Nous avons expliqué, sans varier d’argumentation depuis la mi-septembre, que la hausse simultanée de l’ensemble des classes d’actifs trahissait un arbitrage massif au détriment du dollar. Elle reposait sur de l’argent qui n’existe pas encore et devrait — dans la meilleure des hypothèses — sortir des imprimeries de la Fed à partir du 3 novembre. Car il s’agit bien de cela : des liquidités qui n’ont qu’une existence virtuelle
Fed
-
-
"Les ventes de dette soulignent des conditions anormales", titrait le Financial Times cette semaine. Anormales ? Farfelues. Bizarres. Etranges. La dernière vente aux enchères de TIPS — de la dette du Trésor US protégée contre l’inflation — a produit une curiosité. Les investisseurs étaient prêts à payer 105 $ pour 100 $ de notes protégées contre l’inflation. Qu’est-ce que ça signifie ? De quoi s’inquiètent les investisseurs ? A vue de nez, ils se préparent à une perte intégrée au produit
-
Le CAC 40 cédait ce mardi 1% à la mi-séance et 0,45% au final. Cela ne suffit certainement pas à invalider la tendance haussière en vigueur depuis fin août… mais deux mois, c’est long. Un indice comme le Nasdaq ou le S&P ont grimpé durant sept semaines sur une série de huit sans jamais reperdre plus de 2%. Ne cherchez pas dans ce genre de progression la moindre trace de "psychologie" : l’évolution des indices reste entièrement dictée par la liquidité disponible
-
La bulle actuelle est en train de rebondir dans une pièce remplie de piques. Il y a l’épineuse Chine — elle pourrait crever la bulle des marchés boursiers américains à tout moment. Les grandes banques et les gouvernements étrangers sont autant de clous dangereux. N’importe lequel d’entre eux pourrait faire éclater la bulle en quelques heures. Et qu’en est-il de l’aiguille la plus aiguisée… le dollar lui-même
-
Epargne
De la Fed à Hermès, un vrai luxe de ruineuses absurdités
par Philippe Béchade 26 octobre 2010Les grand argentiers du G20, réunis à Séoul samedi matin pour la photo souvenir, arboraient comme d’habitude de larges sourires… inversement proportionnels à l’étroitesse des mesures concrètes annoncées à l’issue du sommet préparatoire à la réunion des chefs d’Etat des 11 et 12 novembre prochain. Le dollar a été pris de faiblesse dès la reprise des cotations ce lundi en Europe puis à New York. Cela démontre qu’au-delà de la posture d’autosatisfaction des membres du G20, aucune disposition visant à prévenir ou endiguer les stratégies de dévaluation compétitives n’a été évoquée, ni même envisagée
-
Epargne
Pourquoi l'inflation est toujours Une Très Mauvaise Nouvelle (UTMN)
par lemogamboguru 25 octobre 2010Bloomberg a annoncé que le département du Travail US avait publié son nouveau rapport. Ce dernier démontre que "si on inclus les coûts volatils de l’alimentation et de l’énergie, les prix de gros ont augmenté de 0,4%" par rapport au mois précédent, ce qui est assez mauvais. Le document contenait aussi un encart disant que "le prix de l’alimentation avait augmenté de 1,2% en septembre par rapport au mois précédent, sa plus grosse augmentation depuis le mois de mars"
-
Epargne
Valéo ou le DAX 30, de parfaites illustrations du pouvoir de l’assouplissement quantitatif
par Philippe Béchade 25 octobre 2010Le CAC 40 affiche sur la semaine écoulée un gain global de 1,08%. Toutefois, l’indice s’effrite de 0,25% dans des volumes carrément dérisoires qui induisent le manque de participation des gérants. Le scepticisme reste élevé face à un mouvement de hausse qui semble ne reposer que sur l’espoir d’une injection massive de liquidités par la Fed — le précédent épisode n’ayant pas eu les effets bénéfiques escomptés… sauf sur le prix des actions et des matières premières
-
Les amateurs d’idées toutes simples se régalent : le dollar rebondit vers 1,37/euro, il faut prendre des bénéfices sur les actions. Il replonge vers les 1,40/euro à peine 24 heures plus tard ? Il faut se ruer à Wall Street, faire le plein de matières premières et de denrées agricoles puis s’arracher de nouveau les valeurs cycliques cotées sur les places européennes. Rarement la gestion des actifs ne se sera résumée à des principes dont l’énoncé tient sur un timbre poste
-
George Soros, dans le Financial Times : "Ce dont les Etats-Unis ont besoin, c’est de stimulants"… "Sans renflouage", dit-il, revenant sur un terrain familier, "le système financier serait resté paralysé". Vraiment ? Pourquoi pense-t-il une telle chose ? A notre avis, les renflouages eux-mêmes sont la source de la paralysie
-
Epargne
La Fed va-t-elle nous expédier cinq rubans de 100 $ vers la Lune ?
