Alors que le CAC 40 se situe 35% au-dessus de ses planchers et alors que le Nasdaq a repris 45% depuis ses plus bas du 21 novembre 2008, la teneur des recommandations a bien changé : "l’année 2009 est redevenue positive, les marchés ont retrouvé le moral, aucun signe de correction en vue… profitez-en pour repasser acheteur, la reprise ne fait que commencer"
Fed
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Le rebond se poursuit. Les marchés font l’opinion, disent les vétérans de Wall Street. Après neuf semaines de hausse des cours, les gens commencent à voir le monde différemment. Simplifions : il ne semble de loin plus aussi épouvantable qu’il y a quelques mois de ça. Les prix des maisons — même s’ils ne grimpent pas — ne chutent pas aussi rapidement qu’avant. Et si les gens perdent encore leurs emplois, ils ne sont plus autant à les perdre chaque mois qu’au début de l’année
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"Bernanke offre une note d’espoir pour l’économie", titrait hier le International Herald Tribune. "Le président de la Réserve fédérale, Ben S. Bernanke, a déclaré mardi que l’économie américaine semblait se stabiliser sur de nombreux fronts, et qu’une reprise commencerait probablement cette année". Bonnes nouvelles ? Autre chose ? "Autre chose", c’est ce que nous pensons
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Beaucoup d’analystes rencontrés ou interviewés par téléphone depuis le 24 avril dernier ne cachent pas leur perplexité […] Un rebond de 30% sans la moindre correction intermédiaire, c’était déjà sans précédent… mais une accélération à la hausse depuis le débordement des 3 125 points, même si c’est graphiquement explicable en faisant totalement abstraction des fondamentaux, reste une véritable gageure pour un chartiste normalement constitué
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Pontiac fait faillite, après 82 ans d’activité. Et General Motors est repris par le gouvernement américain. Dans les bureaux de la Chronique Agora, nous sommes ravis. C’est comme si les extra-terrestres avaient décidé de débarquer de notre vivant. Ou comme si le pape se faisait mormon. Nous assistons à des choses que nous ne pensions jamais voir… des choses stupéfiantes
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Dans une période normale, la détention d’or est punie. N’importe quel placement devrait rapporter plus que le métal jaune. Depuis maintenant neuf ans, tous ceux qui ont investi dans l’or ont été récompensés au lieu d’être punis. Ils ont multiplié leur mise par 3,4 en dollar et 2,3 en euro. Pourquoi ? Parce que l’or est un gendarme
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Multiplier les dollars de façon pléthorique à coup de planche à billets et d’accroissement de la masse monétaire, c’est inéluctablement générer à terme de l’inflation. Multiplier les dollars de façon pléthorique, c’est torpiller à coup sûr la valeur du billet vert à long terme. Multiplier les dollars de façon pléthorique, c’est immanquablement se mettre à dos la Chine
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La Fed va imprimer massivement des billets verts pour racheter des titres. Ainsi la boucle est bouclée ; tout le monde est content. Hmm… Quelque chose ne va pas. Non ? C’est juste… comment dire… trop facile ! Beaucoup trop facile… Si jusqu’ici on n’avait jamais pensé à cette solution, c’est sans doute qu’on avait de bonnes raisons de ne pas ouvrir la boîte de Pandore
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Alors que d’autres banques centrales impriment toujours plus de devises pour aider à renflouer leurs économies, la BCE semble à peine y prêter attention. Contrairement aux banques centrales de Grande-Bretagne, du Japon et des Etats-Unis, elle n’a pas abaissé ses taux jusqu’au zéro… et elle n’imprime pas d’argent
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Pendant un temps, les investisseurs ont semblé ne pas savoir ce qui les avait frappés. Ils étaient abasourdis… interloqués… effarés… Puis, mercredi dernier, Bernanke a annoncé un plan "stupéfiant" destiné à sauver le monde de la dépression. Les chiffres étaient difficiles à suivre, mais ils étaient considérables
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La séance a été mitigée hier entre l’Europe et les Etats-Unis : s’agit-il d’une baisse dans une hausse dans une plus grande baisse ? Une interruption temporaire du rebond de marché baissier, en d’autres termes ? Ou bien les marchés s’apprêtent-ils à reprendre pour de bon le chemin de la baisse […] En tout cas, ils ont très mal accueilli les dernières prévisions de croissance mondiale fournies par le Fonds monétaire international
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La Fed est désormais en train de "monétiser" la dette américaine pour tenter de faire baisser les taux hypothécaires et entraver la baisse des cours des bons du Trésor américain. Par "monétiser", nous voulons dire qu’elle échange des billets fraîchement imprimés contre des bons du Trésor américain que possèdent d’autres investisseurs
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Sous couvert du scandale AIG, la Fed a fait quelque chose d’imprudent cette semaine. "Le plan de la Fed stupéfie les investisseurs", titrait le Financial Times hier matin. Nous devrions tous être stupéfiés. Mais nous commençons à nous habituer aux escroqueries coûteuses. Suite à la dernière décision de la Fed, le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a chuté plus qu’à tout autre moment
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Epargne
Le remède à la crise est-il une question de volonté politique ?
par La rédaction 18 mars 2009Durant un entretien de 60 minutes réalisé au cours du week-end dernier, le président de la Fed, Ben Bernanke, a prédit que la crise économique actuelle devrait se calmer d’ici Noël. Quelle peut bien être, selon Hélicoptère Ben, la plus grande menace pesant sur ses prévisions de reprise ? La dégringolade continue du prix des maisons ? L’insolvabilité du secteur financier ? La chute du taux d’épargne… Loin de là
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Beaucoup de commentateurs évoquaient les propos rassurants de Vikram Pandit : le CEO de Citigroup se félicite de la forte rentabilité du groupe observée en janvier et février 2009 (le titre s’est enflammé de 38,1%). Mais en ce qui nous concerne, nous créditons Ben Bernanke de l’action décisive du jour… Elle a consisté à sauter à la volée sur le siège du rouleau compresseur pour s’emparer de la bonne manette et enclencher la marche avant
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Warren Buffett avait reconnu deux semaines auparavant qu’il avait perdu beaucoup d’argent en investissant dans Conoco-Phillips et en se repositionnant trop tôt sur les valeurs bancaires ou sur General Electric. Mais ce n’est qu’après coup qu’on réalise que toutes les références ont volé en éclats. Voilà une notion, la perte des repères, qui mérite que l’on s’y arrête au moment où de plus en plus d’articles de presse et de débats radiophoniques ou télévisés ont pour thématique la question suivante : "a-t-on touché le fond ?" ou "comment détecter les signes précurseurs d’un retournement ?"
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General Motors a des amis hauts placés… prêts à peser dans la balance de la justice de M. le Marché. Le constructeur a déjà emprunté 13,5 milliards de dollars. Il demande 30 milliards supplémentaires. Mais quel benêt irait prêter 30 milliards de dollars à une entreprise dont les auditeurs s’inquiètent de la voir faire faillite ? D’un autre côté, qui prêterait de l’argent à AIG à quatre reprises
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La descente aux enfers boursiers d’hier puise en fait sa source dans un facteur exogène — et totalement imprévu — que nous n’avions même pas songé à évoquer la veille : la Chine a annoncé mercredi matin la mise en oeuvre d’un second plan de relance, sauvant dans la foulée la mise aux places asiatiques puis occidentales. Mais quel plan de relance
