Les pièges de l’allocation d’actifs en 2023 (2/2)
Seuls les actifs réels pourront vous sauver de l’inflation, mais il faudra aussi faire attention aux remous causés par le changement de politique monétaire à venir au Japon.
Seuls les actifs réels pourront vous sauver de l’inflation, mais il faudra aussi faire attention aux remous causés par le changement de politique monétaire à venir au Japon.
Nous abordons le deuxième épisode de notre série « comprendre les crises majeures » – avec, aujourd’hui, le concept de contagion (c’est le moment ou jamais…).
Le gouvernement japonais veut détruire la valeur de sa devise jusqu’à ce que la croissance revienne, et peu importe ce qu’il va en coûter aux autres.
▪ Nous voici bien partis pour une treizième semaine de hausse, dirait-on ! A moins d’une rechute de 2,5% ce vendredi, les permabulls vont pouvoir continuer de parader, avec la même arrogance qu’un parieur qui vient de gagner 13 fois d’affilée en misant systématiquement sur le noir et qui plastronne en affirmant qu’il doit sa fortune à son seul flair.
▪ Les grands illusionnistes — et manipulateurs patentés — qui sévissent de Wall Street à Francfort en passant par la City ne prennent même pas la peine de laisser les marchés se comporter de façon crédible. En effet, face à une déferlante de statistiques décevantes en Europe (le chômage tutoie les 11%) et surtout aux Etats-Unis, vous comprenez bien qu’il n’y a pas d’autre option que la hausse !
Barack Obama aurait donc décidé de confisquer la corne d’abondance pour marquer le premier anniversaire de son investiture. Il en était resté au stade de la dénonciation oratoire, des effets de manches… les semaines et les mois ont passé et rien n’a bougé. Les bonus ont continué de gonfler et le marché de l’emploi américain de déprimer
Le PIB du troisième trimestre de l’Australie sera publié aujourd’hui. Les économistes interrogés par Bloomberg s’attendent à une nouvelle expansion de l’économie australienne, avec une progression de 0,4% prévue. Le pays ne finit pas de surprendre par sa vigueur économique et la vitesse de sa reprise
Pour la première fois depuis plus de deux ans, la situation sur le front de l’emploi semble donc se stabiliser outre-Atlantique, et il n’est pas impossible que le léger mieux constaté dans les résultats des entreprises ne perdure pas dans les mois à venir
La semaine avait démarré sur les chapeaux de roues avec l’appui d’un dollar qui se repliait vers les 1,50 euro, alimentant les spéculations sur une rupture de ce support en direction des 1,60 euro. Cette rupture aurait pratiquement validé l’hypothèse d’une envolée du CAC 40 vers 4 200/4 250 points, les liquidités affluant sur les marchés d’actions dans le cadre d’un intense mouvement de carry trade.
Nous sommes rentrés d’Amérique du Sud vendredi, bien décidés à nous reposer. Alors nous avons passé le week-end à lire… et nous avons aussi réfléchi un peu. Ce à quoi nous avons réfléchi, c’est au dollar, et au fait qu’à long terme, il n’a plus aucune chance. Mais à court terme, il pourrait avoir encore suffisamment d’énergie pour mordre le derrière des investisseurs.
Nous avons vu hier que la demande des Banques centrales des pays émergents faisait flamber l’or vers des sommets jamais atteints. Signe d’un changement de stratégie en faveur de l’or et en défaveur du dollar. N’oubliez pas que les BRIC et les pays asiatiques regorgent, ou plutôt croulent sous les dollars. Je parle bien sûr des réserves de change. Par rapport aux réserves des banques centrales occidentales, la part de l’or dans leurs réserves est infinitésimale
Horreur, malheur, le dollar faisait mine de ne plus vouloir refluer en direction des 1,50 euro et des 89 yens hier matin. Wall Street se contentait donc d’afficher un gain potentiel de 0,6% en pré-ouverture, tout juste suffisant pour retracer les sommets annuels
Les cambistes ne donnaient pas cher (littéralement) des chances du dollar de préserver le plancher des 1,5060 euro cette semaine. Le consensus baissier était tellement univoque mardi et mercredi derniers que nous ne sommes pas surpris que le billet vert prenne tout le monde à contre-pied avec un rebond de 1% qui a pris beaucoup de spéculateurs de court
Se pourrait-il que New York ait déjà vécu son apogée ? Peut-être pas tout à fait. La presse rapporte des bonus record à Wall Street. Mais cette histoire semble teintée de désespoir, comme ces grandes fêtes à Berlin en 1945, juste avant que n’arrive l’armée soviétique. C’est peut-être pour ça que les bonus sont aussi élevés. Profitez-en tant que c’est encore possible ! Ce pourrait être le dernier cri de joie du secteur financier américain
Le Dow Jones a pulvérisé un nouveau record annuel à 10 340 points. Un tel retracement en huit mois, c’est un record absolu de rapidité, sans aucun équivalent dans l’histoire des marchés américains et même occidentaux en général. Le S&P 500 s’envolait également de 1,1%… Les places européennes, littéralement euphorisées, explosaient de 1,5%… Pourtant aucune information économique sur le continent européen ne justifiait de se ruer à l’achat de façon aussi exubérante
Les choses sont en train de changer. Les banques centrales ont doté les marchés d’un "grand convertisseur" qui élimine toute équivoque sur la tendance. Le principe est simple : "nous — en l’occurrence le G20 réuni ce week-end — vous promettons de l’argent gratuit jusqu’à ce que les lettres ornant la touche achat sur votre terminal de saisie d’ordres de Bourse soient effacées par l’usure."
La montagne de suspense a accouché d’une souris. Les chiffres de l’emploi d’octobre aux Etats-Unis, les plus attendus depuis huit jours, sont à première vue si mauvais que la stabilité des marchés en clôture vendredi — et même la légère progression de Wall Street à mi-séance — apparaissait pour le moins paradoxale
Les vendeurs à découvert sur le dollar (carry trade en faveur de l’euro et du huard canadien) craignent que la Fed ne puisse continuer de les laisser agir impunément avant le sommet américano-chinois. L’euro a corrigé de 2% en 72 heures ; le pétrole rechutait parallèlement de 2,5%, à 78,2 $, entraînant dans son sillage les valeurs pétrolières. Elles ont dévissé de 5% en moyenne à Wall Street vendredi soir
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