Selon les commentateurs financiers sur la période actuelle, le Président de la Réserve Fédérale Ben Bernanke est soit un génie soit un crétin. Mais votre correspondant californien propose une perspective légèrement différente : selon lui, Bernanke est un génie… qui a adopté un comportement crétin. Il est "un peu trop malin", comme on dit
Fed
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Epargne
Jusqu’où ira l’humiliation des Etats-Unis par la Chine ?
par Philippe Béchade 17 novembre 2010Le climat d’incertitude en Europe redonne mécaniquement au dollar un statut de valeur refuge qu’il avait perdu depuis fin août. Wall Street s’en serait bien passé… mais les indices américains ont vraiment tardé à réagir. Il a fallu qu’un second catalyseur entre en action et agisse de façon moins mécanique et beaucoup plus viscérale. En effet, la Chine ne se gène plus pour humilier les Etats-Unis
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Nous surveillons le comportement des marchés ces derniers jours. La question était la suivante : les investisseurs rejettent-ils Ben Bernanke et sa planche à billets ? Et que s’est-il passé ? Rien de vraiment spectaculaire. M. le Marché va donc nous maintenir dans l’incertitude… Une autre chose nous intrigue. Les ventes de détails sont en hausse aux Etats-Unis
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Epargne
Le "QE" de la Fed part en vrille, mais pour les robots, ça tourne rond
par Philippe Béchade 16 novembre 2010Les programmes de trading, quel que soit leur niveau de sophistication, manquent totalement d’originalité. Ils respectent tous l’axiome (ou "postulat de Panurge") selon lequel il est toujours plus payant de confier son sort à la tendance du moment que d’anticiper un retournement… même au prix d’une totale déconnexion avec les performances prévisibles de l’entreprise concernée
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Comme vous vous en rappellerez, cher lecteur, nous avons décidé de hisser les lambeaux dépenaillés de notre drapeau d’Alerte au Krach. Non que nous ayons eu des informations en avant-première. M. le Marché ne nous parle pas directement. Nous ne faisons que lire les journaux — comme tout le monde. Avons-nous dit de vendre l’or ? Non, nous n’avons rien dit de tel. L’or entame probablement une correction sérieuse. S’il ne le fait pas maintenant… il ne devrait pas tarder
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Epargne
Et si Pékin sortait le carton jaune pour sanctionner le billet vert ?
par Philippe Béchade 15 novembre 2010Aux craintes concernant le niveau de l’inflation dans les pays émergents viennent s’ajouter les préoccupations concernant le refinancement des dettes publiques des états européens les plus fragiles. L’Irlande se dirige tout droit vers un scénario à la grecque : le rendement des emprunts à 10 ans avait atteint 8,8% en milieu de semaine. Il était à 8,6% à la veille du week-end alors que l’Europe et le FMI se disaient prêts, depuis Séoul, à intervenir si nécessaire
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"Dette delenda est", avons-nous dit à notre public londonien la semaine dernière. "Il s’agit d’un problème de dette. Ce n’est pas un problème de liquidités. Ce n’est pas un problème d’échec du capitalisme. Ce n’est pas un problème de régulation. C’est un problème de dette. Trop de dette. Trop à rembourser". "Comment vont se dérouler les événements ? C’est ce que nous surveillons"
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Epargne
Un avenir terrible se prépare ? Balivernes ! Il s'appelle déjà Livre blanc
par Philippe Béchade 12 novembre 2010Au moment où l’on commémore l’Armistice de 1918, l’Angleterre se retrouve soudain replongée dans le climat social de l’immédiat après-guerre (la première, pas la deuxième)… Si le projet baptisé "Livre banc" est adopté, les chômeurs britanniques seront privés de l’allocation forfaitaire de 65 livres (75 euros ou 105 $) durant trois mois s’ils refusent une offre, et durant trois ans s’ils rejettent trois offres
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Le Dow a grimpé. L’or a baissé. Tout ça, c’est du bruit. Oubliez. Mais attendez… peut-être que ce bruit nous murmure quelque chose. "Attention !" semble-t-il dire. Les sondages montrent que le sentiment des investisseurs est plus haussier qu’il ne l’a jamais été depuis 2006/2007 — c’est-à-dire depuis le sommet des années de bulle. Et voilà que la Fed vient d’entrer sur le marché avec le plus gros tas de cash que les investisseurs aient jamais vu
