"Les bulles boursières n’éclatent pas vraiment", observe Paul Tustain, directeur de BullionValut. "Elles fuient un peu, se regonflent un peu, puis fuient encore un peu. Cette tendance donne aux investisseurs prévoyants l’occasion d’agir — en général en termes favorables". La semaine dernière, les places américaines ont proposé des termes extrêmement favorables à n’importe quel investisseur désireux de se débarrasser de quelques actions. Le Dow Jones a clôturé jeudi à 13 913 points, moins de 1% sous son sommet historique. Ce quasi-record suit de près une crise majeure du crédit qui semblait mettre en péril le système bancaire US tout entier.
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La hausse du prix de l’once d’or a eu un effet stimulant sur la production mondiale d’or : elle a évité que la production d’or ne baisse brutalement. Il me semble que ce début (à confirmer) de vague de baisse de la production d’or a des origines différentes que les précédentes vagues de baisse du 20ème siècle, qui avaient des origines exogènes (Première et Deuxième guerres mondiales, politique monétaire).
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Le malheureux pays du subprime a eu tant de chance pendant tant de temps. Quel dommage que le monde doive tourner. A présent, il semble en être au crépuscule d’une ère magnifique — quoique absurde… Une ère au cours de laquelle les Américains on pu dépenser de l’argent qu’ils n’avaient pas sans avoir à se soucier de ce qui se passerait ensuite. A présent, ils le découvrent. Et ils se trouvent dans la pire situation possible — coincés entre deux préfixes comme un petit mot dans un gros dictionnaire. La déflation coupe le souffle de l’économie des Etats-Unis et la valeur de leurs actifs. L’inflation, pendant ce temps, augmente le coût de tout ce qu’ils achètent.
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Nous ne prétendons pas être des sinologues avertis, mais tous les amis que nous rencontrons à leur retour de Chine ou du Vietnam nous dressent ce même portrait triomphal d’une partie –nouvellement enrichie — de la population locale : les nouveaux "urbains" des beaux quartiers (ingénieurs, entrepreneurs, négociants…) affichent une formidable confiance dans l’avenir et puisent leur optimisme dans la spectaculaire montée en puissance de la demande intérieure. La Chine et les pays limitrophes succombent à une boulimie de consommation et de dépenses d’équipement.
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Le sujet ne sera pas ici la monnaie d’or, la masse monétaire, l’inflation ou l’étalon or, mais la situation de la production d’or dans le monde. Cela fait aujourd’hui presque six ans que la production mondiale d’or stagne, voire baisse. Pourtant, la hausse des prix de l’once d’or aurait dû favoriser une augmentation de la production mondiale d’or. Il y a quelques années, les grands gourous de la finance nous avaient pourtant prédit que la hausse — qu’ils jugeaient impossible — de la "relique barbare" ferait grimper la production d’or et serait fatale au prix de l’once d’or. Aujourd’hui, le prix de l’once d’or a presque triplé et la production d’or réussit difficilement à se maintenir au même niveau
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Bienvenue au Pays du Subprime, cher lecteur. C’est ainsi que Stephen Roach l’a formulé. L’économiste de Morgan Stanley était dans les journaux hier, expliquant pourquoi la chute du dollar est une mauvaise nouvelle. Exprimé le plus simplement possible, un dollar faible signifie qu’il faut plus de dollars pour acheter des choses sur le marché. Cette année, par exemple, les Américains achèteront probablement pour environ 2 500 milliards de dollars de biens à l’étranger. Ils en auraient bien plus pour leur argent si le dollar était plus fort.
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Les mauvais booms économiques tendent à produire de mauvais résultats… comme par exemple des dettes galopantes et une chute de la devise. Ces caractéristiques vous rappellent-elles une grande puissance occidentale, par hasard ? Parfois, la différence entre un bon boom et un mauvais boom est très subtile et subjective. Un "mauvais boom", par exemple, peut être simplement un bon boom auquel vous n’avez pas participé. Mais généralement, des différences fondamentales distinguent le bon du mauvais. Les mauvais booms tendent à reposer sur le crédit, plutôt que sur les bénéfices et l’épargne. Par conséquent, lorsque l’inévitable krach se produit, le crédit se transforme en dette
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Il faisait si gris, si triste, si venteux et humide sur Paris ce mercredi qu’un auteur de romans noirs amateur d’ambiance du style "ombres transies et réverbères sur pavés luisants" disposait de tous les éléments pour parvenir au faîte de son inspiration. Cette journée si automnale, si pluvieusement irlandaise (amical salut à nos lecteurs expatriés à Dublin ou dans le Connemara) se devait d’être ensoleillée par quelque artifice agréable. A défaut de pouvoir retrouver au coin de la rue la chaleureuse ambiance d’un pub où la Guinness chambrée coule à flot, les épargnants français ont pu profiter du vert irlandais en jetant un coup d’oeil au CAC 40
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Et voici que l’euro bat un nouveau record historique, à plus de 1,41 $. De même, la livre sterling s’installe solidement au-dessus des 2 $. Quant au franc suisse, à 0,85 $, il pourrait bientôt arriver à la parité — que le dollar canadien a déjà atteinte — pour la première fois depuis plus de 30 ans ! Mais dans les faits, ce ne sont pas tant toutes ces devises qui montent, mais plutôt le dollar américain qui chute. Mais qu’arrive-t-il au fameux billet vert ?
