Pfiouh ! Quelle semaine incroyable ! On se serait cru au Pays Magique. La Fed a tiré un lapin blanc de son chapeau mercredi dernier — un lièvre de mars à 600 milliards de dollars. Les actions ont grimpé jeudi. Les matières premières ont grimpé. Tout a grimpé. Sauf le dollar. Mais vendredi n’était pas dans la même tonalité. Le Dow n’a pris que quelques points. L’or a continué à grimper. Qu’est-ce qui nous attend pour les jours qui viennent ? Eh bien, tout peut arriver. On est au Pays Magique
Fed
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Injection de 600 milliards de dollars par la Fed… et après ? C’est sans doute ce que vont très bientôt se demander les marchés, sans cesse dans une démarche d’anticipation. Et on peut se demander quelle sera la prochaine machination que les Américains vont inventer pour venir soutenir une économie qui, décidément, en a bien besoin
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Voici donc à quoi ressemble la vie après le "QE2" (2ème vague d’assouplissement quantitatif) : prix record pour l’or, retour des actions au niveau pré-Lehman, dollar en route vers son plancher de 2008. Tout rebondit… en termes de dollars dévalorisés. Mission accomplie. Au cas où la couverture média sur le sujet aurait tendance à vous plonger dans le coma, voici un résumé de la décision fatidique de la Réserve Fédérale
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Epargne
Paris a gagné 28% en 10 semaines : autisme des robots de gestion quantique
par Philippe Béchade 8 novembre 2010Paris a clôturé parfaitement inchangé vendredi à 3 916 points, soit +2,2% sur la semaine écoulée. Il avait renoué en fin d’après-midi avec ses niveaux du 1er janvier malgré un repli initial de 0,2% pour le Dow Jones et le Nasdaq. Le CAC 40 a oscillé sans désemparer entre 3 910 et 3 930 points, hormis deux ou trois brèves incursions vers 3 933/3 936. Cela fait donc un cumul de 17 heures passées au sein d’un corridor d’une vingtaine de points seulement : le contrôle des fluctuations de cours par les logiciels algorithmiques est bluffant
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La dernière décision de la Fed était-elle déjà entièrement prise en compte par les marchés ? Les investisseurs avaient-ils anticipé la plus récente manoeuvre de la Réserve fédérale, et fait grimper les actions et l’or ? Non ! Le New York Times explique plus en détails les actions de la Fed : "L’action de la [Fed] représente la deuxième fois en une année que la Fed s’aventure sur de nouveaux territoires, tandis qu’elle lutte pour faire baisser les taux d’intérêt à long terme pour encourager l’emprunt et la croissance économique"
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Le marché actions américain a rebondi lorsque Ben Bernanke — papy Soupline, pour les intimes — a annoncé la nouvelle couche d’assouplissement quantitatif. Le patron de la Fed sera enfin le héros qu’il a toujours cru pouvoir devenir. Maintenant, je prends les paris : les cours grimperont pendant six semaines avant de chuter de 30% en quatre mois et de toucher un plancher deux ans plus tard et 45% plus bas. Comment je sais ça ? Car je suis Madame Soleil Levant et je prédis l’avenir des Etats-Unis
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Epargne
Escroquerie à 2 500 milliards de dollars… Madoff n'était qu'un microscopique amateur !
par Philippe Béchade 5 novembre 2010Les opérateurs et les investisseurs se félicitent sans réserve d’une hausse de 1,9% de l’E-Stoxx 50 et du CAC 40. Beaucoup d’observateurs évoquaient mercredi soir le fait accompli, Wall Street semblant hésiter avant de grappiller 0,25% in extremis… Voilà que les 600 milliards de dollars de la Fed seraient redevenus jeudi matin un providentiel stimulant pour les marchés
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Eh bien, cher lecteur, vous connaissez les faits aussi bien que nous. "Les actions américaines grimpent alors que la Fed annonce des rachats supplémentaires de titres du Trésor", annonçait Bloomberg. "Les actions US ont gagné du terrain, les banques aidant les indices de référence à effacer leurs pertes après que la Réserve fédéral a annoncé 600 milliards de dollars supplémentaires de rachats de titres du Trésor jusqu’en juin, afin de stimuler la croissance dans la plus grande économie au monde"
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Epargne
L’Oncle Sam a droit à une piqûre de 600 milliards de dollars d’adrénaline de type "QE" : le coeur tiendra-t-il ?
par Philippe Béchade 4 novembre 2010Le verdict de la Fed est tombé ; le dollar a replongé initialement sous les 1,4180/euro, avant de rebondir vers 1,4030/euro. Soixante-quinze milliards de dollars par mois, c’est un montant qui peut donner le vertige — c’est trois fois le "trou de la Sécu"… mais sera-t-il suffisant pour propulser Wall Street au-delà de ses sommets annuels ? Les réactions initiales permettaient d’en douter
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Epargne
Une journée électorale pour rien… qu'en sera-t-il de l'assouplissement quantitatif ?
