L’un des plus chers des métaux précieux fait tout pour le rester. Grand frère de la famille nombreuse des métaux platinoïdes, le platine vient de toucher un nouveau record historique. Lundi 29 octobre, l’once troy s’est négociée jusqu’à 1 469 $, soit un record absolu et une hausse de plus de 30% par rapport au premier janvier. C’est mieux encore que l’or (+24%) ou l’argent (+12%).
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"Les Etats-Unis ont un dollar fort pour objectif", déclarait Henry Paulson, secrétaire au Trésor US, en Inde cette semaine. A quoi pensait-il ? Peut-être parlait-il avec le sourire… de sorte que l’audience puisse prendre cela comme une plaisanterie. Mais la presse ne rapporte pas le moindre éclat de rire.
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La Fed a baissé son taux d’un quart de point ; cette décision attendue a tout de même été assez surprenante pour faire grimper le pétrole au-delà des 94 $ le baril et l’or à près de 800 $. Alors que la masse de dollars augmente, le prix des choses libellées en dollars augmente aussi. Il est plus facile d’imprimer des billets que d’extraire de l’or ou du pétrole.
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Goldilocks, Goldilocks… se sont écriés mercredi soir les traders américains en arrachant le Dow Jones à la hausse (+1%) et le Nasdaq (+1,5%) par-delà les 2 860 points, soit un nouveau record annuel pour 2007. La Fed venait d’abaisser comme prévu ses deux taux directeurs (Fed Fund et escompte) de 0,25% ; une décision prise à l’unanimité moins une voix
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J’ai fait partie des victimes à une époque — puis j’ai décidé de changer de voie. Les secteurs des ressources naturelles sont cycliques, volatils, émotionnels, sur-réglementés et demandent beaucoup de capitaux. Ce sont de bonnes nouvelles. Si vous acceptez les marchés pour ce qu’ils sont alors que d’autres investisseurs restent dans l’ignorance, vous avez un avantage sur eux. Etre contrarien est difficile — encore une bonne nouvelle. La plupart des spéculateurs sont incapables d’agir en contrariens.
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Wall Street a rouvert en hausse mercredi, dans le sillage de Google qui pulvérise la barre symbolique des 700 $ (à 705 $). Cela commence à faire cher le bout de papier… On croirait une action suisse, sauf qu’il n’aura fallu que trois ans pour voir le cours du titre multiplié par huit — alors qu’il faut généralement 30 ans pour parvenir à ce résultat au pays de l’horlogerie de haute précision.
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Nous allons parler ici du transport de "matières sèches" et non d’hydrocarbures. Le prix du carburant n’est pas le plus important : il entre, au même titre que le risque de change ou d’encombrement, dans le jeu des surtaxes que les transporteurs appliquent de façon systématique. Dans un contexte où il n’y a pas assez de vraquiers pour tout le monde (les chantiers navals chinois et coréens mettent les bouchées doubles, mais ça ne suffit pas), la demande de fret et la chaîne d’approvisionnement restent les clés de tout.
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Début septembre, Frederic Mishkin, un gouverneur de la Fed, a estimé que les prix de l’immobilier pourraient chuter de 20% d’ici la fin 2008, et que cela pourrait coûter jusqu’à 1,5% au PIB US sur les trois prochaines années. Cela ne nous semble pas beaucoup — pas assez pour s’inquiéter, en tout cas. Mais Mishkin s’est senti comme un passager sur le Titanic ; il voulait trouver les canots de sauvetage.
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Voyez-vous, cher lecteur, les navires marchands ne transportent pas que des produits finis. Bien au contraire : les marchandises sont pour l’essentiel des produits de base. Partons d’un exemple concret : le port de Casablanca
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Aïe aïe aïe… et le dollar est passé sous les 1,44/euro. Mais qui s’en soucie ? Les experts nous disent que la baisse du dollar simplifie la vie des exportateurs américains. Les entreprises US vont prospérer, disent-ils. On s’attend à ce que la Fed favorise les exportateurs américains, cette semaine. Bon nombre d’analystes parient que les taux seront réduits d’un quart de point supplémentaire. Bernanke s’inquiète bien plus des problèmes de l’immobilier, disent-ils, que de la chute du dollar. Ils ont sûrement raison. Personne ne semble particulièrement inquiet du déclin du billet vert.
