"Dans les économies en pleine expansion du nord est de l’Asie, la ruée vers la sécurité énergétique a généré une formidable percée dans le marché — un contrat à long terme d’exportation de GNL entre Woodside et l’imposant CPC Corporation de Taiwan, qui pourrait participer à hauteur de 45 milliards de dollars", indiquait hier Nigel Wilson dans le journal The Australian. Quelqu’un a dit sécurité énergétique ?
Chine
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L’inflation n’est pas censée être un problème. Si elle n’est pas assignée à résidence, du moins porte-t-elle un bracelet électronique à la cheville. Pourtant, les preuves de son évasion s’accumulent. Quant à la raison pour laquelle elle est censée être sous contrôle, l’explication habituelle veut que l’entrée de l’Asie dans l’économie mondiale a réduit les coûts de main d’œuvre. Dans la mesure où la main d’œuvre est une part importante des biens comme des services, il serait raisonnable de penser qu’une baisse des salaires mènerait à une baisse des prix.
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Les commentaires rassurants au sujet de la non-contagion supposée de la crise immobilière aux Etats-Unis — et de son corollaire, le subprime — sont désormais un sujet de moqueries. Ils concernent surtout le public le plus naïf qui se ruait ces derniers temps sur les technologiqueset le marché chinois. Certaines banques osent même — à l’image de Lehman Brothers — évoquer l’émergence d’un problème plus sérieux, plus global et d’une défiance générale des investisseurs plus préoccupante que celle occasionnée par la découverte de la faillite virtuelle du fonds LTCM en octobre 1998.
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C’est d’un scientifique que nous vient la citation du jour, cher lecteur — il s’agit de Richard Feynman, physicien de renom : "Il y a 10^11 étoiles dans la galaxie. Autrefois, c’était un chiffre gigantesque. Mais ce n’est que 100 milliards, en fin de compte. C’est moins que le déficit [américain] ! On appelait ça des chiffres astronomiques. On devrait plutôt les appeler des chiffres économiques, de nos jours".
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La douzaine de fonds souverains actuels représente quelque 2 500 milliards de dollars. C’est le double du poids des hedge funds. Le double ! Les hedge funds ont déjà profondément changé le mode de fonctionnement de la planète finance, bouleversant les règles et les habitudes. Les fonds souverains ont une puissance incommensurablement supérieure ; d’ici dix ans, ils pèseront entre 10 000 et 12 000 milliards de dollars.
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Eh bien, on ne peut pas dire qu’on s’ennuie. Plus maintenant. Les choses deviennent intéressantes… très intéressantes. Cette semaine, les marchés ont subi une nouvelle raclée. L’or a encore grimpé. Et le dollar n’a guère bougé. Oui, l’or fait enfin parler de lui, comme nous le démontre Adrian Ash ci-dessous. Les gens sont au courant. Nos lecteurs achètent de l’or depuis qu’il est à 300 $. A présent, tout le monde se positionne.
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Alors que nous croulons sous les dettes et avons consciemment et sans aucun scrupule plombé les générations à venir, certains Etats sont confrontés à la problématique inverse. Ils croulent sous des montagnes de cash. Fond souverain ? C’est un fond d’investissement, comme tant d’autres dans ce bas monde de la finance. La différence ? L’argent de ce fond n’appartient pas à des investisseurs privés, mais à des états. Des états riches, très riches. Inutile de chercher, la France n’en a pas.
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Nous ne cessons d’évoquer la stratégie des établissements de crédit qui consiste à cantonner les actifs pourris — voire sans valeur — dans des structures ad hoc (les "SIV") ou des hedge funds qui leur procurent une contrepartie fictive durant une période prédéterminée. Le but étant de délocaliser les pertes dans le no man’s land comptable du hors bilan en misant sur un hypothétique rétablissement de conditions de marché plus favorables.
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Alors que faire lorsqu’on investit en Bourse ? Déjà, faire attention à l’impact du dollar, lorsqu’on sélectionne ses titres, quand il s’agit d’actions ou d’obligations de sociétés américaines, et de sociétés commerçant avec les Etats-Unis ou ayant une part importante de leur chiffre d’affaires ou de leurs achats d’approvisionnement libellés en dollars. Il en est de presque tous les grands groupes de produits de consommation courante, qu’ils soient américains (Gillette, Coca-Cola, Procter&Gamble…) ou mondiaux (Nestlé, L’Oréal…).
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La Fed a baissé son taux d’un quart de point ; cette décision attendue a tout de même été assez surprenante pour faire grimper le pétrole au-delà des 94 $ le baril et l’or à près de 800 $. Alors que la masse de dollars augmente, le prix des choses libellées en dollars augmente aussi. Il est plus facile d’imprimer des billets que d’extraire de l’or ou du pétrole.