par Philippe Béchade 18 octobre 2010La flambée de Google et de Seagate sur des rumeurs de rachat par des fonds d’investissement qui laissent pourtant sceptiques de nombreux analystes. Seagate n’est ni une machine à cash, ni un groupe diversifié dont certains actifs seraient sous valorisés et "bankables" en cas de cession. Mais dans le climat actuel, n’importe quelle idée d’achat semble bienvenue
-
"Les traders ont fait grimper les cours mardi", a expliqué l’agence Associated Press, "après que le compte rendu de la réunion de la Fed du 21 septembre leur ait redonné espoir, en leur laissant penser que la banque centrale prendrait de nouvelles mesures pour relancer l’économie
-
Epargne
Non, ceci n’est pas un pain de dynamite… c’est juste de la pâte à modeler pour faire joli sur le bureau de Ben Bernanke
par Philippe Béchade 15 octobre 2010Nous ne comprenons toujours pas précisément comment l’évolution des indices boursiers est programmée (doutiez-vous qu’elle le soit de manière très précise ?). Toutefois, nous avons bien compris hier que le quota de volatilité hebdomadaire avait été épuisé mercredi, au lendemain de la publication du compte-rendu de la Fed. Mais au fait, le communiqué de la dernière réunion contresigné par Ben Bernanke explique-t-il vraiment la bouffée d’euphorie qui a propulsé les indices européens au-delà de leurs résistances estivales ?
-
L’indice CRB, une référence assez large dans le secteur des matières premières, a dépassé les 300 à l’ouverture de jeudi. La Chine a publié des données de douane pour septembre qui révèlent une augmentation des importations de matières premières en général, mais surtout des importations de pétrole brut. La dernière fois que le CRB avait atteint les 300, c’était en octobre 2008 — quand toutes les catégories de capitaux étaient en vente, pour lever des liquidités
-
Le 13 octobre 1987, la bulle boursière éclatait suite à la décision allemande de durcir sa politique monétaire. Dans le même temps, la Fed — avec à sa tête un tout nouveau président dénommé Alan Greenspan — regardait sans émotion le déficit commercial américain se creuser dans des proportions historiques, entraînant le dollar dans une spirale baissière qui risquait de replonger la planète, et l’Allemagne, dans un contexte inflationniste dont la Bundesbank ne voulait à aucun prix. Le 13 octobre 2010, les marchés s’abandonnaient à une euphorie débridé
-
Il faut s’attendre à un miracle. Ou à une fraude. Pour de l’argent imprimé — de l’argent créé à partir de rien –, il est impossible de générer de la richesse réelle. Ce n’est que du papier. Ou même moins. Ces jours-ci, ce n’est rien de plus qu’une bribe de l’imagination d’internet. Un guichetier tape un chiffre sur son clavier. Et hop ! Une banque à des milliers de kilomètres de là reçoit un milliard de dollars. Le monde en est-il un centime plus riche ? Bien sûr que non
-
C’est une chose que d’introduire de petites quantités d’"argent" supplémentaires dans une économie prospère et en croissance. C’est une fraude. C’est une erreur. Mais ça ne fait pas exploser le système. C’est un vol mineur ; personne ne s’en soucie. C’est une autre chose, en revanche, que d’introduire de grandes quantités de nouvelle devise dans une économie qui s’enlise. Mais c’est ce à quoi les marchés semblent réagir — ou du moins à l’anticipation d’assouplissement quantitatif
-
Epargne
Faites n'importe quoi, mais surtout, faites-le vite : on est à 11 000 points
par Philippe Béchade 11 octobre 2010Nous avons dégusté sans en perdre une miette l’interview en direct de James Bullard, président de la Fed de Saint Louis, sur CNBC vendredi matin. Les journalistes et économistes réunis sur le plateau sont vite rentrés dans le vif du sujet : la Fed va-t-elle enclencher le QE (quantitative easing, assouplissement quantitatif) qui fait tant fantasmer Wall Street depuis la mi-septembre ?
-
L’or grimpe parce que le monde est plein de banquiers centraux bien intentionnés qui dévalorisent leur devise nationale dans une course à la vitalité économique. Je sais, ça semble un peu farfelu ; mais c’est ce que les universités de renom enseignent de nos jours. Les grandes universités enseignent également que quelques hommes très instruits vêtus de beaux costumes peuvent manipuler des chiffres et faire jouer l’effet de levier pour soigner les récessions et créer des reprises non-inflationnistes