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"La Fed s’applique à détruire méthodiquement le dollar, et à travers lui, la montagne de dettes accumulée par les Etats-Unis, lesquelles ne peuvent plus être remboursées sinon par l’émission de nouvelles créances pour rembourser les anciennes. Créer 600 milliards de dollars à partir d’un trait de plume est une escroquerie. La Fed n’a aucune idée des véritables conséquences de cette stratégie à moyen terme. Ben Bernanke assure qu’il veut juste combattre la déflation en relaçant l’investissement"
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Pfiouh ! Quelle semaine incroyable ! On se serait cru au Pays Magique. La Fed a tiré un lapin blanc de son chapeau mercredi dernier — un lièvre de mars à 600 milliards de dollars. Les actions ont grimpé jeudi. Les matières premières ont grimpé. Tout a grimpé. Sauf le dollar. Mais vendredi n’était pas dans la même tonalité. Le Dow n’a pris que quelques points. L’or a continué à grimper. Qu’est-ce qui nous attend pour les jours qui viennent ? Eh bien, tout peut arriver. On est au Pays Magique
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Injection de 600 milliards de dollars par la Fed… et après ? C’est sans doute ce que vont très bientôt se demander les marchés, sans cesse dans une démarche d’anticipation. Et on peut se demander quelle sera la prochaine machination que les Américains vont inventer pour venir soutenir une économie qui, décidément, en a bien besoin
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Voici donc à quoi ressemble la vie après le "QE2" (2ème vague d’assouplissement quantitatif) : prix record pour l’or, retour des actions au niveau pré-Lehman, dollar en route vers son plancher de 2008. Tout rebondit… en termes de dollars dévalorisés. Mission accomplie. Au cas où la couverture média sur le sujet aurait tendance à vous plonger dans le coma, voici un résumé de la décision fatidique de la Réserve Fédérale
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Epargne
Paris a gagné 28% en 10 semaines : autisme des robots de gestion quantique
par Philippe Béchade 8 novembre 2010Paris a clôturé parfaitement inchangé vendredi à 3 916 points, soit +2,2% sur la semaine écoulée. Il avait renoué en fin d’après-midi avec ses niveaux du 1er janvier malgré un repli initial de 0,2% pour le Dow Jones et le Nasdaq. Le CAC 40 a oscillé sans désemparer entre 3 910 et 3 930 points, hormis deux ou trois brèves incursions vers 3 933/3 936. Cela fait donc un cumul de 17 heures passées au sein d’un corridor d’une vingtaine de points seulement : le contrôle des fluctuations de cours par les logiciels algorithmiques est bluffant
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La dernière décision de la Fed était-elle déjà entièrement prise en compte par les marchés ? Les investisseurs avaient-ils anticipé la plus récente manoeuvre de la Réserve fédérale, et fait grimper les actions et l’or ? Non ! Le New York Times explique plus en détails les actions de la Fed : "L’action de la [Fed] représente la deuxième fois en une année que la Fed s’aventure sur de nouveaux territoires, tandis qu’elle lutte pour faire baisser les taux d’intérêt à long terme pour encourager l’emprunt et la croissance économique"
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Le marché actions américain a rebondi lorsque Ben Bernanke — papy Soupline, pour les intimes — a annoncé la nouvelle couche d’assouplissement quantitatif. Le patron de la Fed sera enfin le héros qu’il a toujours cru pouvoir devenir. Maintenant, je prends les paris : les cours grimperont pendant six semaines avant de chuter de 30% en quatre mois et de toucher un plancher deux ans plus tard et 45% plus bas. Comment je sais ça ? Car je suis Madame Soleil Levant et je prédis l’avenir des Etats-Unis
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Epargne
Escroquerie à 2 500 milliards de dollars… Madoff n'était qu'un microscopique amateur !
par Philippe Béchade 5 novembre 2010Les opérateurs et les investisseurs se félicitent sans réserve d’une hausse de 1,9% de l’E-Stoxx 50 et du CAC 40. Beaucoup d’observateurs évoquaient mercredi soir le fait accompli, Wall Street semblant hésiter avant de grappiller 0,25% in extremis… Voilà que les 600 milliards de dollars de la Fed seraient redevenus jeudi matin un providentiel stimulant pour les marchés
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Eh bien, cher lecteur, vous connaissez les faits aussi bien que nous. "Les actions américaines grimpent alors que la Fed annonce des rachats supplémentaires de titres du Trésor", annonçait Bloomberg. "Les actions US ont gagné du terrain, les banques aidant les indices de référence à effacer leurs pertes après que la Réserve fédéral a annoncé 600 milliards de dollars supplémentaires de rachats de titres du Trésor jusqu’en juin, afin de stimuler la croissance dans la plus grande économie au monde"