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"Monsieur ! Monsieur ! Prenez garde : la mer monte !" – "La quoi ? (voix ensommeillée)… bof, peu importe : j’achète !" ** Cette anecdote humoristique bien connue, avec sa dernière réplique surréaliste, la légende l’attribue à un membre illustre de la famille Rockefeller assoupi sous un cocotier aux Bahamas durant un jour de grande marée. Elle reflète assez bien l’état d’esprit des gérants de hedge funds (ou d’autres véhicules d’épargne collective) tel qu’il ressort des interviews collectées ces derniers jours.
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"Permettez-moi de souligner l’ironie de la situation", a déclaré Guido Mantegna, ministre des finances brésilien, aux journalistes lors d’un récent pow-wow mondial… "Des pays qui étaient des références en termes de bonne gouvernance, de modèles et de codes pour le système financier" sont désormais des nations où les problèmes menacent de couler la prospérité mondiale. Mais qui donc pouvait-il avoir en tête ? Pas les Etats-Unis, tout de même… le pays qui, depuis 20 ans, pointe un doigt réprobateur sur toutes les économies boiteuses de la planète ?
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Depuis cinq ans, le marché est déficitaire et les stocks de plomb sont utilisés pour compléter l’offre afin de satisfaire la demande. Depuis des années, le marché jongle ainsi avec les stocks pour s’en sortir. Seulement voilà, à force de piocher dedans, les stocks sont presque vides. Ils sont passés sous les 21 000 tonnes sur le LME — soit leur plus bas niveau depuis 1990. Dans l’absolu, je parie que ce chiffre ne vous fait ni chaud ni froid. Rapportez-lui donc le chiffre du déficit du marché du plomb généré sur les six premiers mois de l’année 2007. Sur le premier semestre, la demande est de 27 000 tonnes supérieure à l’offre. 27 000 tonnes à trouver…
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Il faut avouer que cette séance de mardi, pauvre en chiffres macro-économiques, ne fut guère palpitante, à moins de se passionner pour l’analyse des hauts de bilans qui foisonnent depuis une quinzaine de jours. Nous avons du mal à discerner une véritable tendance à la lumière des dernières parutions de résultats trimestriels. Des profits plutôt flatteurs sont souvent éclipsés par des prévisions prudentes concernant le dernier trimestre 2007. Mieux vaut observer les réactions du marché que se fier à sa propre expertise. Les consensus sont souvent biaisés et les manipulations de cours fréquentes, avant les communiqués officiels.
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J’étais hier soir plongée dans ma documentation sur le chauffage solaire thermique. L’idée est d’assurer une partie du chauffage grâce aux rayons solaires gratuits ! La chaleur qu’ils génèrent peut être immédiatement exploitée pour chauffer mon eau ou les pièces de ma maison. Mais je peux aussi accumuler cette chaleur afin qu’elle me soit restituée ultérieurement. Ce qui est encore mieux.
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Ces cinq dernières années, l’Américain moyen a vu sa richesse s’accroître uniquement parce que le prix de sa maison grimpait. A présent, même cela disparaît. Et malheureusement pour lui… et pour l’économie US en général… il a déjà dépensé la richesse qui est en train de disparaître. Chaque année, la valeur "retirée" des maisons par le biais de prêts hypothécaires a grimpé… jusqu’à atteindre un sommet en 2005/2006. Les dépenses de consommation ont grimpé aussi — nourrissant la croissance du PIB des Etats-Unis
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L’indifférence des gérants occidentaux face aux records successifs battus consécutivement par le pétrole au cours des quatre dernières séances n’a pas manqué de susciter notre étonnement au cours des précédentes Chroniques. Cette cécité délibérée aurai-elle pris fin ce lundi vers 16h30, alors que le baril débordait les 85,5 $, pulvérisant un nouveau record historique à 86,30 $ en cours de séance ?
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Nous passons des journées agréables à Buenos Aires, à bavarder avec de vieux amis. Les Américains sont heureux, ici ; l’Argentine est l’un des rares pays où le dollar ne baisse pas. Vous allez au restaurant et vous êtes agréablement surpris, plutôt que déprimé, comme vous pouvez l’être à Londres ou Paris. Comment se fait-il que le dollar et le peso aillent de concert ? C’est en partie parce que le gouvernement Kirchner contrôle le taux de change peso/dollar — en essayant de maintenir le dollar aux environs des 3,15 pesos. Et en partie parce qu’au nord du Rio Grande et au sud du Rio Plata, les deux gouvernements détruisent leurs devises à peu près au même rythme.
