’un ou deux couchers de soleil s’ils ont de la chance
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La clé de voûte du système repose en grande partie sur la capacité des monoliners à honorer leurs engagements en matière de garantie des créances à haut risque. En effet, selon la presse américaine, Ambac Financial serait sur le point de dévoiler un accord visant à restructurer ses activités et à garantir une bonne partie des CDO devenus totalement illiquides depuis le milieu de l’été. Un financement de l’ordre de trois milliards de dollars lui serait alors accordé par un pool de huit banques européennes et anglo-saxonnes de taille mondial
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Jusqu’à présent, les banques centrales pouvaient s’en sortir avec des politiques d’argent facile parce que les Chinois compensaient les augmentations de la masse monétaire par d’immenses augmentations de la main d’œuvre. Des millions de Chinois sont passés de la ferme à l’usine — diminuant les coûts de main d’œuvre partout dans le monde… et, avec eux, les prix des produits de consommation. Mais il y a de nombreuses choses que la main d’oeuvre bon marché ne peut pas produire
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Epargne
M. Trichet au service de l'or : la BCE battue par l'inflation
par Simone Wapler 22 février 2008M. Trichet reste la main crispée sur son robinet. Avec l’autre main posée sur le coeur, il jure qu’il combat l’inflation. Il n’écoute pas les suppliques des traders déshydratés, des banquiers haletants, des assureurs pris à la gorge. Même les exportateurs angoissés tirent la langue : ils aimeraient bien voir l’euro à égalité avec le dollar. Mais point de ce nivellement par le bas, M. Trichet combat l’inflation, dormez en paix braves gens !
