Nous commençons à voir l’intégralité de la situation financière planétaire comme un problème américain. Il se passe beaucoup de choses… mais le noeud de l’histoire semble concerner les Etats-Unis (et la Grande-Bretagne, dans la mesure où elle partage le modèle économique anglo-saxon)… leur monnaie, leur richesse et leur place dans le monde. L’intrigue est assez simple
-
-
Comme d’habitude, les gens en marge sont les premiers touchés quand le surplus se transforme en manque. Malgré tous les signes quotidiens d’abondance ici, en Australie, n’oublions pas que près de quatre milliards et demi de personnes dans le monde ont peu ou pas de marge d’erreur dans leur vie quotidienne. Si le prix des denrées alimentaires augmente, ces gens vont mourir de faim
-
A présent, une sorte de guerre financière semble avoir été déclarée. Selon nous, il ne s’agit pas simplement d’une guerre entre l’inflation et la déflation… mais d’une guerre de Liquidation Totale… durant laquelle les énormes dettes accumulées durant la phase d’expansion du cycle du crédit — soit entre 1980 et 2007, en gros, et en majorité en Occident, mais surtout aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne — seront passées en pertes et profits et effacées à coups d’inflation
-
Les raisons que je vais avancer paraîtront très américaines à l’investisseur européen. Mais les Etats-Unis ont été jusqu’à présent le moteur de la croissance et de la dynamique boursière mondiale. Le dollar reste encore une monnaie étalon et le doute plane toujours sur le régime des moteurs auxiliaires que sont la Chine, l’Inde et le Brésil et leur faculté à ne pas caler
-
Epargne
Quelques dernières bourrasques pour faire tomber le bois mort
par Philippe Béchade 15 avril 2008Nous devons bien admettre que le rebond du CAC 40 (en direction des 5 200 points, soyons un peu ambitieux) sur lequel nous tablons depuis le 18 mars dernier semble avoir du plomb dans l’aile. Mais à y regarder de plus près, nous estimons que ce sont les vendeurs qui devraient commencer à éprouver de l’inconfort
-
Epargne
General Electric court-circuite l’optimisme béat des marchés
par Philippe Béchade 14 avril 2008General Electric n’est pas seulement le baromètre le plus fiable de la croissance aux Etats-Unis, c’est également le meilleur précurseur de la santé financière des multinationales en 2008
-
Jamais dans toute l’histoire de l’économie américaine tant de gens avaient été autant endettés de tant de façons différentes. Maintenant que le crédit fuit l’économie américaine comme les PDG de la finance fuient leurs responsabilités, l’économie va devoir lutter pour sa survie. Et la baisse des prix de l’immobilier ne va pas lui faciliter la tâche
-
Les liens avec les prix de l’alimentation sont probablement évidents. Le secteur agricole est généralement le principal consommateur d’eau dans quelque pays que ce soit. La raréfaction croissante d’eau douce contribue à la hausse des prix. Selon le Programme alimentaire mondial, la pression sur les marchés mondiaux de l’alimentation est si intense que, pour la première fois de son histoire, le programme a du mal à se ravitailler
-
Nous connaissons aussi les finances de Jorge — puisque nous payons son salaire. Il gagne moins qu’un éboueur américain… moins qu’un serveur de hamburgers… soit 500 $ par mois. Mais nous sommes prêt à parier que sa valeur nette est bien meilleure que celle de la plupart des Américains. Jorge ne peut pas dépenser d’argent — et ne peut pas non plus en emprunter. Il n’y a nulle part où le dépenser. Et aucune banque ne voudrait lui en prêter. Pourtant, il est là — une image vivante de la santé et du bonheur, toujours le sourire aux lèvres, avec toujours un mot gentil pour tout le monde
-
Si vous lisez ces lignes, cher lecteur, c’est un miracle — parce que la paralysie était quasi-totale dans les bureaux des Publications Agora cette semaine : notre système informatique a décrété qu’il n’acceptait que 25 connexions internet simultanées… et oppose à toute tentative supplémentaire un écran bleu Contact your system administrator for assistance
-
Les grosses huiles du FMI ont appelé au secours cette semaine, en demandant plus d’intervention dans les marchés du crédit. Pourquoi ? Se pourrait-il que les généreux prêts que la Fed a accordés aux banques d’affaires n’aient pas amélioré la qualité des centaines de milliards de mauvaises dettes toujours visibles sur les bilans des banques d’affaires et des banques ?
-
Crise financière, crise économique… Vous pensez trouver un réconfort dans l’or, échapper ainsi à la GAF (Grande Apocalypse Financière), agripper une bouée de sauvetage et voici que vous lisez que l’or peut baisser. Attendez, ne vous découragez pas. Oui, l’or peut baisser. Aucune tendance ne suit une trajectoire rectiligne. Le métal jaune est en hausse quasi-continue depuis maintenant six mois. Il doit nécessairement chuter pour reprendre son élan ; ce serait normal, sain et profitable : préparez-vous à accumuler et à charger la mule
-
Epargne
L’Islande… ou les inconvénients d’une activité trop volcanique
par Philippe Béchade 11 avril 2008A-t-on tendu un nouveau piège aux vendeurs à découvert hier ? Il leur était difficile de ne pas s’y laisser prendre ! Ils auraient dû se méfier de la trop belle concordance d’éléments techniques et macroéconomiques accréditant le scénario d’un épisode correctif beaucoup plus intense qu’en début de semaine
-
Epargne
Méfiez-vous des entreprises grosses consommatrices d'énergie
par Isabelle Mouilleseaux 10 avril 2008Comme toujours, c’est Alcoa qui a ouvert hier le bal des publications de résultats des entreprises américaines pour le premier trimestre 2008. Et que nous dit Alcoa ?
-
Les Etats-Unis sont accusés d’être les champions de la consommation personnelle… mais ce n’est que partiellement vrai. Ce sont en fait les résidents du Moyen-Orient qui sont les plus grands consommateurs d’énergie au monde. Si l’on rajoute l’explosion de la richesse et de la démographie à cela, les pays riches en pétrole se trouvent face à une crise de l’énergie sans précédent
-
Non vraiment, cette journée ne se prêtait guère au déclenchement d’une nouvelle fièvre spéculative sur le pétrole, alors que le FMI vient de dévoiler une série de prévisions confirmant l’intensité de la récession amorcée dès l’automne 2007 aux Etats-Unis et qui risque de plomber toutes les économies occidentales "matures" jusqu’en 2009
-
La dégradation conjoncturelle dans le secteur de l’immobilier devient globale ; le second pays le plus exposé à une correction de grande ampleur est l’Angleterre. Selon une enquête d’Halifax, la banque classée numéro un du crédit aux particuliers outre-Manche, les prix des logements résidentiels ont brusquement chuté de 2,5% en mars, contre un recul de 0,5% anticipé. Ce mouvement était prévisible après 170% de hausse en 10 ans
-
Un article de Gene Epstein paru dans Barron’s le week-end dernier annonce que les prix des matières premières pourraient chuter d’au moins 30%, voire de 50%. Epstein souligne ce qu’il pense être l’influence des fonds indiciels sur les prix des matières premières. Il établit la liste d’un certain nombre de facteurs qui, selon une poignée d’analystes, devraient faire baisser les prix des matières premières cette année