par Bill Bonner 4 novembre 2010La journée électorale est passée, aux Etats-Unis. Personne n’a eu ce qu’il voulait. A mesure que les intérêts privés, réclamations particulières et préjugés personnels se sont assemblés, ont procréé et se sont propagés, ils ont donné naissance à un monstre grotesque et difforme… un gouvernement vaste, incompétent, extravagant, laid et pesant, qui a quelque chose à offrir à tout le monde, et aucun moyen de tout payer
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Le Nasdaq a commis lundi soir un irréparable faux pas ! L’indice a perdu 0,1%, mettant un terme à une série gagnante de huit séances consécutives, qui succédait à une autre série de… 8 séances consécutives de hausse (du 4 au 18 octobre). Et cette dernière faisait écho à une autre série de neuf séances consécutives de hausse, du 10 au 20 septembre. Pour compenser cet impensable accroc, le S&P a grimpé symétriquement de 0,1% : ouf, la tendance haussière était sauvée
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Epargne
QE1, QE2… et la fête à laquelle vous devez absolument participer (2)
par Simone Wapler 3 novembre 2010Le quantitative easing, ça ne marche pas, disions-nous hier… alors pourquoi se lancer dans une nouvelle vague ? Eh bien, c’est un peu compliqué… Si l’économie était une science, le keynésianisme aurait disparu depuis longtemps. Mais l’économie est une religion. Dans ce genre de milieu, on accorde beaucoup de crédit aux pêcheurs repentis et convertis. J’en ai justement un sous la main : Alan Greenspan ex-Grand Gouverneur de la Grande Banque Centrale de l’Empire Américain. Et même Greenspan dit que le QE c’est dangereux
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Devinez ce qui s’est passé hier ? Rien du tout. Les investisseurs retiennent leur souffle. Pourquoi ? Parce que Ben Bernanke devrait entrer dans l’histoire aujourd’hui. Tout le monde est accroché au rebord de son fauteuil, à se demander quel genre d’histoire ce sera. "Un assouplissement enchanté", c’est ainsi que le décrit le Financial Times. Le Financial Times est d’avis que les derniers chiffres sur la croissance trimestrielle américaine — 2% — sont simplement insuffisants
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Epargne
La Chine, bientôt vainqueur sur un tapis rouge de cuivre ?
par Philippe Béchade 2 novembre 2010Pékin remet ça. A 48 heures du communiqué final du FOMC de la Fed, un ministre de haut rang de l’Empire du Milieu dénonce la campagne de destruction ordonnée du dollar par les Etats-Unis. La Chine considère — et elle n’est pas la seule — que la création monétaire américaine est hors de contrôle. Toujours selon la Chine, les appels américains visant à obtenir une politique des changes plus volontariste, qui viserait à une réévaluation plus rapide du yuan, ne sont que des gesticulations dictées par le calendrier politique en cette veille de législatives
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Epargne
QE1, QE2… et la fête à laquelle vous devez absolument participer (1)
par Simone Wapler 2 novembre 2010QE = quantitative easing. Cette opération consiste pour la Banque centrale américaine à racheter des créances douteuses. La Fed donne du bel argent tout frais tout vert aux banques qui, en échange, lui refilent des mauvaises créances. L’opération soulage les banques et les prêteurs comme les emprunteurs et soutient le marché immobilier américain. C’est l’équivalent (plus sophistiqué) de l’impression de monnaie, de la création monétaire pure. Le but est de soutenir l’économie américaine et l’immobilier américain
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Vu dans le Wall Street Journal : "l’or contre la Fed : les chiffres sont clairs". Oui, les chiffres sont clairs. La devise de la Fed perd du terrain par rapport à la devise de la nature depuis 10 ans. En gros, si vous vous en étiez tenu à l’or, vous auriez cinq fois le pouvoir d’achat que vous avez avec le dollar. Plutôt clair, non ? Mais on pourrait revenir en arrière et observer l’histoire de toutes les devises purement "papier"
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Epargne
Ben Bernanke va devenir le propre pire ennemi de Wall Street
par Philippe Béchade 29 octobre 2010Eh bien, que ne voilà-t-il pas une belle série de six séances de type "clones tristes" ! Elles se ressemblent toutes… et on s’y ennuie comme dans une salle de jeux vidéo victime d’une panne de courant. A Wall Street, le petit jeu consistant à écraser méthodiquement la volatilité comme un havane consumé jusqu’à la bague se perpétue depuis le 21 octobre. Les scores moyens quotidiens, tels des ronds de fumée, tournent autour de zéro depuis le début de la semaine. Toute velléité haussière ou baissière est soigneusement étouffée
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Quelles sont les nouvelles ? Les titres des journaux signifient tous la même chose : tous les regards sont sur Ben Bernanke. Notre homme est censé annoncer un programme d’assouplissement quantitatif. Il est supposé le faire la semaine prochaine. Et si son annonce est insuffisante, les investisseurs vendront les placements risqués — notamment les actions et les matières premières. En attendant, ils jouent aux devinettes