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Mais qui a de l’argent à dépenser ? Les riches, bien entendu. Le marché du luxe est en pleine forme depuis des années. Mais nous apprenons que même les riches commencent à hésiter à se séparer de leur argent. Ils attendent de voir comment leur hedge fund réagit… ou ce qui arrive à l’économie américaine. Les maisons à un million de dollars mettent plus temps à se vendre, selon nos sources. D’autres marchés généralement réservés aux riches — les montres, les voitures, les bateaux — ne sont pas tout à fait aussi insouciants et extravagants qu’il y a trois mois de ça.
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Je n’imaginais pas que la crise du subprime puisse un jour troubler mon sommeil ! Ou plutôt si… mais seulement dans l’hypothèse — proprement impensable — où, par le jeu d’un extraordinaire prodige, elle ne serait pas survenue ! Heureusement, toutes les dénégations de la Fed, des banquiers de Wall Street et des sherpas de la Maison-Blanche avaient tué le suspens dès le début du mois de mars dernier : nous allions avoir droit à un éclatement de la bulle du crédit, format "grand veneur"… et la contagion n’allait pas tarder à se propager à l’ensemble du système bancaire !
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Epargne
Vous n'êtes pas inquiet ? Vous avez peut-être tort… (2)
par Isabelle Mouilleseaux 25 septembre 2007Vous connaissez déjà la situation d’endettement extrême des ménages américains. Ils sont surendettés. Et comme leurs emprunts sont à taux variables, leurs échéances d’emprunt ont augmenté significativement ces derniers temps. N’oubliez pas non plus que les banquiers peu scrupuleux et avides de gains leur ont accordé des prêts gagés sur la valeur de leurs actifs immobiliers. Plus la valeur de leur maison augmentait, plus ils empruntaient pour acheter tout et n’importe quoi, la maison servant de gage.
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Je ne vais pas vous imposer un best of de ce débat (d’où il ressort que personne ne s’empresse jamais d’annoncer de mauvaises nouvelles ou de mettre en garde les épargnants… sauf quand un collègue, sortant de sa réserve, vient enfin d’oser s’écrier "le roi est nu"), mais il me paraît intéressant de vous faire part d’un commentaire laconique "hors micro", lancé comme à l’unisson par deux des participants au sujet des retombées de la crise immobilière américaine — et bientôt britannique ou espagnole : "Les auditeurs n’ont encore rien vu". Alors souhaitons simplement qu’ils aient au moins "bien entendu" !
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Epargne
Vous n'êtes pas inquiet ? Vous avez peut-être tort… (1)
par Isabelle Mouilleseaux 24 septembre 2007Je vous sens plutôt euphorique ces derniers jours. Tout va bien dans le meilleur des mondes, n’est-ce pas ? Notre ami Bernanke a baissé ses taux directeurs, et maintenant la voie est libre pour une nouvelle envolée vers le Nirvana. Evaporés les problèmes, d’un seul coup de baguette magique. Pourquoi donc seriez-vous inquiet ? me demanderez-vous.
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L’euro est plus fort qu’il ne l’a jamais été. Le citoyen européen devrait se réjouir mais il n’en tirera les bénéfices qu’en allant dépenser ses économies en Amérique du Nord, en Chine ou au Japon (pays dont la devise est indexée sur le billet vert). Compte tenu du prix du billet d’avion et de la "surtaxe kérosène", il faut dépenser au minimum l’équivalent de deux de nos SMIC sur place pour rentabiliser l’opération (ce qui n’est pas à la portée de toutes les bourses).
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L’énergie et la célérité avec lesquelles la Fed, mais aussi la BCE ont su réagir aux incidents survenus en août en offrent une éclairante illustration. Pour les autres, on ne change pas les hommes d’un coup de baguette magique : la peur et l’avidité continueront de régner en maîtresses sur les marchés. Le hedger se muera toujours en spéculateur et, là où le profit se dessine, il y aura toujours des prises de risque… en prenant pour prétexte le "baromètre" le plus convaincant.
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C’est une sensation que l’on ressent à mesure que l’on vieillit. Un peu comme si vous sautiez en parachute. Pendant longtemps, on a l’impression de simplement flotter dans les airs. Et soudain, vous voyez le sol se précipiter vers vous. Quand on est enfant, une semaine, c’est très très long. A présent, pour nous, une semaine passe aussi rapidement qu’un bus. Nous nous tenons sur le trottoir, lisant les titres du Financial Times… et c’est passé ; nous nous en rendons à peine compte.
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Peu de marchés, au cours de mes 20 ans d’expérience du trading, ont été aussi excitants que l’a été le marché des céréales ces deux dernières années. Et selon moi, le meilleur reste à venir. Dans le monde des matières premières, ce sont l’énergie, les métaux et les actions qui ont constitué les futures les plus actifs — et ceux dont on a le plus parlé — durant des années. Mais comme tant d’autres choses dans le secteur des matières premières, c’est en train d’évoluer