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En matière de géothermie, la référence planétaire en ce moment, c’est la République d’Islande. Cette grande île proche du Pôle Nord est composée en majeure partie de lave basaltique dense. L’Islande est "à cheval" sur la faille Atlantique, ce qui donne au pays un accès quasi-direct à l’énergie contenue dans l’enveloppe de notre planète. Et la taille de cette réserve est presque impossible à mesurer. L’Islande est ainsi à la pointe en termes d’exploitation des ressources géothermiques locales.
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Vous avez le sentiment que cela va mal outre-Atlantique ? La chute de 5% de l’indice de confiance des consommateurs (selon l’enquête bimensuelle du Conference Board) vous donne raison… Et c’est encore pire en ce qui concerne les anticipations relatives au marché du travail : l’indice décroche de 85 vers 80,1, alors que les bons emplois se font rares et les périodes de chômage plus longues.
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Malgré les inquiétudes sur la consommation intérieure américaine, les investisseurs n’ont pas manqué de noter que les exportations, aidées par la faiblesse du dollar, sont devenues plus gaillardes. Il est peu probable que les Américains veuillent un dollar plus fort dans les mois qui viennent. En effet, la faiblesse de leur monnaie, avantageant les exportations, leur permet d’amortir le choc du ralentissement de leur croissance — qui se fera ainsi en douceur. La croissance mondiale restant assez forte pour leur permettre de passer ce cap difficile et pouvoir repartir ensuite.
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Nous sommes en Allemagne pour fêter le 50ème anniversaire d’un ami. C’est le "Warren Buffett de Bonn", déclare la presse locale. La fête a commencé le matin par un toast au champagne… et s’est terminée en fin d’après-midi par une croisière sur le Rhin. Tandis que nous naviguions sur le fleuve, une pensée nous a frappé : a quel point Warren Buffett a-t-il réussi, en fin de compte ? Nous y revenons dans quelques lignes. En revenant d’Argentine, nous avons ouvert les journaux. Nous nous sommes connecté sur internet. Nous avons regardé ce qui s’était passé dans le monde de la finance. Pas grand’chose. Les actions ont rebondi. Le dollar a chuté. L’or a grimpé.
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"Monsieur ! Monsieur ! Prenez garde : la mer monte !" – "La quoi ? (voix ensommeillée)… bof, peu importe : j’achète !" ** Cette anecdote humoristique bien connue, avec sa dernière réplique surréaliste, la légende l’attribue à un membre illustre de la famille Rockefeller assoupi sous un cocotier aux Bahamas durant un jour de grande marée. Elle reflète assez bien l’état d’esprit des gérants de hedge funds (ou d’autres véhicules d’épargne collective) tel qu’il ressort des interviews collectées ces derniers jours.
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Epargne
Optimisme des investisseurs… pessimisme des consommateurs
par Françoise Garteiser 29 octobre 2007Une séance en forme de réconfort pour les principales places mondiales vendredi. Après les soubresauts des jours précédents, les investisseurs ont eu un soudain besoin de câlins, de douceur et de nounours en guimauve… qu’ils sont allés retrouvés dans les résultats trimestriels des entreprises. Je ne vais pas me plaindre de voir enfin les marchés s’intéresser à ce qui devrait dicter leur évolution — c’est-à-dire les entreprises elles-mêmes.
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Que vous le vouliez ou non, l’économie américaine influence toutes les autres. C’est un fait. Après des inquiétudes sur le ralentissement de l’activité, la tourmente des crédits hypothécaires (subprime) a fait des dégâts, et voilà qu’à présent un parfum de récession parvient jusqu’à la Bourse. Rien que l’odeur rend les investisseurs circonspects, et si les indices ont battu des records, on le doit à la consommation des ménages qui ne désarme pas et à une croissance qui s’est assez bien maintenue sur le premier semestre.
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"La question n’est pas de savoir quand nous atteindrons les 100 $, mais à quelle vitesse", déclarait Nauman Barakat à Bloomberg. Barakat, senior vice-président des futures sur l’énergie chez Macquarie Futures USA Inc., ne parlait pas du cours de l’action Macquarie Bank… mais bien du pétrole. "On ne trouve aucun facteur baissier sur le marché actuellement". – Aucun ? Eh bien, ce ne sont pas de bonnes nouvelles. Lorsque tout le monde est du même côté d’une transaction… ça devient vite bondé.
